Sherlock Holmes est, aujourd’hui, beaucoup plus qu’un personnage fictif que l’on doit à Conan Doyle. C’est un imaginaire en soi dont la logique, basée sur des faits scientifiques, permet de résoudre des énigmes insolubles.

Sherlock Holmes, c’est aussi le modèle du roman policier « de la chambre close » où toutes les preuves peuvent se retrouver en un seul lieu. Il suffit d’être attentif, de posséder des connaissances dans certains domaines scientifiques, d’avoir de la méthode, et… la solution adviendra.

Alors comment s’en est tiré Guy Ritchie, le réalisateur du nouveau film Sherlock Holmes? Son Holmes est-il fidèle au personnage de Conan Doyle?

Oui et non. On imagine facilement certains aficionados — ils sont nombreux — hurler de rage en voyant ce film et se demander comment réaliser le crime parfait contre le réalisateur et le scénariste…

En effet, ce Holmes est bien excité et on voit, derrière lui, la longue litanie des blockbusters américains dans lesquels un film ne peut exister s’il n’y a pas des explosions continuelles et où un plan ne peut durer plus de trois secondes. C’est bien le contraire de la réflexion et de l’attention que Holmes porte sur les choses, qui nécessitent de la lenteur et la persistance du regard.

En même temps, un réalisateur n’a pas à être respectueux du travail de l’écrivain. Du texte à l’image, on passe à un autre type de langage qui a ses propres règles. Et généralement, les réalisateurs respectueux font souvent les plus mauvaises adaptations.

Médecine, biologie, chimie, est-ce que ces sciences correspondent précisément à ce qu’on en connaissait à l’époque? Peu importe, pour l’immense majorité des spectateurs. Holmes utilise les sciences et une méthodologie scientifique pour combattre des croyances et des superstitions; le film démontre qu’on peut être facilement berné par des charlatans et des bandits si nous nous refusons à la science; et on voit que la science peut être un moteur narratif extrêmement utile pour rendre intéressant un film ou un roman. Voilà trois excellentes raisons de continuer à s’intéresser à Sherlock Holmes. Et à Watson, bien sûr!

Jean-François Chassay est professeur au département d’études littéraires à l’Université du Québec à Montréal

Dessine-moi le Cosmos

Écrit par : Mario Tessier
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Il reste encore deux semaines pour voir l’exposition d’Alexandre Robichaud à la Galerie Quartier libre. Cet artiste-peintre acadien a gagné le Grand prix du public du Festival international Montréal en arts (FIMA) de 2007 ainsi que le grand prix du Festival des Arts Visuels de l’Atlantique en 2003. Il possède un baccalauréat en arts visuels de l’Université de Moncton. Originaire du Nouveau-Brunswick, il expose et peint depuis 2003.

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Vivre sous terre

Je ne sais pas pourquoi, le mot « troglodyte » me fait toujours penser à un genre d’animal préhistorique recouvert de plaques cornées. Heureusement que mon ami Robert est là pour me rappeler à l’ordre : « Habitant d’une excavation naturelle (caverne, grotte), et par extension d’une demeure aménagée dans la terre, le roc ». C’est avec étonnement que j’ai appris – dans le fascinant The world without us, d’Alan Weisman – l’existence de vastes cités souterraines, faisant parfois plusieurs étages de profondeur dans la campagne turque.

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Histoire d’eau

Aqua est un mot latin signifiant « eau ». Aqua était également le nom d’un groupe pop scandinave qui a connu un certain succès dans les années 1990. Mais maintenant, Aqua est aussi le titre d’une exposition qui prend l’affiche dans quelques jours au Centre des sciences de Montréal.

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En cette ère de bouleversements environnementaux, il est de bon ton d’être écolo. Et, pourquoi pas, de pourfendre au passage les multinationales qui s’enrichissent au détriment des gens et de la nature. Le documentaire Who killed the electric car? pointe plusieurs responsables – pétrolières, fabricants automobiles, administration Bush – de la mise au rancart de l’EV1, un modèle de voiture électrique brièvement commercialisé par GM dans les années 1990 avant d’être mystérieusement retirée de la circulation. La voiture électrique est souvent perçue comme la solution miracle aux problèmes environnementaux liés aux transports. Quand des pontes de la question environnementale tels que David Suzuki (dans son Guide vert par exemple) vantent les mérites des véhicules électriques, normal que le grand public soit alléché par cette alternative verte.

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La machine vivante

Art et controverse vont souvent de pair. Certains artistes aiment provoquer ou choquer, parfois pour déclencher des émotions chez le spectateur, parfois dans le seul but d’obtenir un peu de visibilité.

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En matière de pollution environnementale, le plastique sous toutes ses formes s’approche certainement du titre peu enviable d’ennemi numéro un. Bouteilles, sacs, emballages et suremballages divers, jouets, ustensiles, stylos… Le plastique est partout. Et, de plus en plus, le plastique est dans les océans.

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Écrit par : Pierre-Michel Bergeron
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Petite histoire trouvée chez bioephemera, et encore une fois passée inaperçue dans nos médias… Le mois dernier, un astéroïde nous a frôlé. Littéralement. L’objet céleste, répondant au poétique nom de 2009 DD45, avait été remarqué par des astronomes australiens le 27 février dernier, trois jours seulement avant de passer à proximité de la Terre.

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Écrit par : Pierre-Michel Bergeron
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Une récente découverte pourrait marquer un pas important dans le combat livré au sida par les chercheurs. La recherche d’une équipe allemande, parue dans le prestigieux New England Journal of Medicine, a pourtant été presque ignorée des médias d’ici. Seule La Presse lui a réservé un espace plutôt mineur dans les pages intérieures de son édition du dimanche 1er mars dernier. Pourtant, le Dr Réjean Thomas y déclarait, enthousiaste, que c’était « une des plus grandes découvertes dans l'histoire du sida depuis longtemps ». Il est toujours étonnant de constater à quel nos médias mettent l’accent sur certaines nouvelles (pensons à l’hystérie entourant la listériose), mais en oublient complètement d’autres qui sont pourtant d’une importance capitale.

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Écrit par : Mario Tessier
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Je me plais à relire de temps à autre des transcendantalistes comme Emerson et Thoreau. Leur humanisme, aux accents romantiques mais dotés d’une saveur résolument optimiste, typiquement américaine, est un contrepoison efficace à une certaine pensée rationaliste mortifère. Thoreau, par ailleurs, demeure un auteur éminemment contemporain, avec sa prise de conscience écologique, ses idéaux d’indépendance et d’autosuffisance, ainsi que sa politique de désobéissance civile et de résistance non-violente.

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