L'extraterrestre mon frère (3)
6 juin 2008
Pour ceux que les humanités d’outre-espace n’effraient pas, je suggère la visite du Centre des sciences de Montréal, qui présente cet été, une exposition intitulée « Extra ou terrestres ? ». Originellement créée en Angleterre par la firme The Science Of, cette exposition a été présentée en première à Londres en 2005, puis à Tokyo et Miami, avant de prendre l'affiche à Montréal jusqu'au 1er septembre prochain.
L'extraterrestre mon frère (2)
5 juin 2008
J’ai parlé dans mon billet précédent de la position (non-officielle, s’entend) du Vatican vis-à-vis la vie extraterrestre. On a vu que l’idée de la pluralité des mondes est très vieille et qu’elle accompagne le développement de la cosmologie, notamment le passage du cosmos fini à l’univers infini de la Renaissance.
L'extraterrestre mon frère (1)
24 mai 2008
Suite à un article paru dans l’organe de presse du Vatican, L’Osservatore Romano, la blogosphère se jetait sans retenue sur les déclarations du Père jésuite Jose Funes, directeur de l’Observatoire du Vatican. En effet, celui-ci avait affirmé, dans une entrevue parue le 13 mai, que la vie sur d’autres planètes pouvait exister, et qu’elle ne remettait pas en cause les fondements du catholicisme. En écho à la prière de Saint-François d’Assise, ces créatures, s’ils existent, devraient être considérés comme des « frères extraterrestres », faisant partie de la Création. « Tout comme il y a une multitude de créatures sur Terre, il pourrait y avoir d'autres êtres, même des êtres intelligents, crées par Dieu. Cela ne contredit pas notre foi, car nous ne pouvons pas poser de limites à la liberté créatrice de Dieu », dit-il.

Comme une bouteille à la mer (2)
13 mai 2008
J'ai parlé dans mon billet précédent de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter, qui emportait votre nom avec elle. D'autres sondes, qui iront encore plus loin, font de même. Notamment, le Kepler Space Observatory dont la mission consiste à découvrir des planètes extrasolaires grâce à un photomètre éloigné de la lumière du globe terrestre. En effet, le satellite sera sur une orbite solaire loin derrière la Terre. Il emportera votre nom, ainsi que votre message (jusqu'à 500 mots), sur un DVD.
Le lancement de la mission Kepler devrait se produire en février 2009. La date limite de soumission est le 1er novembre. Comme disait les Anciens : Ad Astra... ad vitam eternam !
Le lancement de la mission Kepler devrait se produire en février 2009. La date limite de soumission est le 1er novembre. Comme disait les Anciens : Ad Astra... ad vitam eternam !
Danser avec les fantômes
13 mai 2008
Dans le cadre des 24 heures de Science, les élèves de 6e année de la classe de Sylvain Champoux de l’École Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ont participé à un atelier d’initiation au journalisme scientifique animé par le journaliste Luc Dupont. Après avoir exploré les rudiments du journalisme scientifique, les élèves ont formé des équipe afin d’interviewer Marie-Hélène Bellavance, une artiste multidisciplinaire pas comme les autres connaît le phénomène des membres fantômes. Nous vous présentons ici les résultats de cette journée placée sous le signe de l’investigation scientifique.
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Comme une bouteille à la mer
6 mai 2008
Pourquoi ne pas faire vivre son nom pour l’éternité ? C’est un peu ce que la NASA nous invite à faire en laissant notre nom sur le site Web du LRO. En effet, en vue du lancement prochain de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter vers l’orbite lunaire à la fin de 2008, la NASA recueille nos noms afin de les graver sur une micropuce, laquelle sera éventuellement intégrée au vaisseau spatial. La NASA espère ainsi développer l’intérêt de l’exploration spatiale chez les jeunes.
Les 9 et 10 mai prochains, c'est tout le Québec qui se mobilise pour la Science! 24 heures de science est une journée d'activités en science et technologie qui s'adresse à tous et se déroule aux quatres coins de notre Belle Province.
Pour une science(-fiction) citoyenne
29 avril 2008
Nous avons déjà discuté dans ce blogue, comme dans les blogues associés de l'Agence Science-Presse, de la nécessité pour les scientifiques et technocrates de développer une attitude de responsabilité civique et de considérer les implications citoyennes de leurs projets, non seulement dans notre vie quotidienne, mais également dans la vie de la cité.
La réglementation du clonage.
9 avril 2008
Le débat sur le clonage humain démontre que l'éthique diffère d'une culture à l'autre. D'un côté, l'emipirisme anglo-saxon, le refus de toute interdiction a priori, issu d'un droit basé sur un débat contradictoire, et d'une culture influencée par les philosophies de Hume au XVIIIe siècle et de Stuart Mill au XIXe siècle ; de l'autre les Latins, notamment les français, attachés à une vision d'intérêt général, à un impératif supérieur du bien public dont la culture est influencée par le philosophe Kant, et du droit issu du droit réglementaire romain. LA tradition protestante s'oppose à la tradition catholique ! Réconcilier ces deux points de vue apparaît bien difficile.
Cependant, le 11 octobre 1997 à Strasbourg, les dirigeants des quarante et un Etats membres du Conseil de l'Europe se sont prononcés pour l'élaboration d'un protocole additionnel à la Convention européenne sur la bioéthique, appelant à l'interdiction de "toutes applications des techniques de clonage qui visent à produire des êtres humains génétiquement identiques". Le 12 janvier 1988, près de la moitié des Etats membres du Conseil de l'Europe ont finalement signé ce protocole, faisant de celui-ci le premier véritable instrument juridique international contraignant contre le clonage humain. Le texte exclut toute dérogation à l'interdiction de créer des êtres humains génétiquement semblables à un autre, vivant ou mort, et quelle que soit la technique. Il prévoit de lourdes sanctions pénales en cas d'infractions constatées dans les pays européens, lesquelles seront accompagnées d'une interdiction d'exercer pour les chercheurs et les particiens, et de la suppression des licences pour les laboratoires ou cliniques concernées. De même, des poursuites pourront être engagées contre des laboratoires ou des citoyens qui ouvriraient des cliniques en dehors de l'Europe.
Instrument juridique international contraignant ce texte vise donc à protéger les êtres humains contre toute application abusive des progrès biologiques et médicaux. C'est ainsi que pour éviter la commercialisation du génome humain, certains scientifiques et politiques souhaitent qu'il devienne patrimoine commun de l'humanité (et qu'on arrête avec cette volonté de vouloir breveté le génome ce qui pourrait servir des intérêts opposés). "C'est un domaine de la connaissance qui ne peut faire objet de monopoles", déclarait en 1991 le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé. L'UNESCO prépare une Convention dans ce sens.
Cependant, le 11 octobre 1997 à Strasbourg, les dirigeants des quarante et un Etats membres du Conseil de l'Europe se sont prononcés pour l'élaboration d'un protocole additionnel à la Convention européenne sur la bioéthique, appelant à l'interdiction de "toutes applications des techniques de clonage qui visent à produire des êtres humains génétiquement identiques". Le 12 janvier 1988, près de la moitié des Etats membres du Conseil de l'Europe ont finalement signé ce protocole, faisant de celui-ci le premier véritable instrument juridique international contraignant contre le clonage humain. Le texte exclut toute dérogation à l'interdiction de créer des êtres humains génétiquement semblables à un autre, vivant ou mort, et quelle que soit la technique. Il prévoit de lourdes sanctions pénales en cas d'infractions constatées dans les pays européens, lesquelles seront accompagnées d'une interdiction d'exercer pour les chercheurs et les particiens, et de la suppression des licences pour les laboratoires ou cliniques concernées. De même, des poursuites pourront être engagées contre des laboratoires ou des citoyens qui ouvriraient des cliniques en dehors de l'Europe.
Instrument juridique international contraignant ce texte vise donc à protéger les êtres humains contre toute application abusive des progrès biologiques et médicaux. C'est ainsi que pour éviter la commercialisation du génome humain, certains scientifiques et politiques souhaitent qu'il devienne patrimoine commun de l'humanité (et qu'on arrête avec cette volonté de vouloir breveté le génome ce qui pourrait servir des intérêts opposés). "C'est un domaine de la connaissance qui ne peut faire objet de monopoles", déclarait en 1991 le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé. L'UNESCO prépare une Convention dans ce sens.
La réglementation des produits transgéniques.
9 avril 2008
La Commission européenne a adopté, en 1990, trois directives qui ont fait depuis l'objet de modification et d'adptations et qui concernent le confinement des organismes génétiquement modifiés, leur dissémination volontaire et enfin la protection des travailleurs exposés à des agents biologiques. En décembre 1996, la Commission européenne a également pris la décision d'autoriser la commercialisation du maïs et du soja transgéniques, jugeant ces aliments sans risque pour la consommation. La France autorise donc, en novembre 1997, l'importation de maïs transgénique en provenance de la multinationales Novartis.
Pour donner satisfaction aux consommateurs, le Parlement européen a adopté le projet Novel Food, qui rend obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des OGM ou des produits issus des OGM. Si une plante transgénique entre dans la composition d'un aliment, celui-ci doit recevoir une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Commission européenne. Si un produit génétiquement modifié est autorisé, tout aliment contenant plus d'un certain pourcentage de ce produit doit faire l'objet d'un étiquetage spécial à l'intention des consommateurs ; de même, les fruits et les légumes transformés porteront le label "aliments génétiquement modifiés". Pour les libéraux cepedant, l'étiquetage passe pour être un protectionnisme déguisé.
Pour donner satisfaction aux consommateurs, le Parlement européen a adopté le projet Novel Food, qui rend obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des OGM ou des produits issus des OGM. Si une plante transgénique entre dans la composition d'un aliment, celui-ci doit recevoir une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Commission européenne. Si un produit génétiquement modifié est autorisé, tout aliment contenant plus d'un certain pourcentage de ce produit doit faire l'objet d'un étiquetage spécial à l'intention des consommateurs ; de même, les fruits et les légumes transformés porteront le label "aliments génétiquement modifiés". Pour les libéraux cepedant, l'étiquetage passe pour être un protectionnisme déguisé.



