Comme une bouteille à la mer (2)
13 mai 2008
J'ai parlé dans mon billet précédent de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter, qui emportait votre nom avec elle. D'autres sondes, qui iront encore plus loin, font de même. Notamment, le Kepler Space Observatory dont la mission consiste à découvrir des planètes extrasolaires grâce à un photomètre éloigné de la lumière du globe terrestre. En effet, le satellite sera sur une orbite solaire loin derrière la Terre. Il emportera votre nom, ainsi que votre message (jusqu'à 500 mots), sur un DVD.
Le lancement de la mission Kepler devrait se produire en février 2009. La date limite de soumission est le 1er novembre. Comme disait les Anciens : Ad Astra... ad vitam eternam !
Le lancement de la mission Kepler devrait se produire en février 2009. La date limite de soumission est le 1er novembre. Comme disait les Anciens : Ad Astra... ad vitam eternam !
Danser avec les fantômes
13 mai 2008
Dans le cadre des 24 heures de Science, les élèves de 6e année de la classe de Sylvain Champoux de l’École Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ont participé à un atelier d’initiation au journalisme scientifique animé par le journaliste Luc Dupont. Après avoir exploré les rudiments du journalisme scientifique, les élèves ont formé des équipe afin d’interviewer Marie-Hélène Bellavance, une artiste multidisciplinaire pas comme les autres connaît le phénomène des membres fantômes. Nous vous présentons ici les résultats de cette journée placée sous le signe de l’investigation scientifique.
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Comme une bouteille à la mer
6 mai 2008
Pourquoi ne pas faire vivre son nom pour l’éternité ? C’est un peu ce que la NASA nous invite à faire en laissant notre nom sur le site Web du LRO. En effet, en vue du lancement prochain de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter vers l’orbite lunaire à la fin de 2008, la NASA recueille nos noms afin de les graver sur une micropuce, laquelle sera éventuellement intégrée au vaisseau spatial. La NASA espère ainsi développer l’intérêt de l’exploration spatiale chez les jeunes.
Les 9 et 10 mai prochains, c'est tout le Québec qui se mobilise pour la Science! 24 heures de science est une journée d'activités en science et technologie qui s'adresse à tous et se déroule aux quatres coins de notre Belle Province.
La réglementation du clonage.
9 avril 2008
Le débat sur le clonage humain démontre que l'éthique diffère d'une culture à l'autre. D'un côté, l'emipirisme anglo-saxon, le refus de toute interdiction a priori, issu d'un droit basé sur un débat contradictoire, et d'une culture influencée par les philosophies de Hume au XVIIIe siècle et de Stuart Mill au XIXe siècle ; de l'autre les Latins, notamment les français, attachés à une vision d'intérêt général, à un impératif supérieur du bien public dont la culture est influencée par le philosophe Kant, et du droit issu du droit réglementaire romain. LA tradition protestante s'oppose à la tradition catholique ! Réconcilier ces deux points de vue apparaît bien difficile.
Cependant, le 11 octobre 1997 à Strasbourg, les dirigeants des quarante et un Etats membres du Conseil de l'Europe se sont prononcés pour l'élaboration d'un protocole additionnel à la Convention européenne sur la bioéthique, appelant à l'interdiction de "toutes applications des techniques de clonage qui visent à produire des êtres humains génétiquement identiques". Le 12 janvier 1988, près de la moitié des Etats membres du Conseil de l'Europe ont finalement signé ce protocole, faisant de celui-ci le premier véritable instrument juridique international contraignant contre le clonage humain. Le texte exclut toute dérogation à l'interdiction de créer des êtres humains génétiquement semblables à un autre, vivant ou mort, et quelle que soit la technique. Il prévoit de lourdes sanctions pénales en cas d'infractions constatées dans les pays européens, lesquelles seront accompagnées d'une interdiction d'exercer pour les chercheurs et les particiens, et de la suppression des licences pour les laboratoires ou cliniques concernées. De même, des poursuites pourront être engagées contre des laboratoires ou des citoyens qui ouvriraient des cliniques en dehors de l'Europe.
Instrument juridique international contraignant ce texte vise donc à protéger les êtres humains contre toute application abusive des progrès biologiques et médicaux. C'est ainsi que pour éviter la commercialisation du génome humain, certains scientifiques et politiques souhaitent qu'il devienne patrimoine commun de l'humanité (et qu'on arrête avec cette volonté de vouloir breveté le génome ce qui pourrait servir des intérêts opposés). "C'est un domaine de la connaissance qui ne peut faire objet de monopoles", déclarait en 1991 le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé. L'UNESCO prépare une Convention dans ce sens.
Cependant, le 11 octobre 1997 à Strasbourg, les dirigeants des quarante et un Etats membres du Conseil de l'Europe se sont prononcés pour l'élaboration d'un protocole additionnel à la Convention européenne sur la bioéthique, appelant à l'interdiction de "toutes applications des techniques de clonage qui visent à produire des êtres humains génétiquement identiques". Le 12 janvier 1988, près de la moitié des Etats membres du Conseil de l'Europe ont finalement signé ce protocole, faisant de celui-ci le premier véritable instrument juridique international contraignant contre le clonage humain. Le texte exclut toute dérogation à l'interdiction de créer des êtres humains génétiquement semblables à un autre, vivant ou mort, et quelle que soit la technique. Il prévoit de lourdes sanctions pénales en cas d'infractions constatées dans les pays européens, lesquelles seront accompagnées d'une interdiction d'exercer pour les chercheurs et les particiens, et de la suppression des licences pour les laboratoires ou cliniques concernées. De même, des poursuites pourront être engagées contre des laboratoires ou des citoyens qui ouvriraient des cliniques en dehors de l'Europe.
Instrument juridique international contraignant ce texte vise donc à protéger les êtres humains contre toute application abusive des progrès biologiques et médicaux. C'est ainsi que pour éviter la commercialisation du génome humain, certains scientifiques et politiques souhaitent qu'il devienne patrimoine commun de l'humanité (et qu'on arrête avec cette volonté de vouloir breveté le génome ce qui pourrait servir des intérêts opposés). "C'est un domaine de la connaissance qui ne peut faire objet de monopoles", déclarait en 1991 le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé. L'UNESCO prépare une Convention dans ce sens.
La réglementation des produits transgéniques.
9 avril 2008
La Commission européenne a adopté, en 1990, trois directives qui ont fait depuis l'objet de modification et d'adptations et qui concernent le confinement des organismes génétiquement modifiés, leur dissémination volontaire et enfin la protection des travailleurs exposés à des agents biologiques. En décembre 1996, la Commission européenne a également pris la décision d'autoriser la commercialisation du maïs et du soja transgéniques, jugeant ces aliments sans risque pour la consommation. La France autorise donc, en novembre 1997, l'importation de maïs transgénique en provenance de la multinationales Novartis.
Pour donner satisfaction aux consommateurs, le Parlement européen a adopté le projet Novel Food, qui rend obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des OGM ou des produits issus des OGM. Si une plante transgénique entre dans la composition d'un aliment, celui-ci doit recevoir une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Commission européenne. Si un produit génétiquement modifié est autorisé, tout aliment contenant plus d'un certain pourcentage de ce produit doit faire l'objet d'un étiquetage spécial à l'intention des consommateurs ; de même, les fruits et les légumes transformés porteront le label "aliments génétiquement modifiés". Pour les libéraux cepedant, l'étiquetage passe pour être un protectionnisme déguisé.
Pour donner satisfaction aux consommateurs, le Parlement européen a adopté le projet Novel Food, qui rend obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des OGM ou des produits issus des OGM. Si une plante transgénique entre dans la composition d'un aliment, celui-ci doit recevoir une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Commission européenne. Si un produit génétiquement modifié est autorisé, tout aliment contenant plus d'un certain pourcentage de ce produit doit faire l'objet d'un étiquetage spécial à l'intention des consommateurs ; de même, les fruits et les légumes transformés porteront le label "aliments génétiquement modifiés". Pour les libéraux cepedant, l'étiquetage passe pour être un protectionnisme déguisé.
Le nucléaire, une énergie "propre"?
8 avril 2008
Écrit par : Jeremie Escallier
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Contrairement à ce qui est souvent dit, les centrales nucléaires, dans des conditions normales d'exploitation, produisent plus proprement que d'autres types de centrales ; ainsi, alors que la production d'un kWh nucléaire se traduit par le rejet de 25 g de gaz à effet de serre, la production du même kWh à partir de gaz dégage de 450 à 650 g; et à partir du charbon de 650 à 1250 g. Selon EDF, l'ensemble des réacteurs évite ainsi l'émission de 310 à 345 millions de tonnes de CO2 par an, d'où une "facture carbonique" divisée par deux en France.
Les émissions radioactives, sous forme gazeuse ou liquide, sont de plus généralement considérées comme minimales aux abords d'une centrale en fonctionnement normal. En termes de santé publique, il convient ainsi de reconnapitre que la charbon et le gaz sont nettement plus dangereux que le nucléaire : un décompte des décès lors des accidents industriels établit, en effet, qu'entre 1970 et 1992 le pétrole a provoqué environ 10 000 morts (en 295 accidents), le charbon 6 000 morts (en 88 accidents), l'hydroélectrique 4 000 morts (en 13 accidents), le gaz naturel 1 200 morts (en 88 accidents) et, enfin, le nucléaire 31 morts (à Tchernobyl). ces chiffres qui ne tiennent comptes que des décès consécutifs aux accidents, doivent cependant être majorés des effets à long terme ; en ce domaine, on estime que les rejets de Tchernobyl provoqueront 3 500 décès par cancer dans les cinquante ans à venir, et que la pollution insidieuse des centrales nucléaires françaises pourrait déclencher entre 10 et 100 cancers par an (à comparer aux 5 000 cancers induits par les examens radiologiques, et aux 6 000 à 7 000 provenant de la radioactivité naturelle).
Outre ces sources de pollution il conviendrait également de prendre en compte le stockage des déchets, dont les risques sur l'environnement immédiat et la santé des générations futures sont difficiles à évaluer.
Les émissions radioactives, sous forme gazeuse ou liquide, sont de plus généralement considérées comme minimales aux abords d'une centrale en fonctionnement normal. En termes de santé publique, il convient ainsi de reconnapitre que la charbon et le gaz sont nettement plus dangereux que le nucléaire : un décompte des décès lors des accidents industriels établit, en effet, qu'entre 1970 et 1992 le pétrole a provoqué environ 10 000 morts (en 295 accidents), le charbon 6 000 morts (en 88 accidents), l'hydroélectrique 4 000 morts (en 13 accidents), le gaz naturel 1 200 morts (en 88 accidents) et, enfin, le nucléaire 31 morts (à Tchernobyl). ces chiffres qui ne tiennent comptes que des décès consécutifs aux accidents, doivent cependant être majorés des effets à long terme ; en ce domaine, on estime que les rejets de Tchernobyl provoqueront 3 500 décès par cancer dans les cinquante ans à venir, et que la pollution insidieuse des centrales nucléaires françaises pourrait déclencher entre 10 et 100 cancers par an (à comparer aux 5 000 cancers induits par les examens radiologiques, et aux 6 000 à 7 000 provenant de la radioactivité naturelle).
Outre ces sources de pollution il conviendrait également de prendre en compte le stockage des déchets, dont les risques sur l'environnement immédiat et la santé des générations futures sont difficiles à évaluer.
Une importante partie de la communauté scientifique est furieuse de l'affront de Garrett Lisi face au "système" mis en place pour confirmer les théories et les rendre consensuelles. Les plus grands noms de la science actuelle voient leur crédibilité mise en jeu. Si un illustre inconnu arrive soudainement, comme c'est le cas ici, et ébranle les fondations des travaux pour lesquels ils reçoivent de généreuses subventions, de quoi ont-ils l'air?
Cette discussion a dérivé en véritable débat politique. Pour ceux qui croient que le domaine de la science théorique est dénudée de tout subjectivisme, détrompez-vous! En physique théorique, il y a deux principales avenues vers une éventuelle "théorie du tout": La théorie des cordes, et la théorie des boucles.
Les partisans des boucles, les "bouclistes", sont en minorité. Par contre, ils sont liesse face à l'avènement de la théorie proposée par Lisi: les deux cadres sont compatibles. Si Lisi a raison, cela donne du poids à leurs arguments. La majorité des théoriciens en physique, les "cordistes", cherchent désespérément, et depuis une vingtaine d'années, à faire de leur théorie un consensus. Ce n'est pas encore chose faite.
La théorie de Lisi, se basant sur un objet mathématique monstrueux appelé E8, est purement géométrique. Nombre de scientifiques croient que les équations régissant l'univers peuvent être purement géométriques. Par exemple, les symétries dans les interactions électromagnétiques et nucléaires ont mené au Modèle Standard, qui repose sur l'objet géométrique SU(3)xSU(2)xU(1), une autre horreur mathématique pour celui qui n'est pas initié.
Et si l'univers n'était pas fait de "belles équations"? Et s'il n'était pas géométrique, comme on le voudrait bien? Ça tient presque de la théologie, mais on cherche désespérément une belle théorie qui pourrait ne pas exister du tout! Ça ferait bien l'affaire des cordistes, remarquons, puisque leur base mathématique contient tellement de paramètres libres que c'est presque impossible qu'ils aient tort. À l'opposé, les bouclistes ont un cadre plus rigide. Ainsi, ils jouent la carte de la transparence.
La théorie de Garrett Lisi, elle, est fixe et immuable. Elle passe ou elle casse, sans aucun paramètre libre. Et si elle fonctionne, elle prédit une vingtaine de nouvelles particules et deux nouvelles constantes physiques. Les "pro" et "anti" Lisi ont un point commun: il faut donc la mettre à l'épreuve de l'expérience. Et ce pourrait être fait dans les prochains mois, avec le LHC qui entre en fonction ce printemps.
Comme il le dit si bien sur le site qui a publié son papier: "It ain't over 'till the LHC sings!"
Cette discussion a dérivé en véritable débat politique. Pour ceux qui croient que le domaine de la science théorique est dénudée de tout subjectivisme, détrompez-vous! En physique théorique, il y a deux principales avenues vers une éventuelle "théorie du tout": La théorie des cordes, et la théorie des boucles.
Les partisans des boucles, les "bouclistes", sont en minorité. Par contre, ils sont liesse face à l'avènement de la théorie proposée par Lisi: les deux cadres sont compatibles. Si Lisi a raison, cela donne du poids à leurs arguments. La majorité des théoriciens en physique, les "cordistes", cherchent désespérément, et depuis une vingtaine d'années, à faire de leur théorie un consensus. Ce n'est pas encore chose faite.
La théorie de Lisi, se basant sur un objet mathématique monstrueux appelé E8, est purement géométrique. Nombre de scientifiques croient que les équations régissant l'univers peuvent être purement géométriques. Par exemple, les symétries dans les interactions électromagnétiques et nucléaires ont mené au Modèle Standard, qui repose sur l'objet géométrique SU(3)xSU(2)xU(1), une autre horreur mathématique pour celui qui n'est pas initié.
Et si l'univers n'était pas fait de "belles équations"? Et s'il n'était pas géométrique, comme on le voudrait bien? Ça tient presque de la théologie, mais on cherche désespérément une belle théorie qui pourrait ne pas exister du tout! Ça ferait bien l'affaire des cordistes, remarquons, puisque leur base mathématique contient tellement de paramètres libres que c'est presque impossible qu'ils aient tort. À l'opposé, les bouclistes ont un cadre plus rigide. Ainsi, ils jouent la carte de la transparence.
La théorie de Garrett Lisi, elle, est fixe et immuable. Elle passe ou elle casse, sans aucun paramètre libre. Et si elle fonctionne, elle prédit une vingtaine de nouvelles particules et deux nouvelles constantes physiques. Les "pro" et "anti" Lisi ont un point commun: il faut donc la mettre à l'épreuve de l'expérience. Et ce pourrait être fait dans les prochains mois, avec le LHC qui entre en fonction ce printemps.
Comme il le dit si bien sur le site qui a publié son papier: "It ain't over 'till the LHC sings!"
Garrett Lisi est un physicien "pigiste". Il a choisi une véritable vie d'ermite, dans les montagnes de la Sierra Nevada. Si ce style de vie excentrique, doublé de sa passion pour le surf, a attiré l'attention des médias américains, c'est surtout pour son papier "Une théorie du tout exceptionnellement simple" qu'il a attiré l'attention des scientifiques de la planète.
Le chercheur a fait couler beaucoup d'encre, depuis la publication de son papier. La théorie du tout, c'est le Saint Graal des physiciens et le rêve inachevé d'Albert Einstein: un formalisme mathématique qui unirait les quatre forces de la nature. Si quelqu'un réussit un jour à unir la gravitation, l'électromagnétisme, et les interactions nucléaires fortes et faibles dans un même cadre mathématique, les plus grands honneurs lui sont promis.
Jusqu'à l'adoption de cette théorie par le consensus scientifique, on doit traiter séparément la gravitation, dans le cadre de la relativité générale, et les trois autres forces, dans ce qu'on appelle le "Modèle Standard". Les deux cadres mathématiques ne sont pas compatibles lorsque l'on essaie de les unir. Ainsi, des problèmes faisant appel à la gravitation et à la mécanique quantique, l'évolution et les interactions des trous noirs par exemple, sont à peine traitables dans le contexte actuel.
La théorie de Lisi est toujours discutée, tant sur le fond que sur la façon donc elle a été présentée au monde. Lorsqu'un chercheur veut faire connaître les résultats de ses travaux, il doit les faire soumettre à un magazine avec révision par les pairs. Le chercheur indépendant a choisi de s'aliéner au système: il a mis sa théorie en ligne, disponible à tous, sur le site arxiv.org.
Cet évènement de science a été très mal couvert par le magazine scientifique français Science & vie (No 1084, Janvier 2008). En effet, sur sa page couverture, le grand titre est le suivant: "Théorie du tout: Enfin! Un physicien aurait trouvé la pièce manquante". En journalisme, on nous répète ad nauseam que "le conditionnel est le condom du journaliste." Le fait que le physicien "aurait" trouvé la pièce manquante est indéniable, mais la théorie est toujours discutée! Le "Enfin!" fait, selon moi, figure de capote percée, ici!
Titre-choc s'il en est, on sait tous que les revues de sciences ont le double objectif de vulgariser et de vendre de la copie. Ici, je crois que la deuxième option était le but premier de ce titre. Par contre, sa crédibilité peut logiquement être remise en question: s'il s'avère que la théorie de Lisi est inexacte, voire fausse, de quoi auront l'air ces soit-disant journalistes scientifiques?
Le chercheur a fait couler beaucoup d'encre, depuis la publication de son papier. La théorie du tout, c'est le Saint Graal des physiciens et le rêve inachevé d'Albert Einstein: un formalisme mathématique qui unirait les quatre forces de la nature. Si quelqu'un réussit un jour à unir la gravitation, l'électromagnétisme, et les interactions nucléaires fortes et faibles dans un même cadre mathématique, les plus grands honneurs lui sont promis.
Jusqu'à l'adoption de cette théorie par le consensus scientifique, on doit traiter séparément la gravitation, dans le cadre de la relativité générale, et les trois autres forces, dans ce qu'on appelle le "Modèle Standard". Les deux cadres mathématiques ne sont pas compatibles lorsque l'on essaie de les unir. Ainsi, des problèmes faisant appel à la gravitation et à la mécanique quantique, l'évolution et les interactions des trous noirs par exemple, sont à peine traitables dans le contexte actuel.
La théorie de Lisi est toujours discutée, tant sur le fond que sur la façon donc elle a été présentée au monde. Lorsqu'un chercheur veut faire connaître les résultats de ses travaux, il doit les faire soumettre à un magazine avec révision par les pairs. Le chercheur indépendant a choisi de s'aliéner au système: il a mis sa théorie en ligne, disponible à tous, sur le site arxiv.org.
Cet évènement de science a été très mal couvert par le magazine scientifique français Science & vie (No 1084, Janvier 2008). En effet, sur sa page couverture, le grand titre est le suivant: "Théorie du tout: Enfin! Un physicien aurait trouvé la pièce manquante". En journalisme, on nous répète ad nauseam que "le conditionnel est le condom du journaliste." Le fait que le physicien "aurait" trouvé la pièce manquante est indéniable, mais la théorie est toujours discutée! Le "Enfin!" fait, selon moi, figure de capote percée, ici!
Titre-choc s'il en est, on sait tous que les revues de sciences ont le double objectif de vulgariser et de vendre de la copie. Ici, je crois que la deuxième option était le but premier de ce titre. Par contre, sa crédibilité peut logiquement être remise en question: s'il s'avère que la théorie de Lisi est inexacte, voire fausse, de quoi auront l'air ces soit-disant journalistes scientifiques?
Toute connaissance scientifique nouvelle est susceptible de donner lieu à des applications dont on sait désormais qu'elles comportent inévitablement des risques. La maîtrise nouvellement acquise dans les manipulations des gènes et des génomes ofre à l'humanité des chances sans précédent qui verront leur pleine expansion durant ce siècle. Les risques encourus sont à la mesure de la puissance de ces méthodes. Ces risques sont au nombre de cinq : environnementaux, de perte de la biodiversité, pour les animaux, pour l'espèce humaine et enfin pour les producteurs.
Avant d'aborder les manipulations génétiques dans leur contexte culturel et éthique, commençons d'abord, dans ce premier texte, par planter le décor
Les manipulations génétiques concernent le monde végétal, le monde animal et l'espèce humaine. Elles peuvent prendre des formes très diverses, dont deux apparaissent particulièrement importantes pour les enjeux économiques qu'elles représentent: dans le domaine végétal, il s'agit de la réalisation d'organisme génétiquement modifiés (OGM), et dans le domaine animal, des animaux transgéniques.
Les espoirs mis dans les manipulations génétiques sont multiples deux sont majeurs: l'accroissement du rendement des espèces et les nouvelles applications dans le domaine de la médecine et de la santé.
Les manipulations génétiques concernent le monde végétal, le monde animal et l'espèce humaine. Elles peuvent prendre des formes très diverses, dont deux apparaissent particulièrement importantes pour les enjeux économiques qu'elles représentent: dans le domaine végétal, il s'agit de la réalisation d'organisme génétiquement modifiés (OGM), et dans le domaine animal, des animaux transgéniques.
Les espoirs mis dans les manipulations génétiques sont multiples deux sont majeurs: l'accroissement du rendement des espèces et les nouvelles applications dans le domaine de la médecine et de la santé.
Sir Arthur C. Clarke (1917-2008)
3 avril 2008
L’écrivain Arthur Charles Clarke s’est éteint à 90 ans dans sa demeure de Colombo, au Sri Lanka, à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il souffrait du syndrome post-polio depuis une vingtaine d’années.

Médecine et culture
1 avril 2008
Qu'est-ce qu'un malade ? Qu'est-ce que la mort ? Posez la question, vous aurez peut-être des réponses différentes en fonction de la culture qui a façonné et dans laquelle évoluent ceux qui vous répondront.
Les Histoires extraordinaires de Jules Verne
27 mars 2008
Voici le titre d'un spectacle de contes évolutif et interactif, produit par le Centre international Jules Verne d’Amiens, en France qui saura ravir les amateurs de science et de culture parmi vous. Ainsi, la culture et la science ne se marient pas uniquement dans les mots, mais également sur les planches. Proposées dans une forme théâtrale, ces Histoires réunissent sur scène trois conteurs français, Olivier Carat, Vincent Gougeat et Dominique Herbet. Les conteurs, qui se mêleront au public, offriront chaque soir une performance différente, choisissant 5 contes parmi 18 contes de ce précurseur de la science moderne. À essayer !
Discutez avec notre expert : Patrick Dubost
30 novembre 2007
Le 11 décembre, le Cœur des sciences vous invite à vivre une expérience hors du commun avec la lecture/performance de Patrick Dubost, mathématicien et poète, et de Vincent Dionne, compositeur de musique électroacoustique. Une activité vraiment spéciale…
De quoi s’agit-il? L’un joue des mots, travaille sur la parole, le langage et les gestes; l’autre créé ses propres sons à partir d’une porte en tôle. Les deux se rencontrent pour la première fois, pour une performance exceptionnelle, pleine d’improvisation, où la science, l’art et la littérature s’entremêlent… pour ne pas mourir.
Vous êtes intrigué par ce mariage de la science et de l'art ? Posez ici vos questions à Patrick Dubost en cliquant sur le bouton "Ajouter un commentaire" ci-haut. Il répondra à vos questions et réagira à vos commentaires sur ce blogue jusqu’au 20 décembre ! Bienvenue !
Patrick Dubost enseigne les mathématiques à Lyon, en France. Il a publié une dizaine de livres et a collaboré avec de nombreux théâtres.
De quoi s’agit-il? L’un joue des mots, travaille sur la parole, le langage et les gestes; l’autre créé ses propres sons à partir d’une porte en tôle. Les deux se rencontrent pour la première fois, pour une performance exceptionnelle, pleine d’improvisation, où la science, l’art et la littérature s’entremêlent… pour ne pas mourir.
Vous êtes intrigué par ce mariage de la science et de l'art ? Posez ici vos questions à Patrick Dubost en cliquant sur le bouton "Ajouter un commentaire" ci-haut. Il répondra à vos questions et réagira à vos commentaires sur ce blogue jusqu’au 20 décembre ! Bienvenue !
Patrick Dubost enseigne les mathématiques à Lyon, en France. Il a publié une dizaine de livres et a collaboré avec de nombreux théâtres.
Mailer sur la Lune
15 novembre 2007
Norman Mailer, romancier, journaliste, essayiste, biographe, poète, metteur en scène, scénariste, acteur de cinéma à l'occasion, chantre de la contre-culture américaine des années ‘50 et ‘60 et auteur d'une quarantaine d'ouvrages, est décédé le 10 novembre dernier à l’âge de 84 ans, des suites d’une insuffisance rénale. Longtemps considéré comme l'enfant terrible de la littérature américaine, il a dominé la scène intellectuelle de son pays pendant toute la deuxième moitié du XXe siècle. Aux côtés de Truman Capote, Joan Didion, et Tom Wolfe, Mailer est considéré comme un innovateur du reportage de fiction, un genre appelé quelquefois Nouveau Journalisme, qui se rattache autant à l’essai qu’au documentaire romancé.
La Quinzaine des sciences
9 novembre 2007
Il n’est pas trop tard pour souligner l’existence de la Quinzaine des sciences, organisée cette année par le Collège Montmorency de Laval, en concertation avec de nombreux partenaires locaux et organismes scientifiques.
Dans l'ombre des Moonwalkers
6 septembre 2007
Lors du récent Festival des films du Monde de Montréal, tenu entre le 23 août et le 3 septembre 2007, j'ai eu l'occasion, comme à mon habitude, de visionner plusieurs films provenant de Russie, du Japon, d'Espagne, d'Italie et du Canada. Parmi ces drames et ces comédies, la présentation qui m'a le plus touché est sans doute le documentaire britannique intitulé In the Shadow of the Moon. Ce film raconte par le biais des témoignages des astronautes du programme Apollo les succès et les mésaventures des missions habitées vers la Lune durant les années 1960 et 70. Douze américains ont foulés le sol lunaire, mais depuis 35 ans, personne n’y est retourné.

Les activités du 24 heures de science se déroulent vendredi et samedi aux quatre coins du Québec. Vous participez en ce moment à l'une d'elles? Laissez un commentaire ici même, sur cette page, dans ce Livre d'or version 21e siècle!
Pour se faire, cliquez simplement sur la ligne "ajouter un commentaire" qui apparaît à la suite du dernier commentaire. N'oubliez pas de signer (votre nom, le titre de l'activité et la ville dans laquelle se tient cette activité). Après avoir enregistré votre message, vous verrez celui-ci s'afficher et vous pourrez ramener le curseur en haut de la page, au bénéfice des gens qui passeront sur cet ordinateur après vous.
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J'aimerais souligner la parution de la 4e édition du Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, dirigé par Dominique Lecourt, aux Presses Universitaires de France. Paru en novembre 2006, ce dictionnaire inédit en format de poche comporte près de 1200 pages dans lesquelles on trouve l'histoire de diverses disciplines scientifiques, concepts, institutions et noms propres. On peut ainsi suivre les heurs et malheurs de l'héliocentrisme et de Copernic, ou savoir ce que les Anciens pensaient des fossiles. Pour qui s'intéresse à la culture des sciences, il s'agit un ouvrage de référence dont on trouve peu d'équivalent.

Les Débrouillards fêtent leurs 25 ans !
25 février 2007
Le magazine et le mouvement d'éducation scientifique Les Débrouillards célèbrent cette année leurs 25 ans d'existence. Les Débrouillards est le seul magazine éducatif québécois à avoir atteint le quart de siècle. Il a dépassé les 5,5 millions d'exemplaires vendus.
Chaque mois, le mouvement éducatif Les Débrouillards rejoint plus de 350 000 jeunes, parents et éducateurs avec ses deux magazines mensuels.
Le professeur Scientifix accorde une entrevue à l'Agence Science-Presse à l'adresse suivante.
Longue vie aux Débrouillards, petits et grands !
Chaque mois, le mouvement éducatif Les Débrouillards rejoint plus de 350 000 jeunes, parents et éducateurs avec ses deux magazines mensuels.
Le professeur Scientifix accorde une entrevue à l'Agence Science-Presse à l'adresse suivante.
Longue vie aux Débrouillards, petits et grands !
La rhétorique de la pénurie de main d'oeuvre scientifique
21 février 2007
Une fois admise et comprise l'importance sociétale de la science, encore faut-il identifier les vrais problèmes et ne pas perdre de précieuses énergies sur de faux problèmes. Il est en effet curieux d'entendre encore des discours sur le « désintérêt » ou la « désaffection » des jeunes envers les sciences et la nécessité de former plus de chercheurs alors que ces questions ont été largement débattues au Québec déjà vers la fin des années 1990 et que les chiffres montrent clairement qu'il n'y a pas péril en la demeure. Au milieu des années 1990 on avait déjà lancé l'idée du « désintérêt des jeunes envers les sciences » et celle d'un « exode des cerveaux ». Tout se passe comme si les milieux gestionnaires et autres porte-parole autoproclamés du bien commun avaient une propension particulière à se lancer à la recherche de solutions à ces problèmes mal posés, avant même de tenter sérieusement de vérifier s'il s'agit bien de situations réelles.
Objets d'art
23 décembre 2006
La science soluble dans la culture?
13 décembre 2006
J’enseigne dans des départements d’études littéraires à l’université depuis 1984 et, depuis 1991, je suis professeur régulier à l’UQAM. Depuis mon doctorat, je m’intéresse dans le cadre de mes recherches à des sujets comme l’utilisation des discours scientifiques dans le texte littéraire, la présence du savant et du laboratoire dans la fiction, la place accordée à la science dans le discours social. Il va de soi qu’il m’arrive d’aborder ces questions dans mes cours. Je retrouve chez les étudiants, grosso modo, l’étonnement qu’on retrouve dans l’ensemble de la population quand les sciences surviennent dans la conversation hors propos. Une curiosité parfois, mais surtout une grande perplexité, qu’on pourrait traduire par la question suivante : qu’est-ce que les sciences viennent faire dans la culture? Formulée ainsi, l’interrogation peut sembler grossière, et pourtant je ne crois pas qu’elle soit très loin de la réalité.
De Frankenstein à Einstein : le scientifique est-il une machine à fiction pour les écrivains?
27 novembre 2006
Assistez à la conférence De Frankenstein à Einstein : le scientifique est-il une machine à fiction pour les écrivains? donnée par notre blogueur Jean-François Chassay, ce mercredi au Coeur des sciences ! Cette conférence présentera un rapide parcours de la figure du scientifique comme mythe et personnage littéraire.
Préparez vos questions, échangez ou débattez de la question avec Jean-François Chassay sur ce blogue ! Poursuivez la discussion en cliquant sur le bouton "Commentaires" sous le titre de ce billet.
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Art, technologie et les tribulations de la vie de couple
2 novembre 2006
Écrit par : Frederic Abraham
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Arts et technologies font bon ménage. On me dira que c'est évident. Je suis bien d'accord. Après tout, mon intention avec ce ''blog'' n'est pas de sonder le rapport entre ces deux domaines dans son mystère et sa complexité. Pour tout de suite, je me contenterai de chroniquer les aventures de ce couple moderne. Excitant?: vous en conviendrez.
Ciel clair et santé de fer
20 septembre 2006
Les 8, 9 et 10 septembre derniers se déroulait au Cosmodôme de Laval le 31e congrès de la Fédération des astronomes amateurs du Québec (FAAQ). Le thème mis de l'avant cette année portait sur le futur de l'astronomie d'amateur. Pendant trois jours, un peu plus de 150 amateurs provenant de tous les coins de la province ont pu assister à des conférences, palper les nouveaux instruments et télescopes conçus par leurs confrères et échanger sur toutes sortes de sujets.
Beaux robots
18 juillet 2006
Les robots industriels existent déjà depuis plusieurs dizaines d'années. Ils coupent la tôle, machinent des pièces, soudent l'acier, assemblent des automobiles. En bon travailleurs consciencieux qu'ils sont, ils demeurent invisibles et ne font parler d'eux qu'occasionnellement. Non-anthropomorphes, ils ne possèdent ni charme ni attrait spécial pour leur collègues humains.
Gadgets à la mode
10 juillet 2006
Nous sommes tous amourachés de nos gadgets. L'engouement pour les téléphones cellulaires, le roulement incessant des équipements informatiques, les publicités télévisuelles pour les robots culinaires de toutes sortes, et même notre histoire d’amour avec l’automobile, marquent la technophilie qui anime notre civilisation. Plus souvent qu'autrement, ces gadgets nous définissent mieux qu'aucun autre artefact nous appartenant. Les gadgets que l'on aime vieillissent d'ailleurs avec nous et nous ne nous en défaisons qu'à contre-cœur.
Bibliothèques du futur
6 juin 2006
Une étude publiée récemment dans les archives gratuites du Public Library of Science (PloS) suggère que les articles provenant des sites en accès public sont cités plus fréquemment que les articles publiés en revues commerciales. (Parlons d'une mise en abyme !).
Les règles du jeu
25 mai 2006
En juillet 1969, Aldrin et Armstrong dans leur fragile embarcation spatiale ne disposaient comme ordinateur de bord que d'une machine équivalente à une calculette d'aujourd'hui. Même à la NASA, les plus puissantes calculatrices électroniques mises à la disposition des contrôleurs de mission et des ingénieurs ne dépassaient pas la puissance d'un micro-ordinateur portable semblable à celui que j'utilise pour rédiger ce billet. Mais lorsqu'il s'agissait de vérifier ses calculs ou de réduire des observations, nos deux astronautes se fiaient surtout à leur fidèle règle à calcul N600-ES, fabriquée par la compagnie Pickett, et que l'on pouvait se procurer à vil prix.
Rêves de science et génies oniriques
18 mai 2006
Dernièrement, un billet du blogue Boing Boing faisait référence aux inventions et aux créations inspirées par les rêves. Plusieurs instances sont documentées où des savants ont résolus dans leur sommeil des problèmes sur lesquels ils s'acharnaient. Par exemple, Friedrich August Kekulé von Stradonitz (1829-1896) découvrit la molécule de benzène en rêve, en comparant des serpents aux longues rangées d'atomes.
De 14 heures à 16 heures ce vendredi, 12 mai, venez bloguer en direct avec l'auteur et philosophe Hervé Fischer, président de l'organisme Science pour tous, dans le cadre des 24 heures de la science. Pour réagir à ses questions -ou lui en poser d'autres!- cliquez simplement sur la mention "ajouter un commentaire" .
La parole est à Hervé Fischer:
1- À l'occasion des 24 heures de science, je voudrais souligner que les sciences posent les questions les plus passionnantes qui soient sur l'univers, la vie, la nature, l'énergie, etc. Comment se fait-il que beaucoup de jeunes se détournent de l'enseignement des sciences?
2 - Ai-je raison de penser que la science et la technologie font partie de notre culture du XXI e siècle au même titre que le cinéma, la musique, la littérature, le sport?
3 - Pourquoi les gouvernements n'investissent-ils pas dans le soutien à la culture scientifique et technique, pourtant nécessaire pour notre développement industriel et pour notre participation aux grands débats sociaux sur le réchauffement de la planète, les OMG, les énergies renouvelables, le clonage, etc., alors qu'ils soutiennent la musique, le théâtre, la littérature, le sport, etc.?
Hervé Fischer
président de Science pour tous.
La parole est à Hervé Fischer:
1- À l'occasion des 24 heures de science, je voudrais souligner que les sciences posent les questions les plus passionnantes qui soient sur l'univers, la vie, la nature, l'énergie, etc. Comment se fait-il que beaucoup de jeunes se détournent de l'enseignement des sciences?
2 - Ai-je raison de penser que la science et la technologie font partie de notre culture du XXI e siècle au même titre que le cinéma, la musique, la littérature, le sport?
3 - Pourquoi les gouvernements n'investissent-ils pas dans le soutien à la culture scientifique et technique, pourtant nécessaire pour notre développement industriel et pour notre participation aux grands débats sociaux sur le réchauffement de la planète, les OMG, les énergies renouvelables, le clonage, etc., alors qu'ils soutiennent la musique, le théâtre, la littérature, le sport, etc.?
Hervé Fischer
président de Science pour tous.
Cette belle formule de Rabelais, sans doute un peu usée par les années, est pourtant tout aussi importante aujourd’hui pour “ l’honnête homme ” de notre temps, qu’il y a cinq siècles. Elle mérite donc amplement de servir de titre à mon premier billet pour ce blogue.
Signez le LIVRE D'OR des 24 heures!
10 mai 2006
Les activités des 24 heures de science se déroulent vendredi et samedi aux quatre coins du Québec. Vous participez en ce moment à l'une d'elles? Laissez un commentaire ici même, sur cette page, dans ce Livre d'or version 21e siècle!
Pour ce faire, cliquez simplement sur la ligne "ajouter un commentaire" qui apparaît à la suite du dernier commentaire. N'oubliez pas de signer (votre nom, le titre de l'activité et la ville dans laquelle se tient cette activité). Après avoir enregistré votre message, vous verrez celui-ci s'afficher et vous pourrez ramener le curseur en haut de la page, au bénéfice des gens qui passeront sur cet ordinateur après vous.
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Bienvenue!
9 mai 2006
Avez-vous remarqué que la science apparaît souvent dans les romans, les films, les bandes dessinées? Etes-vous satisfait de la place qu'on lui réserve dans la politique, les lieux publics, la société? Qu'en pensent les experts?
Bienvenue sur Science on blogue... de culture! Suggestions de lectures pour les mordus, commentaires déçus ou admiratifs sur le blockbuster du moment... C'est de tout cela et plus encore dont les scientifiques viendront parler sur cette page.
N'hésitez pas à les commenter, les questionner, leur suggérer des lectures, bref, interagir (en cliquant sur "ajouter un commentaire", en haut de ce billet): le succès de Science on blogue démontre que plus que jamais, les gens veulent savoir ce que les scientifiques ont à dire... et les scientifiques veulent parler!
L'équipe de l'Agence Science-Presse
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L'équipe de l'Agence Science-Presse


