La fin de Poseidon
Le satellite franco-américain TOPEX-POSEIDON vient de terminer sa très productive carrière. Mis en orbite en 1992 pour observer les océans, il a été mis hors d'activité après la faillite de son système automatique d'orientation. Au cours de presque quinze ans de service, ce satellite a révolutionné l'océanographie physique.
Morts au fond de la mine
En ce début d'année, nous avons été choqués par le tragique dénouement d'un accident dans une mine de charbon en Virginie. Douze mineurs, dont on avait à tort annoncé la survie, avaient en fait péris au fond de la mine. Cet accident coïncide avec deux anniversaires. Il y a exactement cent ans, en 1906, un coup de grisou provoquait la catastrophe de Courrières. Dans cette mine du Nord de la France, on allait compter 1099 victimes, un des plus meurtriers accidents dans l'histoire des mines de charbon. Il y a exactement 50 ans, en 1956, 262 mineurs trouvaient la mort dans la mine du bois du Cazier, à Marcinelle, en Belgique. Pendant près de trois semaines, les familles ont attendus avec angoisse que les sauveteurs atteignent la galerie la plus profonde dans laquelle on espérait trouver des survivants. Comme en Virginie, l'espoir s'était avéré vain.
Le dernier voyage du Clemenceau
Le porte-avion « Clemenceau » fut pendant longtemps un des fleurons de la marine française. Il risque de ne laisser à l'histoire que le souvenir d'une fin peu glorieuse. En service depuis 1960 et désarmé il y a maintenant dix ans, le Clemenceau a commencé son dernier voyage en destination de l'Inde, vers un cimetière marin ou sa carcasse sera démantelée. Comme tous les navires construits à cette époque, le Clemenceau est bourré d'amiante. Sa démolition et la récupération de la ferraille ne peut donc pas se faire sans un complet désamiantage. Curieusement, pour traiter l'amiante la marine nationale a choisi la non-préférence nationale. Il faut bien dire qu'une telle opération coûte très cher et le ministère français de la marine cherche à en réduire le coût. Il faut aussi dire que, suite à de nombreuses affaires, l'amiante a vraiment une sale réputation en France. La marine avait sollicité plusieurs chantiers européens mais les pays concernés l'Espagne et la Turquie ont fini par refuser. Les normes européennes sont très strictes et très coûteuses, et plutôt que de s'y plier la marine nationale a donc choisi de faire faire le travail en Inde. La veille de Noël, les tribunaux français ont fini par rejeter la requête de différentes associations et, tous les obstacles ainsi levés, la carcasse du Clemenceau, cadeau de Noël empoisonné, est lentement remorquée vers l'Inde. Mais il est encore possible que le Clemenceau doive rebrousser chemin parce que la Cour suprême de l'Inde est maintenant saisie de la question, et la sous-commission des déchets toxiques a déjà rendu un avis négatif.


