La gloire et la science
29 mai 2007
En rédigeant mon billet de la semaine dernière sur le physicien Pierre-Gilles de Gennes, je n'ai pu m'empêcher de penser à la signification de la gloire pour un scientifique. Oiseau rare parmi les siens, de Gennes bénéficiait d'une renommée inhabituelle dans la société, même pour un pays comme la France qui traite ses grands esprits avec respect. Je l'ai vu à quelques reprises, mangeant ou déambulant près de l'Institut Curie, l'an dernier à Paris, lors de mon année sabbatique, et je suis certain que plusieurs autres passants le reconnaissaient également dans ce quartier à forte densité de scientifiques. Pour autant, je suis certain qu'il pouvait se promener, sans aucun risque d'être dérangé, à quelques pas de là, dans le quartier plus commerçant de Saint-Germain des Prés.
Adieu PGdeG !
23 mai 2007
Il est des personnages plus grands que nature, qui attirent immédiatement tous les regards vers eux, quoi qu'ils fassent. C'était le cas de Pierre-Gilles de Gennes, qui s'est éteint vendredi dernier à Paris, à l'âge de 74 ans. Physicien hors-norme, PGdG a passé sa vie à sortir des sentiers battus et à étudier des phénomènes considérés sans intérêt par ses collègues, créant à lui tout seul de nouveaux domaines de recherche dans lesquels s'engouffrèrent des générations de chercheurs.
La physique de Spiderman
16 mai 2007
Je suis allé voir Spiderman III la semaine dernière. Si, si. Que voulez-vous, j’ai un faible pour les films à effets spéciaux... Et je fus vraiment servi avec Spiderman III : il ne doit guère se trouver plus d’un ou deux plans dans le film à n’avoir pas été altéré numériquement. Permettez-moi de passer sur l’histoire, qui n’est qu’une série de rebondissements un peu trop nombreux, entrecoupés par des épisodes émotifs qui firent rire plus d’un spectateur dans la salle. Car ce qui m’intéresse est un vilain en particulier dont les caractéristiques sont basées sur un matériau fascinant qui a connu un regain d’intérêt en physique au cours de la dernière décennie.
Non, il ne s’agit pas du Gobelin. Ni de l’araignée noire, mais plutôt de Flint Marko, dit Sandman.
Non, il ne s’agit pas du Gobelin. Ni de l’araignée noire, mais plutôt de Flint Marko, dit Sandman.
Quand les sciences sociales se font pures
8 mai 2007
J'ai découvert, lundi soir dernier, le club Wheel, un des hauts lieux de la musique country anglophone à Montréal. Je ne vous raconterai pas comment je m'y suis retrouvé. Disons seulement que j'y étais en compagnie d'un philosophe politique et un politicologue travaillant à sa thèse de doctorat. Entre un accord de banjo et un solo de violon, la conversation a rapidement tourné vers l'application de la méthode des sciences pures aux sciences sociales, car une majorité des chercheurs en sciences sociales ne rêve que de pouvoir traiter leur sujet de recherche avec la même rigueur que les physiciens ou que les chimistes. Ce qui veut dire, pour eux, des statistiques, des moyennes, des variances, des écarts type et, summum de la réussite, quelques équations et théorèmes bien envoyés.


