La physique et les arts
28 janvier 2008
Je rentre tout juste d'une fin de semaine à Washington D.C. et dans l'avion qui me ramène à Montréal, je n'ai pu m'empêcher de songer à la petite fête de dimanche, qui s'est terminée ce matin, aux aurores. Parmi la trentaine de personnes présentes se trouvaient plusieurs physiciens.
On pourrait croire que c'est là une recette certaine pour gâcher le plaisir. Après tout, il n'y a rien de mieux pour terminer une conversation avec quelqu'un qu'on rencontre pour la première fois que de répondre, à la question
— Que faites-vous dans la vie?
— Oh, moi? Je suis physicien.
Immanquablement, sans égard au niveau d'éducation de mon vis-à-vis, le dialogue se termine ainsi :
On pourrait croire que c'est là une recette certaine pour gâcher le plaisir. Après tout, il n'y a rien de mieux pour terminer une conversation avec quelqu'un qu'on rencontre pour la première fois que de répondre, à la question
— Que faites-vous dans la vie?
— Oh, moi? Je suis physicien.
Immanquablement, sans égard au niveau d'éducation de mon vis-à-vis, le dialogue se termine ainsi :
Un grand cru pour Québec Science!
23 janvier 2008
Je ne peux résister à la tentation de vous rapporter illico cette nouvelle. Parmi les 10 découvertes de l'année identifiées par Québec Science on en retrouve trois qui se rapportent à la physique: supraconductivité, ordinateur quantique et téléscope à miroir liquide! Une belle fournée pour ma discipline. (D'accord, le télescope, c'est aussi de l'astronomie... mais quand vient le temps de faire de l'auto-promotion, il faut faire flèche de tout bois.) Si vous voulez en savoir un peu plus sur ces découvertes visitez cette page qui vous permet de lire la plupart des articles.
La plupart, mais pas tous. Il vous faudra en effet acheter la revue si vous désirez savourer ce texte éclairant, écrit par votre pas si humble serviteur, qui explique l'intérêt pour toutes ces choses quantiques. Alors, visitez vite le kiosque à journaux le plus près afin de mettre la main sur ce numéro qui risque de disparaître rapidement.
La plupart, mais pas tous. Il vous faudra en effet acheter la revue si vous désirez savourer ce texte éclairant, écrit par votre pas si humble serviteur, qui explique l'intérêt pour toutes ces choses quantiques. Alors, visitez vite le kiosque à journaux le plus près afin de mettre la main sur ce numéro qui risque de disparaître rapidement.
La semaine de la supraconductivité
15 janvier 2008
La supraconductivité est un sujet très populaire en physique et qui reçoit énormément d'attention de la part des grandes revues scientifiques, telles que Nature et Science, de même que des médias grand public. C'est un peu frustrant pour un physicien comme moi, qui ne travaille pas sur le sujet, mais on s'y fait.
La supraconductivité fut découverte en 1911, par le physicien Heike Kamerlingh Onnes, qui fut également le premier à liquéfier l'hélium (on se rappelle que l'hélium bout à environ 4 Kelvins, soit -269 degrés Celsius...). Après avoir réussi à refroidir l'hélium à une telle température, Kamerlingh Onnes se mit à mettre un peu n'importe quoi dans son cryostat (un réfrigérateur de haute puissance) et voir ce qui se passait. Refroidissant un échantillon de mercure, il découvrit avec stupeur que la résistivité de ce métal tombait brutalement à zéro autour de 4 K : dans cet état, un courant électrique pouvait passer à travers l'échantillon sans aucune résistance, c'est-à-dire sans le chauffer du tout. Or, tous les matériaux chauffent lorsqu'on passe un courant électrique à travers eux, c'est le principe même du grille-pain et de l'élément de poêle. Tous? Non, par les matériaux supraconducteurs, qui font classe à part.
La supraconductivité fut découverte en 1911, par le physicien Heike Kamerlingh Onnes, qui fut également le premier à liquéfier l'hélium (on se rappelle que l'hélium bout à environ 4 Kelvins, soit -269 degrés Celsius...). Après avoir réussi à refroidir l'hélium à une telle température, Kamerlingh Onnes se mit à mettre un peu n'importe quoi dans son cryostat (un réfrigérateur de haute puissance) et voir ce qui se passait. Refroidissant un échantillon de mercure, il découvrit avec stupeur que la résistivité de ce métal tombait brutalement à zéro autour de 4 K : dans cet état, un courant électrique pouvait passer à travers l'échantillon sans aucune résistance, c'est-à-dire sans le chauffer du tout. Or, tous les matériaux chauffent lorsqu'on passe un courant électrique à travers eux, c'est le principe même du grille-pain et de l'élément de poêle. Tous? Non, par les matériaux supraconducteurs, qui font classe à part.
Dans mon billet précédent, je vous souhaite une année remplie de bonne science. Malheureusement, je dois déjà vous décevoir. C'est que la mauvaise science frappe souvent, de nos jours.
Vous avez peut-être vu, comme moi, la nouvelle rapportée par Radio-Canada, mardi le 8 janvier : selon une étude publiée par Statistique Canada, la croissance de l'emploi dans les villes est liée à la prévalence de scientifiques, d'ingénieurs et de travailleurs spécialisés.
Comme vous pouvez imaginer, je n'ai pas pu résister à une telle nouvelle et je me suis dépêché d'aller lire l'article original. Surprise, surprise.... l'article contient un certain nombre de résultats qui soulèvent des doutes majeurs quant à la qualité de l'affirmation. Peut-être, que les scientifiques et les ingénieurs ne sont pas si utiles que ça, après tout. Peut-être aussi que les journalistes devraient lire la littérature originale au lieu de se contenter de reproduire les communiqués de presse, mais c'est une autre histoire.
Vous avez peut-être vu, comme moi, la nouvelle rapportée par Radio-Canada, mardi le 8 janvier : selon une étude publiée par Statistique Canada, la croissance de l'emploi dans les villes est liée à la prévalence de scientifiques, d'ingénieurs et de travailleurs spécialisés.
Comme vous pouvez imaginer, je n'ai pas pu résister à une telle nouvelle et je me suis dépêché d'aller lire l'article original. Surprise, surprise.... l'article contient un certain nombre de résultats qui soulèvent des doutes majeurs quant à la qualité de l'affirmation. Peut-être, que les scientifiques et les ingénieurs ne sont pas si utiles que ça, après tout. Peut-être aussi que les journalistes devraient lire la littérature originale au lieu de se contenter de reproduire les communiqués de presse, mais c'est une autre histoire.
Une année remplie de bonne science!
9 janvier 2008
Le mois de janvier est déjà bien avancé, mais ce n'est pas trop tard pour vous offrir mes meilleurs voeux pour l'année 2008! Je vous souhaite une année remplie de bonheur, de santé, de succès et de bonne science qui nous permettra de mieux traiter notre petite planète qui souffre pas mal.
Je vous souhaite également de nombreuses lectures intéressantes sur le site de Science! On blogue.
Bonne année 2008 !
Normand
Je vous souhaite également de nombreuses lectures intéressantes sur le site de Science! On blogue.
Bonne année 2008 !
Normand


