Exposition à ne pas manquer
25 septembre 2008
"Il n’y a pas que la lumière qui file à la vitesse de l’éclair. Le temps en fait tout autant, nous rappelle l’exposition Visions d’avenir, la recherche en optique photonique à l’Université Laval, présentée à la salle Alcan de la Bibliothèque scientifique jusqu’au 31 octobre. Avec une économie de mots, d’images et d’objets, cette modeste exposition, réalisée par le Centre d’optique, photonique et laser (COPL) avec la collaboration de la Bibliothèque scientifique, fait revivre les moments marquants de cinq décennies de recherche dans ce domaine à l’Université Laval".
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On connaît tous Albert Einstein, le plus grand physicien du XXe siècle et un des plus grands esprits de tous les temps. On connaît bien également, pour avoir souffert à cause de lui dans nos cours de physique de secondaire, l'illustre Isaac Newton. Mais qu'en est-il des autres grands physiciens qui ont construit, grâce à leur intelligence, leur perspicacité et leur travail, le monde que nous connaissons aujourd'hui? Pour la plupart, ils sont ignorés. Si Marcel Proust (1871-1922), Igor Stravinski (1882-1971) et Pablo Picasso (1881-1973) font encore partie de notre culture, qui connaît le nom de Niels Bohr (1885-1962), un physicien qui a pourtant révolutionné la physique d'une manière bien plus profonde que Proust, la littérature et Picasso, la peinture?
Du nouveau du côté des supraconducteurs
5 mai 2008
Il est difficile d'imaginer, pour quelqu'un qui n'a pas vécu le Woodstock de la physique, la fièvre qui a touché les physiciens lors de l'annonce, en 1986, de la découverte d'une nouvelle classe de matériaux supraconducteurs à 36 degrés au-dessus du zéro absolu (lui-même à -273,15 degrés Celsius). Mais je peux quand même essayer.
Avant de commencer, il faut que j'admette que j'ai moi-même presque raté cet événement extraordinaire. Étant alors en première année de mon baccalauréat en physique, je n'ai pu saisir l'ampleur de la découverte, mais j'ai pu goûter à un peu de cette euphorie par l'intermédiaire des professeurs.
Avant de commencer, il faut que j'admette que j'ai moi-même presque raté cet événement extraordinaire. Étant alors en première année de mon baccalauréat en physique, je n'ai pu saisir l'ampleur de la découverte, mais j'ai pu goûter à un peu de cette euphorie par l'intermédiaire des professeurs.
Pourquoi utilise-t-on le pétrole?
24 avril 2008
Rassurez-vous! mes prochains billets ne porteront pas tous sur le pétrole. Toutefois, à la suite de la publication de mon livre, la semaine dernière, j'ai eu l'occasion de discuter du sujet avec beaucoup de gens. Dans ces discussions, surtout sur les moyens alternatifs, je me suis aperçu qu'on ne savait pas toujours pourquoi on utilise le pétrole ni ce que représente son élimination.
Or, bien que ce liquide visqueux soit de plus en plus décrié, il y a de bonnes raisons pour lesquelles on l'utilise à si grande échelle. C'est que le pétrole est un produit merveilleux qui mérite qu'on le respecte un peu, malgré les dégâts environnementaux qu'il peut causer.
Or, bien que ce liquide visqueux soit de plus en plus décrié, il y a de bonnes raisons pour lesquelles on l'utilise à si grande échelle. C'est que le pétrole est un produit merveilleux qui mérite qu'on le respecte un peu, malgré les dégâts environnementaux qu'il peut causer.
Au bout du pétrole
14 avril 2008
Cela fait déjà quelque temps que je n'ai pas écrit de billet sur ce blogue. Je voulais laisser un peu de place à Carmen Therrien mais, surtout, j'ai été un peu débordé ces dernières semaines. C'est que j'ai finalement publié mon premier livre! Il est paru aux Éditions Multimondes et devrait être en librairie aujourd'hui même.


Pourquoi le savon… lave-t-il?
12 avril 2008
Vieux comme le monde, le savon est utilisé par tout le monde. Mais qu’est-ce qui se passe exactement quand on l’utilise pour se laver?
Piquante, la neige!
12 avril 2008
Faites-vous du ski de randonnée? Dans ce sport, chacun dispose d’une recette miracle pour tirer le meilleur parti de ses skis. Entre fart, technique et type de ski, comment s’y retrouver? Faut-il farter ou non? Et si oui, de quelle façon? Petit survol de la physique à l’œuvre dans le sillage du skieur.
Du coton imperméable?
10 avril 2008
Comment se servir d’une débarbouillette en coton comme d’un imperméable.
Pourquoi le ciel est-il bleu?
8 avril 2008
Mais parce qu’il est bleu! Pour ceux qui, comme moi, ne se satisfont pas de cette réponse, voici pourquoi nous voyons un ciel bleu et non, par exemple, un ciel brun.
Un miroir qui ne s’embue pas
7 avril 2008
Faites-vous partie de ceux dont le miroir de la salle de bain ne désambue pas assez vite? Oui? Alors j’ai une solution pour vous!
Vous vous rendez compte, à mi-chemin d’un long parcours de course, que vous avez oublié votre bouteille d’eau et vous trouvez une cannette de boisson gazeuse dans votre sac à dos. La soif vous assaille et vous devez boire TOUT DE SUITE! Comment ouvrirez-vous votre cannette pour que le contenu n’en surgisse pas comme la lave d’un volcan?
Un pas de géant pour la téléportation
1 avril 2008
C'est rare que je fais cela, mais je ne peux m'empêcher de rapporter cette nouvelle révolutionnaire.
Car la téléportation est une technique qui pourrait remplacer la voiture à long terme.
Allez tout de suite voir ici, sur le site de CyberPresse:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080401/CPSCIENCES/804010686/6672/CPSCIENCES
Car la téléportation est une technique qui pourrait remplacer la voiture à long terme.
Allez tout de suite voir ici, sur le site de CyberPresse:
http://www.cyberpresse.ca/article/20080401/CPSCIENCES/804010686/6672/CPSCIENCES
Le moteur à eau : quelques corrections
18 mars 2008
Je l'admets dans mon billet précédent, j'ai réagi un peu brutalement et rapidement à l'article de Louis-Gilles Francoeur. C'est que j'ai toujours beaucoup de difficulté avec les théories du complot et les héros solitaires; la science, en général, se construit en communauté.
Or, une bonne histoire journalistique a souvent la forme de David contre Goliath; ici, on découvre quelques patenteux isolés avec une découverte révolutionnaire qui est boudée par la grande industrie. Cette histoire, de plus, était imbriquée dans une atmosphère de mystère et couplée à un certain nombre de données physiquement impossibles. C'est ce qui m'a fait tiquer.
Malgré tout, suite à des échanges avec l'auteur et à la lecture du texte de Pierre Langlois (voir mon blogue précédent), je suis retourné faire quelques lectures et vérifications.
Or, une bonne histoire journalistique a souvent la forme de David contre Goliath; ici, on découvre quelques patenteux isolés avec une découverte révolutionnaire qui est boudée par la grande industrie. Cette histoire, de plus, était imbriquée dans une atmosphère de mystère et couplée à un certain nombre de données physiquement impossibles. C'est ce qui m'a fait tiquer.
Malgré tout, suite à des échanges avec l'auteur et à la lecture du texte de Pierre Langlois (voir mon blogue précédent), je suis retourné faire quelques lectures et vérifications.
Le retour du moteur à eau
16 mars 2008
Décidément, les fumisteries scientifiques semblent se multiplier ces jours-ci. La plupart n'ont aucune crédibilité et ne méritent pas qu'on attire l'attention sur celles-ci en les dénonçant. Cette semaine pourtant, et bien malgré moi, je suis obligé de revenir sur un mythe qui a la vie dure : le moteur à eau!
D'accord, cette idée n'est pas nouvelle et le mythe du moteur à eau tué par l'industrie pétrolière refait surface à intervalles réguliers depuis au moins une cinquantaine d'années. Avec la flambée des prix du pétrole, il fallait s'attendre à ce que les rumeurs reprennent. Mais je ne m'attendais pas à ce que celles-ci soient colportées par le grand journaliste Louis-Gilles Francoeur et qu'elles fassent la une du Devoir de mercredi dernier (12 mars 2008). L'article de Francoeur, que j'apprécie généralement beaucoup, est un bijou de mauvaise science, de logique douteuse et de chiffres manifestement incorrects. Allez y jeter un coup d'oeil, cela vous permettra de mieux comprendre la suite de mon billet.
D'accord, cette idée n'est pas nouvelle et le mythe du moteur à eau tué par l'industrie pétrolière refait surface à intervalles réguliers depuis au moins une cinquantaine d'années. Avec la flambée des prix du pétrole, il fallait s'attendre à ce que les rumeurs reprennent. Mais je ne m'attendais pas à ce que celles-ci soient colportées par le grand journaliste Louis-Gilles Francoeur et qu'elles fassent la une du Devoir de mercredi dernier (12 mars 2008). L'article de Francoeur, que j'apprécie généralement beaucoup, est un bijou de mauvaise science, de logique douteuse et de chiffres manifestement incorrects. Allez y jeter un coup d'oeil, cela vous permettra de mieux comprendre la suite de mon billet.
Vieillir
10 mars 2008
Notre société vieillit. Alors que la technologie est accusée de tous les maux (parfois avec raison), la science et le développement continu de la médecine font en sorte que l'espérance de vie dans les pays développés augmente d'environ 3 mois chaque année. Cela veut dire qu'un bébé né en 2008 a l'espoir de vivre 2 ans de plus que son frère ou sa soeur né en 2000. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle? L'impact du vieillissement, conjugué à un taux de natalité inférieur à deux, implique qu'il n'y aura bientôt plus assez de personnes pour venir en aide aux vieux. De même, les coûts associés au système de soins de santé explosent, ce qui risque de déséquilibrer notre économie. Est-ce que la science se retourne contre nous?
Le fantôme de Ludwig Boltzmann
27 février 2008
J'ai passé les 10 derniers jours à Vienne, en Autriche, afin de participer à une petite conférence sur certaines méthodes de simulation par ordinateur (méthodes de calcul d'énergie libre, pour ceux qui désirent un peu de précision). Vienne est une très belle ville dominée par l'architecture baroque
et la musique classique. Tout Viennois qui se respecte saura faire un peu de musique et chanter les lieder de Schubert et de Brahms.
Préoccupée par la musique et la politique, Vienne n'a pas participé à la naissance des sciences. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XIXe siècle que l'Université de Vienne commença à prendre sa place dans la communauté scientifique. L'importance de la capitale de l'Empire austro-hongrois dans le monde intellectuel grandit rapidement et au début du XXe siècle plus personne ne pouvait négliger cette ville où travaillaient, entre autres, Freud, Malher, Klimt et Schiele.
Mais le plus grand nom viennois, pour un physicien à tout le moins, est celui de Ludwig Boltzmann, pionnier de la physique statistique, peut-être la plus belle sous-discipline de ma science préférée.
et la musique classique. Tout Viennois qui se respecte saura faire un peu de musique et chanter les lieder de Schubert et de Brahms.
Préoccupée par la musique et la politique, Vienne n'a pas participé à la naissance des sciences. Ce n'est que dans la deuxième moitié du XIXe siècle que l'Université de Vienne commença à prendre sa place dans la communauté scientifique. L'importance de la capitale de l'Empire austro-hongrois dans le monde intellectuel grandit rapidement et au début du XXe siècle plus personne ne pouvait négliger cette ville où travaillaient, entre autres, Freud, Malher, Klimt et Schiele.
Mais le plus grand nom viennois, pour un physicien à tout le moins, est celui de Ludwig Boltzmann, pionnier de la physique statistique, peut-être la plus belle sous-discipline de ma science préférée.
Les téléphones cellulaires causent-ils le cancer?
19 février 2008
Dès l'arrivée des téléphones cellulaires sur le marché, on a commencé à se demander s'ils étaient aussi inoffensifs qu'on le prétendait. Après tout, un téléphone cellulaire est d'abord une antenne qui reçoit et qui émet des ondes électromagnétiques. Ces ondes pourraient-elles favoriser l'émergence de cancer ou causer d'autres dérèglements génétiques?
La question mérite certainement d'être examinée. Trop souvent, on met en marché des appareils ou des produits dont la toxicité n'a pas été bien évaluée, ce qui peut causer un tort considérable à leurs utilisateurs. Et puis, on sait que certaines ondes électromagnétiques, comme les micro-ondes et les rayons ultraviolets, peuvent être nocives pour les êtres vivants. Qu'en est-il, donc, des téléphones cellulaires?
La question mérite certainement d'être examinée. Trop souvent, on met en marché des appareils ou des produits dont la toxicité n'a pas été bien évaluée, ce qui peut causer un tort considérable à leurs utilisateurs. Et puis, on sait que certaines ondes électromagnétiques, comme les micro-ondes et les rayons ultraviolets, peuvent être nocives pour les êtres vivants. Qu'en est-il, donc, des téléphones cellulaires?
Brève histoire des télécommunications
5 février 2008
J'avais l'intention de vous parler d'une nouvelle technique qui permet de stocker l'information contenue dans de la lumière sans avoir à la retranscrire en oscillations électroniques. Mais en songeant à la façon de présenter la nouvelle, je me suis rendu compte que ce travail s'inscrit dans une longue série de découvertes qui remontent à la Révolution française!
On a souvent l'impression que la modernité est née avec nous. Dans les années 1960, pour moi, peut-être beaucoup plus récemment pour vous, lectrices et lecteurs. Or, le monde a longtemps tourné sans nous et il continuera après notre départ.
On a souvent l'impression que la modernité est née avec nous. Dans les années 1960, pour moi, peut-être beaucoup plus récemment pour vous, lectrices et lecteurs. Or, le monde a longtemps tourné sans nous et il continuera après notre départ.
La physique et les arts
28 janvier 2008
Je rentre tout juste d'une fin de semaine à Washington D.C. et dans l'avion qui me ramène à Montréal, je n'ai pu m'empêcher de songer à la petite fête de dimanche, qui s'est terminée ce matin, aux aurores. Parmi la trentaine de personnes présentes se trouvaient plusieurs physiciens.
On pourrait croire que c'est là une recette certaine pour gâcher le plaisir. Après tout, il n'y a rien de mieux pour terminer une conversation avec quelqu'un qu'on rencontre pour la première fois que de répondre, à la question
— Que faites-vous dans la vie?
— Oh, moi? Je suis physicien.
Immanquablement, sans égard au niveau d'éducation de mon vis-à-vis, le dialogue se termine ainsi :
On pourrait croire que c'est là une recette certaine pour gâcher le plaisir. Après tout, il n'y a rien de mieux pour terminer une conversation avec quelqu'un qu'on rencontre pour la première fois que de répondre, à la question
— Que faites-vous dans la vie?
— Oh, moi? Je suis physicien.
Immanquablement, sans égard au niveau d'éducation de mon vis-à-vis, le dialogue se termine ainsi :
Un grand cru pour Québec Science!
23 janvier 2008
Je ne peux résister à la tentation de vous rapporter illico cette nouvelle. Parmi les 10 découvertes de l'année identifiées par Québec Science on en retrouve trois qui se rapportent à la physique: supraconductivité, ordinateur quantique et téléscope à miroir liquide! Une belle fournée pour ma discipline. (D'accord, le télescope, c'est aussi de l'astronomie... mais quand vient le temps de faire de l'auto-promotion, il faut faire flèche de tout bois.) Si vous voulez en savoir un peu plus sur ces découvertes visitez cette page qui vous permet de lire la plupart des articles.
La plupart, mais pas tous. Il vous faudra en effet acheter la revue si vous désirez savourer ce texte éclairant, écrit par votre pas si humble serviteur, qui explique l'intérêt pour toutes ces choses quantiques. Alors, visitez vite le kiosque à journaux le plus près afin de mettre la main sur ce numéro qui risque de disparaître rapidement.
La plupart, mais pas tous. Il vous faudra en effet acheter la revue si vous désirez savourer ce texte éclairant, écrit par votre pas si humble serviteur, qui explique l'intérêt pour toutes ces choses quantiques. Alors, visitez vite le kiosque à journaux le plus près afin de mettre la main sur ce numéro qui risque de disparaître rapidement.
La semaine de la supraconductivité
15 janvier 2008
La supraconductivité est un sujet très populaire en physique et qui reçoit énormément d'attention de la part des grandes revues scientifiques, telles que Nature et Science, de même que des médias grand public. C'est un peu frustrant pour un physicien comme moi, qui ne travaille pas sur le sujet, mais on s'y fait.
La supraconductivité fut découverte en 1911, par le physicien Heike Kamerlingh Onnes, qui fut également le premier à liquéfier l'hélium (on se rappelle que l'hélium bout à environ 4 Kelvins, soit -269 degrés Celsius...). Après avoir réussi à refroidir l'hélium à une telle température, Kamerlingh Onnes se mit à mettre un peu n'importe quoi dans son cryostat (un réfrigérateur de haute puissance) et voir ce qui se passait. Refroidissant un échantillon de mercure, il découvrit avec stupeur que la résistivité de ce métal tombait brutalement à zéro autour de 4 K : dans cet état, un courant électrique pouvait passer à travers l'échantillon sans aucune résistance, c'est-à-dire sans le chauffer du tout. Or, tous les matériaux chauffent lorsqu'on passe un courant électrique à travers eux, c'est le principe même du grille-pain et de l'élément de poêle. Tous? Non, par les matériaux supraconducteurs, qui font classe à part.
La supraconductivité fut découverte en 1911, par le physicien Heike Kamerlingh Onnes, qui fut également le premier à liquéfier l'hélium (on se rappelle que l'hélium bout à environ 4 Kelvins, soit -269 degrés Celsius...). Après avoir réussi à refroidir l'hélium à une telle température, Kamerlingh Onnes se mit à mettre un peu n'importe quoi dans son cryostat (un réfrigérateur de haute puissance) et voir ce qui se passait. Refroidissant un échantillon de mercure, il découvrit avec stupeur que la résistivité de ce métal tombait brutalement à zéro autour de 4 K : dans cet état, un courant électrique pouvait passer à travers l'échantillon sans aucune résistance, c'est-à-dire sans le chauffer du tout. Or, tous les matériaux chauffent lorsqu'on passe un courant électrique à travers eux, c'est le principe même du grille-pain et de l'élément de poêle. Tous? Non, par les matériaux supraconducteurs, qui font classe à part.
Dans mon billet précédent, je vous souhaite une année remplie de bonne science. Malheureusement, je dois déjà vous décevoir. C'est que la mauvaise science frappe souvent, de nos jours.
Vous avez peut-être vu, comme moi, la nouvelle rapportée par Radio-Canada, mardi le 8 janvier : selon une étude publiée par Statistique Canada, la croissance de l'emploi dans les villes est liée à la prévalence de scientifiques, d'ingénieurs et de travailleurs spécialisés.
Comme vous pouvez imaginer, je n'ai pas pu résister à une telle nouvelle et je me suis dépêché d'aller lire l'article original. Surprise, surprise.... l'article contient un certain nombre de résultats qui soulèvent des doutes majeurs quant à la qualité de l'affirmation. Peut-être, que les scientifiques et les ingénieurs ne sont pas si utiles que ça, après tout. Peut-être aussi que les journalistes devraient lire la littérature originale au lieu de se contenter de reproduire les communiqués de presse, mais c'est une autre histoire.
Vous avez peut-être vu, comme moi, la nouvelle rapportée par Radio-Canada, mardi le 8 janvier : selon une étude publiée par Statistique Canada, la croissance de l'emploi dans les villes est liée à la prévalence de scientifiques, d'ingénieurs et de travailleurs spécialisés.
Comme vous pouvez imaginer, je n'ai pas pu résister à une telle nouvelle et je me suis dépêché d'aller lire l'article original. Surprise, surprise.... l'article contient un certain nombre de résultats qui soulèvent des doutes majeurs quant à la qualité de l'affirmation. Peut-être, que les scientifiques et les ingénieurs ne sont pas si utiles que ça, après tout. Peut-être aussi que les journalistes devraient lire la littérature originale au lieu de se contenter de reproduire les communiqués de presse, mais c'est une autre histoire.
Une année remplie de bonne science!
9 janvier 2008
Le mois de janvier est déjà bien avancé, mais ce n'est pas trop tard pour vous offrir mes meilleurs voeux pour l'année 2008! Je vous souhaite une année remplie de bonheur, de santé, de succès et de bonne science qui nous permettra de mieux traiter notre petite planète qui souffre pas mal.
Je vous souhaite également de nombreuses lectures intéressantes sur le site de Science! On blogue.
Bonne année 2008 !
Normand
Je vous souhaite également de nombreuses lectures intéressantes sur le site de Science! On blogue.
Bonne année 2008 !
Normand
Penser la science
16 décembre 2007
L'excellente émission Ideas de radio de la CBC présente une série de cinq émissions intitulées, « Comment peut-on penser la science » chacune présentant une entrevue d'une heure avec quelqu'un qui réfléchit à un aspect de cette question. Au cours des prochaines semaines, je compte faire un retour sur ces entretiens dont j'adorerais avoir l'équivalent en français (à la même heure, 22h00, la radio de Radio-Canada nous inflige plutôt la superficielle et bête Christiane Charette; il ne faudrait quand même pas donner aux Québécois un accès aux grands penseurs de notre temps...).
La première émission de la série est dédiée à l'historien des sciences Simon Schaffer. Cet historien fait partie de ceux qui, au début des années 1980, ont décidé de revoir la façon d'étudier la science. Pendant longtemps, l'histoire de la science s'est contentée de rapporter le développement des idées et des connaissances comme marche du progrès qui mettait de côté les pressions sociales ou culturelles favorisant une théorie plutôt qu'une autre. L'histoire des sciences était alors souvent représentée par le savant isolé dans son laboratoire, coupé des passions et des pressions de son époque. Mais même le savant le plus isolé est en contact avec son époque, ne serait-ce que par sa formation, son éducation et la technologie à laquelle il a accès.
La première émission de la série est dédiée à l'historien des sciences Simon Schaffer. Cet historien fait partie de ceux qui, au début des années 1980, ont décidé de revoir la façon d'étudier la science. Pendant longtemps, l'histoire de la science s'est contentée de rapporter le développement des idées et des connaissances comme marche du progrès qui mettait de côté les pressions sociales ou culturelles favorisant une théorie plutôt qu'une autre. L'histoire des sciences était alors souvent représentée par le savant isolé dans son laboratoire, coupé des passions et des pressions de son époque. Mais même le savant le plus isolé est en contact avec son époque, ne serait-ce que par sa formation, son éducation et la technologie à laquelle il a accès.
Un petit peu de nombrilisme
11 décembre 2007
Je ne peux résister à faire un peu d'autopropagande dans ce billet. J'ai eu l'occasion d'être interviewé par Mme Chantal Srivastava, de l'émission scientifique Les années-lumières au sujet de la boule magique, sujet d'un billet dans ce blogue, il y a quelques semaines. Je vous invite donc à faire un saut sur le site de l'émission afin d'écouter l'entrevue (vous trouvez un lien dans le milieu de la page).
Je viens aussi de terminer la lecture du livre Science, on blogue! Le nouveau monde d’Internet, sur les blogues scientifiques écrit par Pascal Lapointe et Josée Nadia Drouin (celui qui est annoncé juste à côté de ce billet, dans la colonne de droite), deux journalistes de l'Agence Science-Presse qui a créé et qui héberge le site de Science ! On blogue.
Je viens aussi de terminer la lecture du livre Science, on blogue! Le nouveau monde d’Internet, sur les blogues scientifiques écrit par Pascal Lapointe et Josée Nadia Drouin (celui qui est annoncé juste à côté de ce billet, dans la colonne de droite), deux journalistes de l'Agence Science-Presse qui a créé et qui héberge le site de Science ! On blogue.
Un univers si beau et pourtant si lointain
4 décembre 2007
Je viens tout juste de terminer la lecture de quelques communiqués en préparation au Département de physique, dont un qui concerne des étoiles à atmosphère de carbone et un autre, un comportement inusité dans des matériaux à fermions lourds... Tout ça, après mon billet de la semaine dernière sur des bandes dans les matériaux.
C'est déprimant...
C'est déprimant...
Un matériau composé de deux bandes
27 novembre 2007
Mes deux derniers billets ont été très lus et commentés. Voilà qui me met de la pression pour continuer à faire des billets d'intérêt général. Mais je ne peux m'empêcher, de temps en temps, de retourner à la physique un peu plus « pure ».
Le sujet de cette semaine a été suscité par un commentaire que j'ai glissé dans mon billet sur la boule magique, les billes de céramiques sont composées de deux bandes : une bande de valence et une bande de conduction. Derrière cette phrase opaque se cache une physique fascinante que je ne peux m'empêcher de vous raconter.
Le sujet de cette semaine a été suscité par un commentaire que j'ai glissé dans mon billet sur la boule magique, les billes de céramiques sont composées de deux bandes : une bande de valence et une bande de conduction. Derrière cette phrase opaque se cache une physique fascinante que je ne peux m'empêcher de vous raconter.
Vous avez peut-être vu ce titre dans les journaux. L'annonce se trouve toujours sur le site de mon institution universitaire préférée (et employeur...). Cette nouvelle découle d'un classement mondial des universités effectué par le magazine britannique «The Times Higher Education Supplement », qui offre l'équivalent planétaire du classement des écoles publié par l'Actualité.
Je fus bien content d'apprendre que mon institution se classe parmi les 100 meilleures universités au monde, surtout qu'elle a gagné près de 100 places en un an, passant du 181e au 93e rang en 12 mois (probablement à cause de ce blogue...).
Mais que signifie vraiment un tel classement? Qu'est-ce que ça veut dire, classer?
Je fus bien content d'apprendre que mon institution se classe parmi les 100 meilleures universités au monde, surtout qu'elle a gagné près de 100 places en un an, passant du 181e au 93e rang en 12 mois (probablement à cause de ce blogue...).
Mais que signifie vraiment un tel classement? Qu'est-ce que ça veut dire, classer?
La boule qui lave plus blanc
31 octobre 2007
Il y a quelques semaines, une journaliste de l'émission J.E. à TVA contactait le Département de physique à la recherche d'une opinion éclairée sur un sujet brûlant d'actualité : la boule magique!
Vous avez peut-être entendu parler de cet objet révolutionnaire qui, selon le fabricant, remplace avantageusement le détergent à lessive? Difficile d'ignorer le produit, la boule magique est annoncée à la télévision et en vente chez tous les bons détaillants.
Vous vous êtes même peut-être demandé si cet objet fonctionnait vraiment. Après tout, la science ne cesse de nous étonner. Ainsi, qui aurait pu prédire, il y a quelques années, les souliers lumineux, la machine expresso automatique et la possibilité de vérifier l'état de sa toiture par l'intermédiaire de Google Earth? Les mêmes cerveaux brillants auraient trouvé le moyen de laver sans savon?
Vous avez peut-être entendu parler de cet objet révolutionnaire qui, selon le fabricant, remplace avantageusement le détergent à lessive? Difficile d'ignorer le produit, la boule magique est annoncée à la télévision et en vente chez tous les bons détaillants.
Vous vous êtes même peut-être demandé si cet objet fonctionnait vraiment. Après tout, la science ne cesse de nous étonner. Ainsi, qui aurait pu prédire, il y a quelques années, les souliers lumineux, la machine expresso automatique et la possibilité de vérifier l'état de sa toiture par l'intermédiaire de Google Earth? Les mêmes cerveaux brillants auraient trouvé le moyen de laver sans savon?
Le Kouros du Getty
24 octobre 2007
La science n'est pas toujours bien reçue par la communauté artistique, qui lui reproche son rationalisme et son absence de fantaisie. Ces « défauts » sont bien utiles, toutefois, lorsque vient le temps d'identifier les faux et les contrefaçons qui se multiplient à une vitesse folle afin de satisfaire les besoins du nombre grandissant de riches individus et organisations qui rêvent de posséder une toile de grand maître.
Discutez avec notre experte : Brigitte Vachon !
12 octobre 2007
Comment les scientifiques peuvent-ils créer de l'antimatière à partir d'un plasma composé de particules chargées et faire le pont entre ce qui se passe dans la vraie vie — dans leurs laboratoires — et ce qu'écrit un romancier tel que Dan Brown ?
Voilà la question que soulevait Brigitte Vachon, professeure et chercheuse en physique des particules de l'Université McGill, dans le cadre de sa conférence Dan Brown's "Angels and demons" présentée ce soir lors de l'activité Freaky Fridays au Musée Redpath de l'Université McGill.
Ce sujet vous intrigue ? Posez vos questions en cliquant sur le bouton « Ajouter un commentaire » ci-haut. Madame Vachon répondra à vos questions et réagira à vos commentaires sur ce blogue jusqu’au lundi 15 octobre ! Bienvenue !
Voilà la question que soulevait Brigitte Vachon, professeure et chercheuse en physique des particules de l'Université McGill, dans le cadre de sa conférence Dan Brown's "Angels and demons" présentée ce soir lors de l'activité Freaky Fridays au Musée Redpath de l'Université McGill.
Ce sujet vous intrigue ? Posez vos questions en cliquant sur le bouton « Ajouter un commentaire » ci-haut. Madame Vachon répondra à vos questions et réagira à vos commentaires sur ce blogue jusqu’au lundi 15 octobre ! Bienvenue !
Prix Nobel de physique : un conte de fées récompensé
9 octobre 2007
J'avoue que je ressens un petit pincement particulier pour le prix Nobel de physique 2007. Tel qu'annoncé ce matin par l'Académie des sciences de Suède, ce prix revient au Français Albert Fert et à l Allemand Peter Grünberg pour leur découverte de la magnétorésistance géante. Or, je me rappelle bien l'annonce de cette découverte, car je commençais tout juste ma carrière en physique.
Le carbone fait encore des siennes
27 septembre 2007
Si on demandait à un ou une scientifique de fabriquer un élément tout usage, riche en réactions chimiques et en propriétés physiques hors-norme, il y a fort à parier qu'il ou elle n'aurait pas l'audace d'élaborer le carbone. Vieux comme le monde (et même un plus...), le carbone ne cesse pourtant de nous surprendre. Et ce n'est pas qu'une façon de parler.
C'est la rentrée
20 septembre 2007
J'hésite généralement à le faire, mais en ce début d'année universitaire (Antidote me dit qu’« année académique » est un anglicisme), il est difficile de résister à l'envie de discuter un peu de la vie de professeur.
Comme pour presque tout le monde, la rentrée scolaire signifie le retour aux activités organisées. À l'université, l'année universitaire se sépare en 3 sessions : automne, hiver et été (ce qui est tout à fait approprié, car le printemps est presque inexistant dans notre beau pays). La plupart des cours se donnent à l'automne et à l'hiver, ce qui veut dire que du début mai à la fin août, les professeurs sont presque entièrement libres. Ça ne veut pas dire qu'on s'installe sur une chaise longue à se prélasser durant 4 mois, loin de là!
Comme pour presque tout le monde, la rentrée scolaire signifie le retour aux activités organisées. À l'université, l'année universitaire se sépare en 3 sessions : automne, hiver et été (ce qui est tout à fait approprié, car le printemps est presque inexistant dans notre beau pays). La plupart des cours se donnent à l'automne et à l'hiver, ce qui veut dire que du début mai à la fin août, les professeurs sont presque entièrement libres. Ça ne veut pas dire qu'on s'installe sur une chaise longue à se prélasser durant 4 mois, loin de là!
Quand l'hydrogène se fait secret
6 septembre 2007
L'hydrogène est l'atome le plus simple du tableau périodique. Il compte un proton, qui forme le noyau, et un électron; impossible de faire mieux! Sur la Terre, cet élément ne se rencontre presque jamais seul. On le retrouve plutôt associé à l'oxygène, sous forme d'eau, ou au carbone, formant des molécules biologiques et des hydrocarbures tels que le pétrole, le gaz naturel et le charbon. À l'état pur, l'hydrogène n'aime pas être tout seul et il s'associe alors avec un autre atome d'hydrogène pour former une molécule, H2 .
Me voici de retour après deux semaines de vacances. Le texte ci-dessous a paru, partiellement, dans le Devoir du 24 août. Je me permets donc ici d'en donner la version complète car les universités québécoises traversent une période très difficile ces jours-ci.
En un clin d'oeil
5 août 2007
Comprendre le fonctionnement du cerveau demeure un des défis les plus importants de la science aujourd'hui. Bien qu'il reste encore beaucoup de mystères à percer, on fait tout de même du progrès. Je termine à l'instant un livre de Malcolm Gladwell, ancien journaliste scientifique au Washington Post, qui s'intitule Blink, the power of thinking without thinking ou, en français, En un clin d'oeil, la puissance de la pensée sans penser (le titre n'est pas encore paru en français, mais ça ne saurait tarder, je pense).
Nouveau: à vous de noter!
3 août 2007
Toujours à la recherche de nouvelles façons de connaître votre opinion, l'Équipe de Science ! On blogue a ajouté un quote à chaque billet. Ne vous gênez pas car cela me permettra, ainsi qu'aux autres blogueurs, de connaître les billets qui vous intéressent le plus.
Amies lectrices, amis lecteurs, à vous boutons!
Amies lectrices, amis lecteurs, à vous boutons!
Dure semaine pour les fruits et légumes
26 juillet 2007
Non, je ne parle pas des inondations en Angleterre ni de la canicule qui frappe le Sud-est européen. Cette vague d'extrêmes cause des dommages considérables aux récoltes, mais ce billet s'intéresse plutôt à l'image que projettent les fruits et légumes dans notre imaginaire.
C'est que ceux-ci ont vu leur étoile monter allègrement depuis une dizaine d'années. Bien sûr, le guide alimentaire canadien recommande puis longtemps de manger des fruits et légumes. Et puis, je savais déjà, quand j'étais petit, qu'il était préférable pour la santé que je choisisse une pomme plutôt qu'une barre de chocolat comme dessert.
C'est que ceux-ci ont vu leur étoile monter allègrement depuis une dizaine d'années. Bien sûr, le guide alimentaire canadien recommande puis longtemps de manger des fruits et légumes. Et puis, je savais déjà, quand j'étais petit, qu'il était préférable pour la santé que je choisisse une pomme plutôt qu'une barre de chocolat comme dessert.
Le mystère des DVD
11 juillet 2007
Après Saskatoon et deux semaines à Montréal, me voici pour quelques jours à Cambridge, en Angleterre, où je participe à un mini-congrès d'une cinquantaine de participants, qu'on appelle aussi atelier, sur l'ordre à l'échelle nanométrique dans les verres et les matériaux amorphes. Oui, je sais, un tel titre a de quoi faire peur à la plupart des humains. Le thème est pointu, mais ça ne veut pas dire qu'il est inintéressant ou impossible à comprendre pour le non-spécialiste.
Continuez à lire, vous verrez bien....
Continuez à lire, vous verrez bien....
Afin de terminer ma série sur le congrès de l'Association canadienne des physiciens et des physiciennes, il faut absolument que je vous glisse un mot de la présentation que j'y ai faite. Je ne le fais pas pour me vanter, mais plutôt parce que cette présentation parlait de vous, lectrices et lecteurs assidus de ce site scientifique.
En effet, ma présentation, donnée dans le cadre d'un symposium sur la vulgarisation scientifique, portait sur mes deux années (ou presque) d'expérience de blogueur.
En effet, ma présentation, donnée dans le cadre d'un symposium sur la vulgarisation scientifique, portait sur mes deux années (ou presque) d'expérience de blogueur.
Dernière journée du congrès. Je prends l'avion dans 90 minutes. Juste le temps d'écrire mon dernier billet en direct de Saskatoon.
Les miracles de la microfluidique
Voilà un sujet difficile pour mon billet, car la présentation fut très visuelle. Le sujet est fascinant toutefois, et vous pouvez toujours aller voir sur cette page pour voir des images.
Les miracles de la microfluidique
Voilà un sujet difficile pour mon billet, car la présentation fut très visuelle. Le sujet est fascinant toutefois, et vous pouvez toujours aller voir sur cette page pour voir des images.
Bande de crétins!
Je sais, ce n'est pas bien d'utiliser les gros mots. Mais je ne peux me retenir après ce que j'ai entendu ce matin. Comme je l'ai dit dans mon billet précédent, j'ai passé la journée à la session sur la vulgarisation scientifique et les interactions entre les scientifiques et le public.
Je sais, ce n'est pas bien d'utiliser les gros mots. Mais je ne peux me retenir après ce que j'ai entendu ce matin. Comme je l'ai dit dans mon billet précédent, j'ai passé la journée à la session sur la vulgarisation scientifique et les interactions entre les scientifiques et le public.
Il est peut-être bon de vous dire quelques mots au sujet du congrès de l'ACP, l'Association canadienne des physiciens et des physiciennes. Ce congrès se déplace d'année en année à travers le Canada. Cette année, c'est Saskatoon; l'an prochain, Québec. Le congrès rassemble typiquement entre 500 et 700 physiciens et physiciennes — professeurs, étudiants et chercheurs dans des laboratoires gouvernementaux (ce qui représente peut-être 20 à 25 % de la communauté). On retrouve également quelques chercheurs dans de grandes industries privées, mais ils ne sont pas très nombreux à ce congrès qui cible la recherche beaucoup plus que le développement. Chaque année, l'ACP ouvre également ses portes aux enseignants du secondaire pour qui plusieurs activités sont planifiées.
Cette question fut posée, plus tôt aujourd'hui, par le physicien et prix Nobel de physique Tony Leggett. Ce chercheur britannique est professeur en Illinois et, depuis peu, détenteur d'une chaire prestigieuse à l'Université de Waterloo. (Cette chaire est financée par le fondateur de la compagnie Research in Motion, j'y reviendrai une autre fois.)
Première conférence de la journée: Barth Netterfeld de l'Université de Toronto
Netterfeld est récipiendaire de la médaille Herzberg, le prix le plus prestigieux décerné par l'Association canadienne des physiciennes et des physiciens. Ses travaux portent sur l'étude du bruit de fond cosmique à l'échelle des micro-ondes (Cosmic microwave background) complétant — et souvent précédant — les résultats obtenus par les satellites COBE et WMAP.
Netterfeld est récipiendaire de la médaille Herzberg, le prix le plus prestigieux décerné par l'Association canadienne des physiciennes et des physiciens. Ses travaux portent sur l'étude du bruit de fond cosmique à l'échelle des micro-ondes (Cosmic microwave background) complétant — et souvent précédant — les résultats obtenus par les satellites COBE et WMAP.
En direct de Saskatoon
17 juin 2007
Cette semaine, la physique canadienne a rendez-vous à Saskatoon, pour son congrès annuel. La physique canadienne, c'est l'Association canadienne des physiciennes et des physiciens (ACP), qui réunit les physiciens et physiciennes du milieu académique et de l'industrie. Histoire de briser mon habitude, je vais donc essayer de rédiger un petit rapport quotidien sur les activités qui se dérouleront durant cette rencontre annuelle.
Quant à moi, je présenterai mardi matin une conférence de 15 minutes sur mon expérience de blogueur. Si vous avez des commentaires à faire sur mes billets et le site de Science! On blogue, c'est maintenant qu'il faut les faire!
Quant à moi, je présenterai mardi matin une conférence de 15 minutes sur mon expérience de blogueur. Si vous avez des commentaires à faire sur mes billets et le site de Science! On blogue, c'est maintenant qu'il faut les faire!
Quand le désordre règne
7 juin 2007
« Range ta chambre! Qui peut vivre avec un tel désordre? » Il vous est peut-être arrivé de servir ou de vous faire servir cet ordre. Je connais peu de gens qui n'y ont pas goûté un jour ou l'autre...
Pendant longtemps, les biochimistes se sont rangés du côté parental — sans ordre, il est impossible de survivre. Mais cette opinion est ébranlée depuis quelques années et bientôt les enfants pourront répondre après le grand nettoyage du printemps : « Il faut que je dérange ma chambre, qui peut vivre dans un tel ordre? ». Voilà une nouvelle qui ne s’est pas encore rendue jusqu'à la presse générale ou les livres de psychologie. Je suis certain que ça ne devrait tarder: adolescents, la libération est proche!
Pendant longtemps, les biochimistes se sont rangés du côté parental — sans ordre, il est impossible de survivre. Mais cette opinion est ébranlée depuis quelques années et bientôt les enfants pourront répondre après le grand nettoyage du printemps : « Il faut que je dérange ma chambre, qui peut vivre dans un tel ordre? ». Voilà une nouvelle qui ne s’est pas encore rendue jusqu'à la presse générale ou les livres de psychologie. Je suis certain que ça ne devrait tarder: adolescents, la libération est proche!
La gloire et la science
29 mai 2007
En rédigeant mon billet de la semaine dernière sur le physicien Pierre-Gilles de Gennes, je n'ai pu m'empêcher de penser à la signification de la gloire pour un scientifique. Oiseau rare parmi les siens, de Gennes bénéficiait d'une renommée inhabituelle dans la société, même pour un pays comme la France qui traite ses grands esprits avec respect. Je l'ai vu à quelques reprises, mangeant ou déambulant près de l'Institut Curie, l'an dernier à Paris, lors de mon année sabbatique, et je suis certain que plusieurs autres passants le reconnaissaient également dans ce quartier à forte densité de scientifiques. Pour autant, je suis certain qu'il pouvait se promener, sans aucun risque d'être dérangé, à quelques pas de là, dans le quartier plus commerçant de Saint-Germain des Prés.
Adieu PGdeG !
23 mai 2007
Il est des personnages plus grands que nature, qui attirent immédiatement tous les regards vers eux, quoi qu'ils fassent. C'était le cas de Pierre-Gilles de Gennes, qui s'est éteint vendredi dernier à Paris, à l'âge de 74 ans. Physicien hors-norme, PGdG a passé sa vie à sortir des sentiers battus et à étudier des phénomènes considérés sans intérêt par ses collègues, créant à lui tout seul de nouveaux domaines de recherche dans lesquels s'engouffrèrent des générations de chercheurs.
La physique de Spiderman
16 mai 2007
Je suis allé voir Spiderman III la semaine dernière. Si, si. Que voulez-vous, j’ai un faible pour les films à effets spéciaux... Et je fus vraiment servi avec Spiderman III : il ne doit guère se trouver plus d’un ou deux plans dans le film à n’avoir pas été altéré numériquement. Permettez-moi de passer sur l’histoire, qui n’est qu’une série de rebondissements un peu trop nombreux, entrecoupés par des épisodes émotifs qui firent rire plus d’un spectateur dans la salle. Car ce qui m’intéresse est un vilain en particulier dont les caractéristiques sont basées sur un matériau fascinant qui a connu un regain d’intérêt en physique au cours de la dernière décennie.
Non, il ne s’agit pas du Gobelin. Ni de l’araignée noire, mais plutôt de Flint Marko, dit Sandman.
Non, il ne s’agit pas du Gobelin. Ni de l’araignée noire, mais plutôt de Flint Marko, dit Sandman.
Quand les sciences sociales se font pures
8 mai 2007
J'ai découvert, lundi soir dernier, le club Wheel, un des hauts lieux de la musique country anglophone à Montréal. Je ne vous raconterai pas comment je m'y suis retrouvé. Disons seulement que j'y étais en compagnie d'un philosophe politique et un politicologue travaillant à sa thèse de doctorat. Entre un accord de banjo et un solo de violon, la conversation a rapidement tourné vers l'application de la méthode des sciences pures aux sciences sociales, car une majorité des chercheurs en sciences sociales ne rêve que de pouvoir traiter leur sujet de recherche avec la même rigueur que les physiciens ou que les chimistes. Ce qui veut dire, pour eux, des statistiques, des moyennes, des variances, des écarts type et, summum de la réussite, quelques équations et théorèmes bien envoyés.
L'automate quantique
30 avril 2007
Juillet 1809. Une étonnante partie d'échec commence entre l'Empereur Napoléon 1er et le Turk, l'automate le plus célèbre de l'histoire. Après que son inventeur, le brillant ingénieur Wolfang von Kempelen, eut remonté son mécanisme, la partie s'engage enfin. L'Empereur triche une fois, deux fois, trois fois. La machine, exaspérée, balaie le jeu du revers de sa main de bois et le match se termine, sans avoir révélé la force de l'Empereur ni le secret du Turk. Ce secret résistera aux attaques des savants et ne s'inclinera que devant le génie d'Edgar Allan Poe qui, en 1825, comprit que derrière les rouages et la mécanique se cachait une personne de petite taille qui manipulait l'automate à l'aide d'ingénieux leviers. La machine n'était donc qu'une merveilleuse supercherie!
Je n'ai pu m'empêcher de penser au Turk en lisant les compte-rendus de la première démonstration publique du premier ordinateur quantique commercial, qui s'est tenue le 13 février dernier, presque 200 ans après le célèbre match entre l'Empereur et l'automate. Car l'ordinateur quantique Orion, de la compagnie canadienne D-Wave Systems, est certainement aussi fascinant — et discret — que le Turk.
Je n'ai pu m'empêcher de penser au Turk en lisant les compte-rendus de la première démonstration publique du premier ordinateur quantique commercial, qui s'est tenue le 13 février dernier, presque 200 ans après le célèbre match entre l'Empereur et l'automate. Car l'ordinateur quantique Orion, de la compagnie canadienne D-Wave Systems, est certainement aussi fascinant — et discret — que le Turk.
Vivre après le pétrole, mission impossible ?
24 avril 2007
Le problème des petites sociétés comme la nôtre est que la plupart des livres qui discutent de sujets scientifiques ou sociaux proviennent d'ailleurs : France, États-Unis, Grande-Bretagne, etc. On a donc très peu souvent l'occasion de lire une discussion d'envergure sur ces sujets à partir de notre point de vue. Quel plaisir, alors, de découvrir Vivre après le pétrole, mission impossible? de Gaëtan Lafrance, publié aux éditions MultiMondes! Cette brique de plus de 400 pages présente un survol détaillé de l'avenir énergétique de notre planète, mais avec un net penchant pour les options qui s'offrent à nous, telles que l'hydro-électricité et l'énergie éolienne. Voilà un livre essentiel!
Bons baisers de Shanghai
16 avril 2007
Voilà plus de trois semaines que je suis à Shanghai et je rentre à Montréal dans quelques jours. Un des avantages de la vie académique, dont j'ai déjà parlé à quelques reprises, je le sais, est que les voyages font partie du boulot. Ainsi, être professeur invité au Département de physique de Fudan Daxue (l'Université Fudan) m'a donné l'occasion de passer un total de deux mois à Shanghai. J'ai déjà discuté de la situation de la science en Chine lors de mon dernier séjour (voir mon ancien billet), mais il reste encore bien d'autres aspects de ce pays fascinant à discuter.
Beaucoup bruit pour bien!
5 avril 2007
La technologie du son attire bien peu d'intérêt de nos jours. L'électronique, bien sûr! L'optique, également. Qui n'est pas fasciné par les lasers et les percées dans le domaine de la vidéo? Même chose du côté médical. Tout le monde s'arrache l'imagerie par résonance magnétique nucléaire ou la tomographie, mais on fait bien peu de cas de la sonographie, sauf lorsque celle-ci nous permet de connaître à l'avance le sexe du petit dernier et de prévoir la décoration de sa chambre en conséquence. Or, le domaine de l'imagerie par ultrason a fait des progrès remarquables depuis 20 ans. Alors que la tomographie et l'IRM exigent des appareils hors de prix et une infrastructure qui va avec, la sonographie est peu coûteuse, sans douleur et rapide. Mais peut-être est-ce pour cela que cette technologie n'a pas reçu toute l'attention qu'elle mérite?
Politique et physique
28 mars 2007
Voilà déjà quelques jours que les élections sont terminées. J'en profite pour m'étendre une dernière fois du côté de la politique. En effet, je viens tout juste de terminer In defence of politics, un livre écrit il y a plus de quarante ans par le philosophe politique Bernard Crick. Étonnamment, ce classique n'a toujours pas été traduit en français. Quoi qu'il en soit, l'analyse que fait Crick de la politique souligne presque à chaque page les différences profondes entre la politique et la science. Une différence qui n'est pas toujours acceptée ni valorisée alors que plusieurs penseurs en sciences humaines aimeraient bien élever la respectabilité de leur discipline au niveau de celle de la science naturelle. C'est le cas, par exemple, de l'économie et, comme on le voit ces jours-ci, de la politique. Pourtant, les différences entre les sciences humaines et naturelles sont grandes et fondamentales.
Une histoire de chiffres
14 mars 2007
Il est difficile d'éviter les chiffres durant une campagne électorale. Malheureusement, les politiciens et les journalistes manipulent souvent ceux-ci avec une certaine insouciance afin de leur faire dire ce qu'ils veulent.
Ne pouvant résister à la tentation, je m'« attaquerai » plus particulièrement aux sondages. Leur publication est l'occasion pour les journalistes de rappeler qu'ils ont terminé leurs études secondaires avec brio et qu'ils se souviennent encore de quelques rudiments d'arithmétique. Vous pensez peut-être que je suis trop dur avec les membres des salles de presse ? Malheureusement, la vraie situation est encore pire : afin d'occuper la une, les journalistes se gargarisent volontiers de données plus que douteuses rassemblées sur des échantillons souvent hors de contrôle.
Ne pouvant résister à la tentation, je m'« attaquerai » plus particulièrement aux sondages. Leur publication est l'occasion pour les journalistes de rappeler qu'ils ont terminé leurs études secondaires avec brio et qu'ils se souviennent encore de quelques rudiments d'arithmétique. Vous pensez peut-être que je suis trop dur avec les membres des salles de presse ? Malheureusement, la vraie situation est encore pire : afin d'occuper la une, les journalistes se gargarisent volontiers de données plus que douteuses rassemblées sur des échantillons souvent hors de contrôle.
Échos de la campagne électorale
28 février 2007
Difficile de ne pas parler de politique ces jours-ci. Depuis une semaine, les discussions du midi dans le groupe de physique de la matière condensée finissent toujours par retomber sur ce sujet, peu importe les efforts qu'on met à trouver d'autres thèmes.
Rassurez-vous, je ne reprendrai pas en détail ces débats parfois un peu obtus. Je me contenterai de discuter de la composante « recherche et développement » des différentes plateformes électorales. Bien sûr, j'ai un intérêt direct dans ce domaine. Mais il y a plus : alors que la plupart des yeux se tournent vers la santé, le vrai défi de s'assurer que notre société pourra soutenir convenablement une population vieillissante. Ce défi n'est pas impossible à relever et d'autres pays ont déjà une avance sur le Québec de ce côté. C'est le cas du Japon, par exemple, qui réussit à s'en sortir en partie grâce à une productivité élevée. Malheureusement, le Québec fait plutôt mauvaise figure de ce côté et sa productivité stagne depuis plusieurs années. Pour renverser la vapeur, il faut favoriser l'éducation, la recherche et le développement ainsi que les investissements technologiques.
Rassurez-vous, je ne reprendrai pas en détail ces débats parfois un peu obtus. Je me contenterai de discuter de la composante « recherche et développement » des différentes plateformes électorales. Bien sûr, j'ai un intérêt direct dans ce domaine. Mais il y a plus : alors que la plupart des yeux se tournent vers la santé, le vrai défi de s'assurer que notre société pourra soutenir convenablement une population vieillissante. Ce défi n'est pas impossible à relever et d'autres pays ont déjà une avance sur le Québec de ce côté. C'est le cas du Japon, par exemple, qui réussit à s'en sortir en partie grâce à une productivité élevée. Malheureusement, le Québec fait plutôt mauvaise figure de ce côté et sa productivité stagne depuis plusieurs années. Pour renverser la vapeur, il faut favoriser l'éducation, la recherche et le développement ainsi que les investissements technologiques.
Avoir plusieurs cordes à son arc
21 février 2007
L'énergie solaire est très en vogue ces jours-ci. Renouvelable, propre et légère, que demander de plus d'une technologie? Malheureusement, la réalité n'est pas aussi rose qu'on le dit. On sait comment harnacher l'énergie solaire pour chauffer une maison ou une piscine, mais c'est plus difficile pour la fabrication d'électricité. Les panneaux solaires coûtent chers à produire, tant d'un point de vue financier qu'énergétique. De plus, leur rendement laisse à désirer : entre 13 et 20 % d'efficacité seulement et encore moins lorsqu'on inclut tous les éléments du dispositif. Ce qui signifie que dans bien des cas le panneau solaire ne remplace même pas l'énergie nécessaire à sa fabrication. Mais alors que la plupart des défenseurs de l'environnement continuent de soutenir les panneaux solaires, un petit groupe d'illuminés travaille à une solution qui pourrait bien bouleverser le milieu de l'énergie renouvelable.
Le plaisir de l'inutile
7 février 2007
Une des joies du physicien est certainement de s'intéresser à des problèmes pour le plaisir de les résoudre sans qu'ils ne représentent un intérêt quelconque. Faire de la physique pour la beauté! Que demander de plus dans un monde où toute action doit avoir une résonance économique, où l'on doit justifier constamment les applications?
Quand les matériaux se créent par ordinateur.
1 février 2007
Dans un article théorique publié récemment par la prestigieuse revue Physical Review Letters, mon collègue, le professeur Michel Côté, et deux de ses collaborateurs, Messieurs Sébastien Hamel et Vladimir Timoshevskii, ont ouvert la voie à une nouvelle famille de matériaux qui pourraient avoir un impact fondamental et technologique important.
Les Débrouillards célèbrent leur premier quart de siècle!
22 janvier 2007
Tel que le rapportait le Devoir dans son édition du samedi 20 janvier, le mouvement des Débrouillards a 25 ans tout juste. Alors que la présence de la science dans les médias est en déclin, une petite équipe de journalistes et de créateurs motivés ont réussi à tenir à bout de bras une des plus grandes activités de vulgarisation scientifique au Québec et à survivre à travers les tempêtes et les succès.
La théorie quantique des jeux
13 janvier 2007
Le développement d'algorithmes qui pourraient être très efficaces sur des ordinateurs quantiques a stimulé depuis une dizaine d'années les physiciens, qui cherchent maintenant à construire un tel appareil. On assiste aujourd'hui au mouvement inverse: la possibilité de disposer d'un ordinateur quantique a favorisé l'émergence d'une nouvelle branche mathématique: la théorique quantique, qui s'efforce d'utiliser des stratégies quantiques pour améliorer la prise de décision.
Un Québec prospère et innovant
7 janvier 2007
Cela m'a pris du temps, avec la période des examens, les fêtes et les vacances, mais voici, comme promis, la deuxième et dernière partie de mon « analyse » de la nouvelle stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation dont on a assez peu parlé dans les médias.
Une bonne nouvelle pour la science québécoise!
9 décembre 2006
Après quelques années de vache maigre au Québec, le gouvernement de M. Jean Charest a annoncé sa nouvelle Stratégie de recherche et d’innovation. Représentant une somme de 400 millions en moyenne par année pour les trois prochaines années, cette stratégie vient mettre un peu d'argent bien nécessaire dans le système.
Un article récent publié dans la prestigieuse revue de physique Physical Review Letters m'a rappelé ce phénomène fascinant qu'est l'effet Casimir.
Que se passe-t-il lorsque deux miroirs se font face dans le vide intersidéral? Déjà, la question vous met la puce à l'oreille. Si la réponse était « Rien », alors il n'y aurait pas de raison de la poser. Il doit donc se passer quelque chose, mais quoi?
Que se passe-t-il lorsque deux miroirs se font face dans le vide intersidéral? Déjà, la question vous met la puce à l'oreille. Si la réponse était « Rien », alors il n'y aurait pas de raison de la poser. Il doit donc se passer quelque chose, mais quoi?
Blog à part...
7 novembre 2006


