Le moteur à eau : quelques corrections
18 mars 2008
Je l'admets dans mon billet précédent, j'ai réagi un peu brutalement et rapidement à l'article de Louis-Gilles Francoeur. C'est que j'ai toujours beaucoup de difficulté avec les théories du complot et les héros solitaires; la science, en général, se construit en communauté.
Or, une bonne histoire journalistique a souvent la forme de David contre Goliath; ici, on découvre quelques patenteux isolés avec une découverte révolutionnaire qui est boudée par la grande industrie. Cette histoire, de plus, était imbriquée dans une atmosphère de mystère et couplée à un certain nombre de données physiquement impossibles. C'est ce qui m'a fait tiquer.
Malgré tout, suite à des échanges avec l'auteur et à la lecture du texte de Pierre Langlois (voir mon blogue précédent), je suis retourné faire quelques lectures et vérifications.
Or, une bonne histoire journalistique a souvent la forme de David contre Goliath; ici, on découvre quelques patenteux isolés avec une découverte révolutionnaire qui est boudée par la grande industrie. Cette histoire, de plus, était imbriquée dans une atmosphère de mystère et couplée à un certain nombre de données physiquement impossibles. C'est ce qui m'a fait tiquer.
Malgré tout, suite à des échanges avec l'auteur et à la lecture du texte de Pierre Langlois (voir mon blogue précédent), je suis retourné faire quelques lectures et vérifications.
Le retour du moteur à eau
16 mars 2008
Décidément, les fumisteries scientifiques semblent se multiplier ces jours-ci. La plupart n'ont aucune crédibilité et ne méritent pas qu'on attire l'attention sur celles-ci en les dénonçant. Cette semaine pourtant, et bien malgré moi, je suis obligé de revenir sur un mythe qui a la vie dure : le moteur à eau!
D'accord, cette idée n'est pas nouvelle et le mythe du moteur à eau tué par l'industrie pétrolière refait surface à intervalles réguliers depuis au moins une cinquantaine d'années. Avec la flambée des prix du pétrole, il fallait s'attendre à ce que les rumeurs reprennent. Mais je ne m'attendais pas à ce que celles-ci soient colportées par le grand journaliste Louis-Gilles Francoeur et qu'elles fassent la une du Devoir de mercredi dernier (12 mars 2008). L'article de Francoeur, que j'apprécie généralement beaucoup, est un bijou de mauvaise science, de logique douteuse et de chiffres manifestement incorrects. Allez y jeter un coup d'oeil, cela vous permettra de mieux comprendre la suite de mon billet.
D'accord, cette idée n'est pas nouvelle et le mythe du moteur à eau tué par l'industrie pétrolière refait surface à intervalles réguliers depuis au moins une cinquantaine d'années. Avec la flambée des prix du pétrole, il fallait s'attendre à ce que les rumeurs reprennent. Mais je ne m'attendais pas à ce que celles-ci soient colportées par le grand journaliste Louis-Gilles Francoeur et qu'elles fassent la une du Devoir de mercredi dernier (12 mars 2008). L'article de Francoeur, que j'apprécie généralement beaucoup, est un bijou de mauvaise science, de logique douteuse et de chiffres manifestement incorrects. Allez y jeter un coup d'oeil, cela vous permettra de mieux comprendre la suite de mon billet.
Vieillir
10 mars 2008
Notre société vieillit. Alors que la technologie est accusée de tous les maux (parfois avec raison), la science et le développement continu de la médecine font en sorte que l'espérance de vie dans les pays développés augmente d'environ 3 mois chaque année. Cela veut dire qu'un bébé né en 2008 a l'espoir de vivre 2 ans de plus que son frère ou sa soeur né en 2000. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle? L'impact du vieillissement, conjugué à un taux de natalité inférieur à deux, implique qu'il n'y aura bientôt plus assez de personnes pour venir en aide aux vieux. De même, les coûts associés au système de soins de santé explosent, ce qui risque de déséquilibrer notre économie. Est-ce que la science se retourne contre nous?


