Les Débrouillards célèbrent leur premier quart de siècle!
22 janvier 2007
Tel que le rapportait le Devoir dans son édition du samedi 20 janvier, le mouvement des Débrouillards a 25 ans tout juste. Alors que la présence de la science dans les médias est en déclin, une petite équipe de journalistes et de créateurs motivés ont réussi à tenir à bout de bras une des plus grandes activités de vulgarisation scientifique au Québec et à survivre à travers les tempêtes et les succès.
D'une certaine façon, l'originalité des créateurs et des promoteurs des Débrouillards s'apparente, sans les fonds, à celle des grandes entreprises culturelles québécoises telles que le Cirque du Soleil. Coincé dans un petit coin d'une Amérique du Nord anglophone, le Québec doit soit importer sa culture, soit la développer lui-même. Quand il s'agit de programmes et de revues pour les jeunes, la deuxième solution est souvent la meilleure. C'est heureusement l'approche qui a été retenue par le groupe des Débrouillards, qui n'a pas cessé d'innover depuis sa création.
Ironiquement, dans la même édition du Devoir, l'Institut du Nouveau Monde publie un cahier spécial sur Que devient la culture québécoise?. On y retrouve des articles sur l'avenir de la culture québécoise, le rôle des minorités, la place de la religion et bien plus, mais pas un seul mot sur la culture scientifique! En dépit du travail considérable accompli par les vulgarisateurs scientifiques au Québec, ils ne font toujours pas partie des acteurs culturels.
En effet, depuis plus d'une cinquantaine d'années, la communauté intellectuelle a rejeté la science. Comme on le voit dans le document de l'Institut du Nouveau Monde, une Québécoise ou un Québécois accompli se doit de s'intéresser à la littérature, à la poésie, à la philosophie, aux religions, à l'histoire, à la danse, à la peinture, à la sculpture, à la musique et au cinéma, mais pas à la science. Comme si celle-ci se développait de façon désincarnée et ne représentait pas une facette essentielle de notre personnalité : la curiosité face à notre environnement.
Cette approche se reflète au niveau des gouvernements qui ne considèrent pas non plus que les activités des Débrouillards appartiennent aussi au monde de la culture et ne les soutiennent pas comme tel. (Voyez à ce sujet ce billet d'Yves Gingras par sur le blogue Histoire de science.)
Après 25 ans de créativité débridée au service de la science, je ne peux que remercier M. Félix Maltais, créateur du mouvement des Débrouillards, et nous souhaiter que son équipe continue encore longtemps à nous surprendre et à nous faire comprendre le monde qui nous entoure en dépit des nombreux obstacles qui jonchent son parcours.
Vive les Débrouillards et vive la culture scientifique!
D'une certaine façon, l'originalité des créateurs et des promoteurs des Débrouillards s'apparente, sans les fonds, à celle des grandes entreprises culturelles québécoises telles que le Cirque du Soleil. Coincé dans un petit coin d'une Amérique du Nord anglophone, le Québec doit soit importer sa culture, soit la développer lui-même. Quand il s'agit de programmes et de revues pour les jeunes, la deuxième solution est souvent la meilleure. C'est heureusement l'approche qui a été retenue par le groupe des Débrouillards, qui n'a pas cessé d'innover depuis sa création.
Ironiquement, dans la même édition du Devoir, l'Institut du Nouveau Monde publie un cahier spécial sur Que devient la culture québécoise?. On y retrouve des articles sur l'avenir de la culture québécoise, le rôle des minorités, la place de la religion et bien plus, mais pas un seul mot sur la culture scientifique! En dépit du travail considérable accompli par les vulgarisateurs scientifiques au Québec, ils ne font toujours pas partie des acteurs culturels.
En effet, depuis plus d'une cinquantaine d'années, la communauté intellectuelle a rejeté la science. Comme on le voit dans le document de l'Institut du Nouveau Monde, une Québécoise ou un Québécois accompli se doit de s'intéresser à la littérature, à la poésie, à la philosophie, aux religions, à l'histoire, à la danse, à la peinture, à la sculpture, à la musique et au cinéma, mais pas à la science. Comme si celle-ci se développait de façon désincarnée et ne représentait pas une facette essentielle de notre personnalité : la curiosité face à notre environnement.
Cette approche se reflète au niveau des gouvernements qui ne considèrent pas non plus que les activités des Débrouillards appartiennent aussi au monde de la culture et ne les soutiennent pas comme tel. (Voyez à ce sujet ce billet d'Yves Gingras par sur le blogue Histoire de science.)
Après 25 ans de créativité débridée au service de la science, je ne peux que remercier M. Félix Maltais, créateur du mouvement des Débrouillards, et nous souhaiter que son équipe continue encore longtemps à nous surprendre et à nous faire comprendre le monde qui nous entoure en dépit des nombreux obstacles qui jonchent son parcours.
Vive les Débrouillards et vive la culture scientifique!
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JB - 25 janvier 2007 16:03
Je souhaiterais d'abord vous remercier pour l'engagement dont vous faites preuve en matière de vulgarisation scientifique. Je tenais à dire que, moi-même étant dans une situation(petit village du fin fond de la France, éducation modeste, etc) où je n'ai pas vraiment accès à une culture scientifique digne de ce nom, je trouve admirable cette ferveur dont font part les "gens du métier", s'il se peut dire ainsi, tels que vous. En France aussi, il en est de même, on entend tout juste parler à la fin du journal de 20h, des découvertes en sciences, auquel on rajoute toujours l'adjectif "révolutionaire". Puisque c'est vraiment révolutionnaire, pourquoi ne pas le placer parfois à la une bon sang?! D'où provient la maîtrise l'électrivité qui fait marcher votre télé?! Tout autour de nous, ce sont les sciences qui permettent le développement, s'il y a un espoir de rattraper les mauvais coups infligés à notre bonne vieille planète, c'est vers les sciences que l'on va se tourner! Il faut que les gens réalisent que les sciences sont tout aussi importantes que les autres domaines enseignés. Hubert Reeves, l'icône médiatique de la science d'aujourd'hui, même s'il fait un travail formidable autour de la vulgarisation de son domaine, n'est tout de même pas seul. Je trouve dommage de ne pas laisser s'exprimer d'autres personnes d'autres paysages. J'aimerais ouvrir le débat sur les raisons qui, selon vous, expliquent cette espèce d'omerta de la science dans les médias, cette espèce de loi du "petit silence culturel", du "moins on en dit, mieux c'est". Raisons politiques?
Prenez soin de vous