La tornade : une force incroyable
3 novembre 2008
Cette semaine, la météorologue et communicatrice Eve Christian s'entretient avec toi au sujet des tornades.

Crédit: OAR/ERL/National Severe Storms Laboratory (NSSL) (3 mai 1999)
http://www.photolib.noaa.gov/htmls/nssl0210.htm
Quel est le phénomène météorologique le plus violent qui existe ? Non ! Ce n’est pas l’ouragan ! C’est la tornade. Il faut bien différencier ces deux éléments de la nature qui sont si souvent confondus. Bon, d’accord : l’un et l’autre sont accompagnés d'orages violents, d’abondantes pluies, de grêle et évidemment, de forts vents. Mais contrairement à l’ouragan, la tornade arrive soudainement. Elle est bien plus petite – son diamètre moyen est de quelques centaines de mètres – et elle dure quelques minutes. Elle concentre tellement d’énergie en si peu d'espace qu’elle détruit tout sur son passage dans un effroyable vacarme. Sous la violence de ses vents – dont la vitesse varie de 65 à plus de 500 km/h, tout est soufflé : arbres, autos, maisons. (Par comparaison, les vents d’un ouragan dépassent rarement 250 km/h). Toutefois, les dégâts causés par une tornade sont très localisés ; ce qui n’est pas le cas après le passage d’un ouragan : une ville complète ou la majeure partie d’une île des Caraïbes peut être détruite.
La rencontre d’une masse d’air froid et d’une masse d’air chaud et humide, des nuages d’orage qui se développent et des vents ascendants et descendants qui s’entremêlent et tourbillonnent sont les éléments nécessaires à la formation d’une tornade.
Selon les dommages qu’elles causent, on classe les tornades en six catégories, au moyen de l’échelle de Fujita. On compte en moyenne, six tornades par année au Québec et elles sont rarement au-delà de F2.

Dommages d’une tornade F4
http://www.srh.noaa.gov/mfl/hazards/info/f4torn.jpg
Trombes marines
La plupart du temps, les tornades se forment au-dessus du sol et entraînent dans leur tourbillon, poussière et débris. Mais il peut arriver qu’elles se produisent au-dessus de grandes étendues d’eau. Ces tornades moins violentes – les vents dépassent rarement 100 km/h, sont appelées trombes marines. Leur couleur est différente : elles ne sont pas sombres, mais plutôt blanches puisque c’est de l'eau qui est aspirée dans l’entonnoir venteux. Ce phénomène très rare au Québec, a été observé en juillet dernier à Montréal. La trombe mesurait entre 25 et 50 mètres de diamètre et s’élevait jusqu'à 600 mètres de hauteur. En un peu moins de 10 minutes, elle a disparu.

Trombe d’eau aperçue à Montréal le 23 juillet 08 - Crédit : Martin Demassieux
Cliquez ici voir toutes les photos
La nature est une force incroyable ; on n’y peut rien face à elle. Alors, si jamais tu rencontres une tornade, même si les risques d'être tué par elle sont de un sur 12 millions, il vaudrait mieux te protéger, et surtout, de ne pas la défier !
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Tu as aimé ce billet ? Tu aurais des questions à poser à Eve Christian ? Tu possèdes des informations sur ce sujet et tu aurais envie de les partager ? Alors poste un commentaire sur La science débrouillarde. Comment ? C’est très simple : clique sur « Ajouter un commentaire » en haut du billet. Tu verras apparaître une fenêtre au-dessus de laquelle sera écrit « Votre commentaire ». C’est là que tu poses ta question ou ton commentaire. Tu dois ensuite inscrire ton nom ou ton surnom dans la case d’en bas. Pour terminer, tu dois inscrire les chiffres et les lettres (attention aux majuscules !) dans la case « Entrez la chaîne de caractères affichée dans l'image ». Tu cliques ensuite sur le bouton « Ajouter un commentaire » et le tour est joué ! Reviens visiter la page dans quelques jours pour voir si on a répondu à ta question dans la chaîne des commentaires.

Crédit: OAR/ERL/National Severe Storms Laboratory (NSSL) (3 mai 1999)
http://www.photolib.noaa.gov/htmls/nssl0210.htm
Quel est le phénomène météorologique le plus violent qui existe ? Non ! Ce n’est pas l’ouragan ! C’est la tornade. Il faut bien différencier ces deux éléments de la nature qui sont si souvent confondus. Bon, d’accord : l’un et l’autre sont accompagnés d'orages violents, d’abondantes pluies, de grêle et évidemment, de forts vents. Mais contrairement à l’ouragan, la tornade arrive soudainement. Elle est bien plus petite – son diamètre moyen est de quelques centaines de mètres – et elle dure quelques minutes. Elle concentre tellement d’énergie en si peu d'espace qu’elle détruit tout sur son passage dans un effroyable vacarme. Sous la violence de ses vents – dont la vitesse varie de 65 à plus de 500 km/h, tout est soufflé : arbres, autos, maisons. (Par comparaison, les vents d’un ouragan dépassent rarement 250 km/h). Toutefois, les dégâts causés par une tornade sont très localisés ; ce qui n’est pas le cas après le passage d’un ouragan : une ville complète ou la majeure partie d’une île des Caraïbes peut être détruite.
La rencontre d’une masse d’air froid et d’une masse d’air chaud et humide, des nuages d’orage qui se développent et des vents ascendants et descendants qui s’entremêlent et tourbillonnent sont les éléments nécessaires à la formation d’une tornade.
Selon les dommages qu’elles causent, on classe les tornades en six catégories, au moyen de l’échelle de Fujita. On compte en moyenne, six tornades par année au Québec et elles sont rarement au-delà de F2.

Dommages d’une tornade F4
http://www.srh.noaa.gov/mfl/hazards/info/f4torn.jpg
Trombes marines
La plupart du temps, les tornades se forment au-dessus du sol et entraînent dans leur tourbillon, poussière et débris. Mais il peut arriver qu’elles se produisent au-dessus de grandes étendues d’eau. Ces tornades moins violentes – les vents dépassent rarement 100 km/h, sont appelées trombes marines. Leur couleur est différente : elles ne sont pas sombres, mais plutôt blanches puisque c’est de l'eau qui est aspirée dans l’entonnoir venteux. Ce phénomène très rare au Québec, a été observé en juillet dernier à Montréal. La trombe mesurait entre 25 et 50 mètres de diamètre et s’élevait jusqu'à 600 mètres de hauteur. En un peu moins de 10 minutes, elle a disparu.

Trombe d’eau aperçue à Montréal le 23 juillet 08 - Crédit : Martin Demassieux
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La nature est une force incroyable ; on n’y peut rien face à elle. Alors, si jamais tu rencontres une tornade, même si les risques d'être tué par elle sont de un sur 12 millions, il vaudrait mieux te protéger, et surtout, de ne pas la défier !
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Samuel - 4 novembre 2008 09:22
J'aimerais savoir à quoi ressemble l'intérieur d'une tornade ?
Merci.