Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques
Voyez sur cette page la couverture faite par l'Agence Science-Presse de la 11e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (28 novembre au 7 décembre 2005):
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2005/man281105.html
Incluant la couverture d'un colloque "Science et société" organisé par l'Université du Québec à Montréal: voyez notre bulletin, L'INFO FLASH
Le jour ou le climat changea
Il y a 20 ans, au milieu d'un obscur congrès tenu dans un lieu de villégiature autrichien, la relation entre gaz à effet de serre et changements climatiques devenait, pour la première fois, un sujet d'étude destiné non pas à une poignée de spécialistes, mais à tous les environnementalistes.
Agence Science-Presse - 23 novembre
Tsunami: un an après.
Il y a un an, le tremblement de terre de Sumatra et le tsunami qui a suivi faisaient plus de 250000 victimes. Ce désastre a probablement été la catastrophe naturelle la plus médiatisée des temps modernes. Par le nombre de victimes, elle se classe parmi les plus meurtrières de l'histoire. En 1556, le tremblement de terre de Shansi en Chine a causé la mort de 850000 personnes. Encore en Chine, on estime à 650000 le nombre de victimes du tremblement de terre de Tangshan qui a eu lieu en 1976, il y a presque 30 ans. A l'époque, on en avait à peine parlé, peut-être parce que les autorités chinoises avaient tout fait pour cacher l'ampleur du désastre.
Adaptation et mitigation dans les pays en voie de développement
Commentaire de Pascal : Même réaction que l'intervenant précédent: il est bien de parler de ce sujet qu'on oublie trop souvent. Les pays du Sud seront affectés par les changements climatiques et n'auront pas les ressources que nous avons pour s'y préparer ni s'y adapter. Mais votre billet semble rendre la situation plus désespérante encore, parce qu'il donne des exemples concrets d'impacts qui, ici, seraient bénins, mais pour certaines populations, seront catastrophiques. Dans le contexte de la conférence des Nations Unies sur le Protocole de Kyoto, y a-t-il des choses qui se font? Y a-t-il de l'aide en vue pour ces populations? Parce que si elles attendent qu'on ait réduit notre propre production de gaz à effet de serre, elles vont attendre longtemps...
Le niveau de la mer (suite)
Parmi tous les satellites en orbite autour de la terre, deux satellites jumeaux suivent exactement la même trajectoire à une distance de 100 km l'un de l'autre. Ils ont été mis en orbite en Mars 2002 avec pour mission de mesurer avec une extraordinaire précision les variations dans le temps et dans l'espace du champ de gravité terrestre. En suivant les orbites de ces satellites et en mesurant avec une précision millimétrique les variations de la distance qui les sépare, il est possible de calculer les accélérations qui sont dues à l'action de la gravité. On mesure ainsi des variations de g de l'ordre de 1/10000000000. Cette mission a reçu le nom de GRACE : "Gravity Recovery and Climate Experiment" (voir les informations sur le site web de la mission http://www.csr.utexas.edu/grace/).
Il y a injustice climatique... s'exclament, souvent et avec raison, les représentants des pays les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète (voir le Monde diplomatique). En effet, ceux qui produisent le plus de gaz à effet de serre, les pays industrialisés, voire les pays les plus riches... ne sont pas ceux qui sont les plus touchés par les bouleversements climatiques ou encore les plus démunis sur le plan de la capacité d'adaptation. À l'occasion d'un atelier, tenu en janvier 2005 au Bangladesh, sur les implications des communautés locales dans les efforts d'adaptation, les discours inauguraux des officiels ne laissaient aucun doute sur la colère des délégations des petites îles du pacifique ou de l'Afrique. Les participants issus des grands pays « producteurs » de GES, comme moi, ont ressenti un profond malaise. Ce malaise persiste. Cet appel à l'aide des pays du Sud est repris à la Conférence de Montréal. On se doit de démontrer notre appui.


