L'etat officiel du climat
2 février 2007
Le dernier rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a été publié vendredi 2 février à Paris. Une copie du rapport est disponible sur le site de la BBC.
Ce rapport contient une analyse des données les plus récentes sur l’évolution du climat et des prévisions à long terme. Ainsi que l’on pouvait s’y attendre, il ne contient que des mauvaises nouvelles.
Toutes les données récentes sur l’évolution du climat confirment que le réchauffement climatique présent est quasi certainement du aux activités humaines, cad à l’émission de gaz à effet de serre (GES), principalement de CO2. Le GIEC a donc envisagé un certain nombre de scénarios pour l’évolution des activités humaines au cours du siècle et a prévu leurs conséquences pour les émissions de CO2 et leur effet sur le climat global. Il y a donc deux sources d’incertitude dans les prévisions : l’une concerne l’évolution de l’économie mondiale et l’autre provient des modèles climatiques. Bien que tous les cas aboutissent à un réchauffement, la fourchette reste large parce que l’évolution de l’économie est beaucoup plus imprévisible que celle du climat.
On prévoit un réchauffement de la température annuelle moyenne de 1.8 à 4 degrés d’ici la fin du siècle. Les scénarios les plus pessimistes prévoient 6.4 degrés. La concentration de CO2 dans l’atmosphère se mesure en ppm (parts per million). Elle est passée de 270ppm en 1750 a 380ppm aujourd’hui. Si les émissions industrielles de CO2 étaient arrêtées, il faudrait 1000 ans pour que l’excès de CO2 soit éliminé et que l’on revienne au niveau pré-industriel. Même si l’on pouvait maintenir la concentration au niveau présent, la température du globe continuerait d’augmenter probablement de plus de 0.5 degré d’ici la fin du siècle. Si l’on tient aux objectifs de Kyoto, la concentration de CO2 continuera d’augmenter et le réchauffement sera nettement plus marqué.
On prévoit une augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes (ouragans, canicules, super marées, etc.).
On prévoit que le réchauffement affectera plus les régions de hautes latitudes proches des pôles et que le couvert de glace de l’Arctique disparaîtra complètement pendant l’été au cours de la deuxième moitié du siècle.
On prévoit une hausse du niveau de la mer de 28 à 45 cm d’ici la fin du siècle, dans l’hypothèse très optimiste ou il n’y aurait pas d’accélération du mouvement des grandes calottes glaciaires. Un article récent dans Science par exemple prévoit que la hausse du niveau moyen de la mer sera nettement plus élevée (0.5 a 1.5m d’ici 2100) que celle annoncée par le GIEC. Même s’il ne contient aucune bonne nouvelle, le rapport du GIEC est très prudent rapport et donc peut-être pas assez pessimiste.
Le GIEC doit publier plusieurs autres rapports cette année sur l’impact des changements climatiques et sur les mesures à prendre pour les mitiger.
"Second of February 2007 in Paris will be the day the question mark was removed as to whether human activity has anything to do with climate change. The focus and attention now shift to what on Earth we are going to do about it." Achim Steiner, directeur du programme environnement des Nations Unies.
Ce rapport contient une analyse des données les plus récentes sur l’évolution du climat et des prévisions à long terme. Ainsi que l’on pouvait s’y attendre, il ne contient que des mauvaises nouvelles.
Toutes les données récentes sur l’évolution du climat confirment que le réchauffement climatique présent est quasi certainement du aux activités humaines, cad à l’émission de gaz à effet de serre (GES), principalement de CO2. Le GIEC a donc envisagé un certain nombre de scénarios pour l’évolution des activités humaines au cours du siècle et a prévu leurs conséquences pour les émissions de CO2 et leur effet sur le climat global. Il y a donc deux sources d’incertitude dans les prévisions : l’une concerne l’évolution de l’économie mondiale et l’autre provient des modèles climatiques. Bien que tous les cas aboutissent à un réchauffement, la fourchette reste large parce que l’évolution de l’économie est beaucoup plus imprévisible que celle du climat.
On prévoit un réchauffement de la température annuelle moyenne de 1.8 à 4 degrés d’ici la fin du siècle. Les scénarios les plus pessimistes prévoient 6.4 degrés. La concentration de CO2 dans l’atmosphère se mesure en ppm (parts per million). Elle est passée de 270ppm en 1750 a 380ppm aujourd’hui. Si les émissions industrielles de CO2 étaient arrêtées, il faudrait 1000 ans pour que l’excès de CO2 soit éliminé et que l’on revienne au niveau pré-industriel. Même si l’on pouvait maintenir la concentration au niveau présent, la température du globe continuerait d’augmenter probablement de plus de 0.5 degré d’ici la fin du siècle. Si l’on tient aux objectifs de Kyoto, la concentration de CO2 continuera d’augmenter et le réchauffement sera nettement plus marqué.
On prévoit une augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes (ouragans, canicules, super marées, etc.).
On prévoit que le réchauffement affectera plus les régions de hautes latitudes proches des pôles et que le couvert de glace de l’Arctique disparaîtra complètement pendant l’été au cours de la deuxième moitié du siècle.
On prévoit une hausse du niveau de la mer de 28 à 45 cm d’ici la fin du siècle, dans l’hypothèse très optimiste ou il n’y aurait pas d’accélération du mouvement des grandes calottes glaciaires. Un article récent dans Science par exemple prévoit que la hausse du niveau moyen de la mer sera nettement plus élevée (0.5 a 1.5m d’ici 2100) que celle annoncée par le GIEC. Même s’il ne contient aucune bonne nouvelle, le rapport du GIEC est très prudent rapport et donc peut-être pas assez pessimiste.
Le GIEC doit publier plusieurs autres rapports cette année sur l’impact des changements climatiques et sur les mesures à prendre pour les mitiger.
"Second of February 2007 in Paris will be the day the question mark was removed as to whether human activity has anything to do with climate change. The focus and attention now shift to what on Earth we are going to do about it." Achim Steiner, directeur du programme environnement des Nations Unies.
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François Bergeron - 26 février 2007 12:28
J'aimerais que vous commentiez l'argumentation suivante, qui revient souvent dans les débats sur les politiques à adopter face aux changements climatiques:
1- Le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère est inférieur à 1000 parties par million (0.1%); de 300 à 600 selon la plupart des experts.
2- Plus de 90% de ce dioxyde de carbone vient de sources naturelles; moins de 10% de l’activité humaine, notamment de l’extraction et de l’utilisation du charbon pour produire notre électricité et du pétrole pour faire fonctionner nos véhicules.
3- On n'a pas la certitude que l'augmentation des gaz soit la cause du réchauffement: c'est peut-être le réchauffement (naturel, cyclique) qui favorise l'augmentation des gaz.
4- À très long terme, notre Terre est plutôt appelée à se refroidir puisque nous sommes présentement à la fin d'une période interglaciaire, typiquement d'une durée de 10 000 ans, alors qu'une ère glaciaire peut durer 100 000 ans!