Tout ce qui est vert n'est pas cyanobactéries...
Voici une question que de nombreux Québécois se posent actuellement. Mais seriez-vous capables de faire la différence entre des fleurs d’eau de cyanobactéries et de simples végétaux inoffensifs?
Ce petit guide illustré, proposé par le Ministère du Développement durable, Environnement et Parcs devrait vous aider à profiter des plaisirs de l'été en toute sécurité.
Avis aux amoureux de la mer .... du Bas-Saint-Laurent
Initié par des bénévoles du Club de voile, cet événement grand public mettra en valeur les acteurs du milieu maritime de la région : scientifiques et passionnés de la mer viendront partager leurs expériences avec vous et vous faire découvrir les secrets bien cachés du Saint-Laurent.
EnviroZine
"Le jour d'après"… quand la fiction rejoint la réalité
Deux chercheurs québécois, Patrick Lajeunesse, professeur au Département de géographie de l'Université Laval et Guillaume St-Onge, professeur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski, viennent de lever le voile sur les circonstances de cette catastrophique vidange.
Sortie écolo : Le Complexe environnemental Saint-Michel
Samsø : une île danoise zéro carbone
Des sauterelles à la sauce soja pour réduire les GES
Les stationnements urbains ne sont pas que laids
Les biocarburants : une solution envisageable ?
Un hivernage qui rapporte gros ...
Le nucléaire, une énergie "propre"?
Les émissions radioactives, sous forme gazeuse ou liquide, sont de plus généralement considérées comme minimales aux abords d'une centrale en fonctionnement normal. En termes de santé publique, il convient ainsi de reconnapitre que la charbon et le gaz sont nettement plus dangereux que le nucléaire : un décompte des décès lors des accidents industriels établit, en effet, qu'entre 1970 et 1992 le pétrole a provoqué environ 10 000 morts (en 295 accidents), le charbon 6 000 morts (en 88 accidents), l'hydroélectrique 4 000 morts (en 13 accidents), le gaz naturel 1 200 morts (en 88 accidents) et, enfin, le nucléaire 31 morts (à Tchernobyl). ces chiffres qui ne tiennent comptes que des décès consécutifs aux accidents, doivent cependant être majorés des effets à long terme ; en ce domaine, on estime que les rejets de Tchernobyl provoqueront 3 500 décès par cancer dans les cinquante ans à venir, et que la pollution insidieuse des centrales nucléaires françaises pourrait déclencher entre 10 et 100 cancers par an (à comparer aux 5 000 cancers induits par les examens radiologiques, et aux 6 000 à 7 000 provenant de la radioactivité naturelle).
Outre ces sources de pollution il conviendrait également de prendre en compte le stockage des déchets, dont les risques sur l'environnement immédiat et la santé des générations futures sont difficiles à évaluer.
L'éco-taxe peut-elle sauver la panète?
Cette technique consistait à taxer l'utilisation des produits générateurs de gaz à effet de serre, de sorte que les utilisateurs soient incités à réduire leur utilisation. Concrètement, en frappant surtout les combustibles fossiles qui ont la plus forte intensité de carbone par unité d'énergie, cette taxe conduirait à une augmentation de prix en pourcentage ralativement plus forte pour le charbon que pour les autres combustibles (pétrole et gaz naturel), parce que le charbon n'a pas seulement la plus forte intensité de carbone par unité d'énergie, mais aussi parce qu'il est meilleur marché. Par exemple, une taxe de 50 dollars par tonne de carbone en Europe de l'Ouest entraînerait une hausse moyenne de prix pour l'utilisateur final de 35 % pour le charbon, de 8% pour le gaz naturel à l'usage domestique et 5% pour l'essence ; en revanche, l'augmentation aux Etats-Unis serait de 90% pour le charbon, 13% pour le gaz naturel et 12% pour l'essence.
L'éco-taxe présentait au moins deux avantages substantiels:
- elle apparaisait, d'une part, comme un facteur d'efficacité économique dans le choix des moyens les moins coûteux pour contenir un emploi de l'énergie fossile, principale source de gaz carbonique ; une taxe de ce type constitue en fait un moyen économique de réduire la pollution, parce que seuls les pollueurs qui peuvent réduire leur action polluante à peu de frais choisiront de polluer moins, alors que ceux pour qui l'opération serait plus coûteuse préféreront payer la taxe.
- elle rendrait, d'autre part, également possible la réalisation de redéploiements fiscaux, laissés à l'appréciation des gouvernements, à travers lesquels les prélèvements supplémentaires résultant de la nouvelle taxe seraient compensés par la réduction d'autres impôts et charges collectives dont les effets économiques sont négatifs ou distorsifs (ce nouveau prélèvement est en effet conçu pour être neutre sur le terrain budgétaire).
Mais l'éco-taxe a, en fait, trois inconvénients:
- elle agit dans une économie de marché sur les prix (via les taxes) et ne permet pas de savoir quelle incidence elle aura sur les quantités, parce que personne ne sait à l'avance quelle sera la réponse effective des utilisateurs.
- une taxe sur les énergies n'a de portée réelle que si elle s'applique à tous - ce qui suppose que les gouvernements aient le courage politique d'affronter de puissantes oppositions, nationales et internationales -, et si elle est conçue, non comme une fin, mais comme le moyen de financer une politique vlontariste de réforme.
- de plus, de nombreux secteurs industriels, y compris français, grands consommateurs d'énergie (ciment, chimie, sidérurgie...), sont très histiles à ce projet.
Finalement, les pays membres de l'OCDE n'ont pas voulu de cette taxe et le projet de directive européenne fut finalement retiré par la Commission. Avis aux solutions...
L'eau propre deviendrait-elle un bien rare?
On mesure mieux aujourd'hui la nécessité de préserver la propreté de l'eau en prenant conscience de sa rareté. L'homme a toujours tenu l'eau pour une ressource éternellement abondante, puisque le cycle de l'eau est pêrpétuel. Pourtant, les réserves en eau douce ne représentent que 2 à 3% de l'eau qui coule à la surface de la planète. On estime à l'heure actuelle que 28 pays, représentant une population de 340 millions d'habitants, souffrent de manque d'eau (c'est-à-dire qu'ils disposent de moins de 1000 m3 de ressources d'eau renouvables par an et par personne). D'ici à 2025, il y aura entre 46 et 52 pays dans ce cas, ce qui représentera une population totale d'environ 3 milliards d'habitants. En 2025, l'Inde pourrait se retrouver en situation de "stress hydrique", situation définie comme un approvisionnement en eau douce renouvable de 1 000 à 1 7000 m3 par personne et par an, et la Chine risquerait de basculer dans cette catégorie, des pénuries importantes se produisant déjà dans certaines grandes villes.
Outre l'agriculture, qui entre pour plus de 70% dans la consommation mondiale d'eau, les pressions exercées par la poussée démographique, l'urbanisation et l'industrialisation contribuent à faire de l'eau un bien rare. L'accès à l'eau pourrait devenir l'une des sources principales de tension entre les pays au siècle prochain ; c'est d'ailleurs déjà le cas au Proche-Orient et en Asie du Sud.
Discutez avec notre expert : Jacques Weber !
Voilà les questions que soulevait l’économiste anthropologue Jacques Weber, dans le cadre d’une conférence « Les humains dans la biodiversité » présentée ce soir au Cœur des sciences de l'UQÀM. Venez poursuivre cette discussion avec M. Weber en cliquant sur le bouton "Ajouter un commentaire" ci-haut. Il répondra à vos questions et réagira à vos commentaires sur ce blogue jusqu’au lundi 8 octobre ! Bienvenue !
L'etat officiel du climat
Ce rapport contient une analyse des données les plus récentes sur l’évolution du climat et des prévisions à long terme. Ainsi que l’on pouvait s’y attendre, il ne contient que des mauvaises nouvelles.
Banquise en danger
Au dela de Kyoto?
Le climat en 2006 et le réchauffement à venir
La Californie donne l'exemple au gouvernement des EU
Echec au tsunami
Glaciers en voie de disparition
La ruée vers l’Arctique
Faire face aux défis du XXI siècle
Les grands défis du XXIe siècle
Une erreur exemplaire
18 Avril 1906, San Francisco, Californie
San Francisco, Californie, 5 h 12 heures le matin du 18 avril 1906. La terre frémit. Un tremblement de terre et l'incendie qui l'a suivi détruisaient la ville de San Francisco et faisaient 3000 victimes. Au cours des cent dernières années, les tremblements de Terre ont fait au moins 4 millions de victimes. Le tremblement de Terre de San Francisco ne fut ni le plus puissant ni le plus meurtrier du siècle mais il est entré dans notre mémoire et y a pris la même importance que la destruction de Pompéi lors de l'éruption du Vésuve, en l'an 79, il y près de 2000ans.
La fonte des glaciers
La retraite des glaciers au Groenland et dans l'Antarctique s'est accélérée au cours des 10 dernières années. Ce recul des calottes glaciaires a surpris la plupart des glaciologues qui maintenant craignent une montée catastrophique du niveau de la mer avant la fin du 21e siècle. Dans son numéro du 24 Mars, la revue « Science » y consacre un éditorial et plusieurs articles http://www.sciencemag.org/cgi/content/summary/311/5768/1673 .
L'Antarctique aussi!
La plupart des scénarios des climatologues pour l'évolution de la calotte de glace qui recouvre l'Antarctique étaient plutôt optimistes. Ils prévoyaient qu'en dépit du réchauffement global, la masse de la calotte augmenterait durant le 21e siècle grâce à une accumulation accrue de la neige sur le glacier.
Le Groenland de plus en plus vert.
Le Groenland ne mérite guerre son nom de pays vert. La plus grande partie de ce territoire est couvert par une calotte de glace dont l'épaisseur dépasse 2km. Les glaciologues sont très inquiets pour la santé de cette calotte. On peut suivre l'évolution des glaciers depuis 1960 grâce aux enregistrements de photos par les satellites. On voit ainsi que depuis 1960, les glaciers au sud du Groenland ont reculé d'une bonne dizaine de kilomètres.
Aérosols et effet de serre
Depuis 50 ans, les satellites enregistrent des photos de la Terre. Les premières photos prises il y a 50 ans sont infiniment plus nettes que les photos les plus récentes. La moindre qualité de ces photos témoigne de la présence d'aérosols anthropogéniques dans l'atmosphère et de la détérioration de la qualité de l'air. Ces aérosols proviennent surtout de l'activité industrielle et de la combustion des forets. Une partie des aérosols provient aussi de sources naturelles, les volcans, les tempêtes de sable, etc.
La fin de Poseidon
Le satellite franco-américain TOPEX-POSEIDON vient de terminer sa très productive carrière. Mis en orbite en 1992 pour observer les océans, il a été mis hors d'activité après la faillite de son système automatique d'orientation. Au cours de presque quinze ans de service, ce satellite a révolutionné l'océanographie physique.
Morts au fond de la mine
En ce début d'année, nous avons été choqués par le tragique dénouement d'un accident dans une mine de charbon en Virginie. Douze mineurs, dont on avait à tort annoncé la survie, avaient en fait péris au fond de la mine. Cet accident coïncide avec deux anniversaires. Il y a exactement cent ans, en 1906, un coup de grisou provoquait la catastrophe de Courrières. Dans cette mine du Nord de la France, on allait compter 1099 victimes, un des plus meurtriers accidents dans l'histoire des mines de charbon. Il y a exactement 50 ans, en 1956, 262 mineurs trouvaient la mort dans la mine du bois du Cazier, à Marcinelle, en Belgique. Pendant près de trois semaines, les familles ont attendus avec angoisse que les sauveteurs atteignent la galerie la plus profonde dans laquelle on espérait trouver des survivants. Comme en Virginie, l'espoir s'était avéré vain.
Le dernier voyage du Clemenceau
Le porte-avion « Clemenceau » fut pendant longtemps un des fleurons de la marine française. Il risque de ne laisser à l'histoire que le souvenir d'une fin peu glorieuse. En service depuis 1960 et désarmé il y a maintenant dix ans, le Clemenceau a commencé son dernier voyage en destination de l'Inde, vers un cimetière marin ou sa carcasse sera démantelée. Comme tous les navires construits à cette époque, le Clemenceau est bourré d'amiante. Sa démolition et la récupération de la ferraille ne peut donc pas se faire sans un complet désamiantage. Curieusement, pour traiter l'amiante la marine nationale a choisi la non-préférence nationale. Il faut bien dire qu'une telle opération coûte très cher et le ministère français de la marine cherche à en réduire le coût. Il faut aussi dire que, suite à de nombreuses affaires, l'amiante a vraiment une sale réputation en France. La marine avait sollicité plusieurs chantiers européens mais les pays concernés l'Espagne et la Turquie ont fini par refuser. Les normes européennes sont très strictes et très coûteuses, et plutôt que de s'y plier la marine nationale a donc choisi de faire faire le travail en Inde. La veille de Noël, les tribunaux français ont fini par rejeter la requête de différentes associations et, tous les obstacles ainsi levés, la carcasse du Clemenceau, cadeau de Noël empoisonné, est lentement remorquée vers l'Inde. Mais il est encore possible que le Clemenceau doive rebrousser chemin parce que la Cour suprême de l'Inde est maintenant saisie de la question, et la sous-commission des déchets toxiques a déjà rendu un avis négatif.
Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques
Voyez sur cette page la couverture faite par l'Agence Science-Presse de la 11e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (28 novembre au 7 décembre 2005):
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2005/man281105.html
Incluant la couverture d'un colloque "Science et société" organisé par l'Université du Québec à Montréal: voyez notre bulletin, L'INFO FLASH
Le jour ou le climat changea
Il y a 20 ans, au milieu d'un obscur congrès tenu dans un lieu de villégiature autrichien, la relation entre gaz à effet de serre et changements climatiques devenait, pour la première fois, un sujet d'étude destiné non pas à une poignée de spécialistes, mais à tous les environnementalistes.
Agence Science-Presse - 23 novembre
Tsunami: un an après.
Il y a un an, le tremblement de terre de Sumatra et le tsunami qui a suivi faisaient plus de 250000 victimes. Ce désastre a probablement été la catastrophe naturelle la plus médiatisée des temps modernes. Par le nombre de victimes, elle se classe parmi les plus meurtrières de l'histoire. En 1556, le tremblement de terre de Shansi en Chine a causé la mort de 850000 personnes. Encore en Chine, on estime à 650000 le nombre de victimes du tremblement de terre de Tangshan qui a eu lieu en 1976, il y a presque 30 ans. A l'époque, on en avait à peine parlé, peut-être parce que les autorités chinoises avaient tout fait pour cacher l'ampleur du désastre.
Adaptation et mitigation dans les pays en voie de développement
Commentaire de Pascal : Même réaction que l'intervenant précédent: il est bien de parler de ce sujet qu'on oublie trop souvent. Les pays du Sud seront affectés par les changements climatiques et n'auront pas les ressources que nous avons pour s'y préparer ni s'y adapter. Mais votre billet semble rendre la situation plus désespérante encore, parce qu'il donne des exemples concrets d'impacts qui, ici, seraient bénins, mais pour certaines populations, seront catastrophiques. Dans le contexte de la conférence des Nations Unies sur le Protocole de Kyoto, y a-t-il des choses qui se font? Y a-t-il de l'aide en vue pour ces populations? Parce que si elles attendent qu'on ait réduit notre propre production de gaz à effet de serre, elles vont attendre longtemps...
Le niveau de la mer (suite)
Parmi tous les satellites en orbite autour de la terre, deux satellites jumeaux suivent exactement la même trajectoire à une distance de 100 km l'un de l'autre. Ils ont été mis en orbite en Mars 2002 avec pour mission de mesurer avec une extraordinaire précision les variations dans le temps et dans l'espace du champ de gravité terrestre. En suivant les orbites de ces satellites et en mesurant avec une précision millimétrique les variations de la distance qui les sépare, il est possible de calculer les accélérations qui sont dues à l'action de la gravité. On mesure ainsi des variations de g de l'ordre de 1/10000000000. Cette mission a reçu le nom de GRACE : "Gravity Recovery and Climate Experiment" (voir les informations sur le site web de la mission http://www.csr.utexas.edu/grace/).
Il y a injustice climatique... s'exclament, souvent et avec raison, les représentants des pays les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète (voir le Monde diplomatique). En effet, ceux qui produisent le plus de gaz à effet de serre, les pays industrialisés, voire les pays les plus riches... ne sont pas ceux qui sont les plus touchés par les bouleversements climatiques ou encore les plus démunis sur le plan de la capacité d'adaptation. À l'occasion d'un atelier, tenu en janvier 2005 au Bangladesh, sur les implications des communautés locales dans les efforts d'adaptation, les discours inauguraux des officiels ne laissaient aucun doute sur la colère des délégations des petites îles du pacifique ou de l'Afrique. Les participants issus des grands pays « producteurs » de GES, comme moi, ont ressenti un profond malaise. Ce malaise persiste. Cet appel à l'aide des pays du Sud est repris à la Conférence de Montréal. On se doit de démontrer notre appui.
Les variations du niveau de la mer
A l'est de Londres, un système de digues et de portes protège Londres et l'embouchure de la Tamise lors des grandes marées. Ce système a été construit après les inondations catastrophiques de l'hiver 1952-53. La conjonction d'une grosse tempête en mer du nord et de fortes marées avait causé de gros dégâts en Europe du nord, surtout en Angleterre et en Hollande. Suite a ces inondations, la Hollande a renforcé le système de digues qui protègent la partie du territoire qui est sous le niveau de la mer. Pour Londres, la Hollande, et les régions littorales exposées aux marées, toute montée du niveau de la mer est cause d'inquiétude.
À surveiller cette semaine en environnement !
Conférence / Table-ronde
Et s'ils abandonnaient Kyoto? (2)
Un abandon complet est peu probable: une frange importante de leurs électorats ne le pardonnerait pas. Mais sans l'abandonner, les pays signataires et non-signataires peuvent décider d'édulcorer le Protocole de Kyoto. Regard sur une réflexion européenne.
Agence Science-Presse (15 novembre)
Et s'ils abandonnaient Kyoto? (1)
A trois semaines de la rencontre annuelle des Nations Unies sur le Protocole de Kyoto, qui a lieu cette fois à Montréal, une idée hérétique semble prendre forme: faudra-t-il laisser tomber Kyoto pour obtenir l'assentiment de tout le monde?
Agence Science-Presse - manchette du 7 novembre
Les ministres planchent sur les énergies propres
Les ministres de l'énergie et de l'environnement des pays du G8 ont examiné à huis clos, à Londres, les technologies "propres" aptes à contrer l'envolée des émissions de CO2 que nous vaudra la croissance économique des pays riches, de la Chine et de l'Inde.
Le Monde (1er novembre)
Les déchets nucléaires
Une nouvelle récente dans le « Toronto Star » est peut-être passée inaperçue : le gouvernement canadien est a la recherche d'un site de stokage souterrain pour nos déchets nucléaires. Au mieux, le site entrerait en operation dans une soixantaine d'années. Ce délai peut paraître long, mais il est fort probable que même si une décision est prise, il faudra plus de soixante ans pour construire le site. Une grande étude sur le stockage dans le granite a déjà été faite à Lac du Bonnet, au Manitoba, mais à la condition expresse que le site expérimental ne soit jamais utilisé.
À surveiller cette semaine en environnment !
Conférence
La flambée des prix du pétrole
Cette année n'a pas seulement été marquée par un nombre record de catastrophes naturelles. Nous avons aussi vu le prix du pétrole brut atteindre un niveau record. Si cela pouvait nous inciter à réduire notre consommation, ce ne serait pas nécessairement une mauvaise nouvelle. Il faut pourtant se rendre compte que la flambée des prix du brut reflète avant tout une augmentation record de la consommation. Il est peu vraisemblable que cette tendance s'inverse. La Chine et d'autres pays sont en pleine expansion économique. Aujourd'hui la circulation automobile à Pékin ou Shanghai est plus dense que celles de Montréal ou Toronto. Imaginons qu'un jour toutes les familles chinoises et indiennes auront deux automobiles !
Gaz à effet de serre: une hausse de 52%?
Un autre coup de tonnerre. Le dernier rapport annuel sur l'état mondial de l'énergie prédit une hausse des gaz à effet de serre de... 52%. Et ce d'ici 2030, si aucune action radicale n'est prise pour réduire la consommation d'énergie.
Compte-rendu en français (7 novembre 2005).
La santé des changements climatiques
Vous doutez encore que les changements climatiques puissent d'ores et déjà avoir un impact sur la santé humaine? Ceux qui travaillent là-dessus ont tout plein de chiffres pour vous en convaincre.
Compte-rendu d'une analyse parue dans le New England Journal of Medicine.
Bio de Laurent Lepage: la convergence au service de la science
Désormais, la convergence n'est plus l'apanage des empires médiatiques. Le concept de convergence commence aussi à faire son chemin dans l'univers scientifique.
Crise alimentaire au Niger : Changements climatiques, variabilité du climat… et négligence?
Les « changements climatiques » se traduisent surtout par une augmentation des événements extrêmes – pluies diluviennes, sécheresses récurrentes, ouragans. Au Sahel (région aride d'Afrique située au Sud du Sahara et regroupant 9 États : Cap Vert, Sénégal, Gambie, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad et Soudan), les précipitations sont le phénomène naturel le plus affecté par les variabilités du climat. Capricieuses, les pluies sont concentrées en trois mois et dispersées inégalement sur le territoire. De plus, la qualité de la saison des pluies varie beaucoup d'une année à l'autre.
Changements climatiques: quand allons-nous tous mourir?
Hausse du niveau des eaux, fonte des Pôles, augmentation
des ouragans… Le futur semble inquiétant et pourtant, il est possible de
s'adapter aux changements climatiques. Dans un pays riche comme le nôtre du
moins, "c'est un problème gérable" a assuré ce soir Alain Bourque, du
Consortium Ouranos, dans le cadre d'une conférence au Centre des sciences
intitulée "S'adapter sans démissionner". Partagez-vous son optimisme?
Arriverez-vous à vous adapter? Comment? Venez poursuivre la discussion avec lui
en cliquant sur le bouton "Commentaires".
À surveiller cette semaine en environnement !
Conférences
Variabilité du réchauffement climatique
Nous avons eu un beau mois de septembre. D'après la NOAA (National Ocean and Atmosphere Administration), le mois de septembre 2005 a été globalement le plus chaud jamais enregistré. Si en elle-même, cette information n'est pas significative statistiquement, elle s'inscrit dans la ligne d'autres données qui démontrent que nous subissons un réchauffement climatique. Les moyennes annuelles de température n'ont jamais été aussi élevées qu'au cours des dix dernières années. Ce réchauffement n'est pas uniforme sur toute la Terre. Certaines régions pourraient se refroidir, alors que dans l'ensemble, la planète se réchauffe. Les effets locaux du réchauffement dépendent beaucoup des vents et des courants océaniques. Les modélisateurs du climat essaient donc de comprendre si ces courants vont être modifiés par le réchauffement global et comment.
À surveiller cette semaine en environnement !
Conférences
Les changements climatiques….de la science à l'action
La multiplication des événements climatiques extrêmes ( ouragans, pluies torrentielles, canicules…) aura pour effet d'amener plusieurs gouvernements à revoir le volet adaptation de leur politique à l'égard des changements climatiques.
Bien sûr, nos gouvernements avaient déjà saisi les enjeux derrière les bouleversements climatiques, mais les réponses actuelles s'inscrivent dans une perspective à long terme, sans véritable sentiment d'urgence. La question des changements climatiques a été longtemps confinée aux rencontres scientifiques, à la prospective, à la discussion de scénarios lointains. Paradoxalement, ce sont les désastres d'aujourd'hui, ceux que nous rapporte la télévision, qui enfin montre la fragilité de notre quotidien et dévoile notre « impréparation ».
Mais les ouragans « exceptionnels » qui ont balayé ces derniers mois le sud des Etats-Unis auront-ils au moins convaincu une partie de l'opinion américaine de prendre au sérieux le réchauffement climatique. Les images fortes des ces infortunés appelant les hélicoptères à leur venir en aide ont marqué le pays le plus «puissant» de la planète. Même si les changements d'attitude se mesurent sur des années, on peut penser que les coûts faramineux des secours et de la reconstruction auront un impact sur l'économie américaine et les prochaines élections….Il est donc à prévoir que nos voisins du Sud penseront bientôt à s'adapter au réchauffement climatique et peut-on espérer réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il sera difficile d'oublier Katrina.
Reeves-Suzuki: aux armes, citoyens!
On se serait cru aux portes du Centre Bell un soir de grand concert: un public dont la moyenne d'âge ne devait pas dépasser les 30 ans, une ligne d'attente qui n'en finissait plus, des malheureux qui, n'ayant pu se procurer les billets, s'étaient mis à la recherche de revendeurs... Les changements climatiques n'auront jamais été aussi "tendance" !
