Vivre sous terre

Je ne sais pas pourquoi, le mot « troglodyte » me fait toujours penser à un genre d’animal préhistorique recouvert de plaques cornées. Heureusement que mon ami Robert est là pour me rappeler à l’ordre : « Habitant d’une excavation naturelle (caverne, grotte), et par extension d’une demeure aménagée dans la terre, le roc ». C’est avec étonnement que j’ai appris – dans le fascinant The world without us, d’Alan Weisman – l’existence de vastes cités souterraines, faisant parfois plusieurs étages de profondeur dans la campagne turque.

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En cette ère de bouleversements environnementaux, il est de bon ton d’être écolo. Et, pourquoi pas, de pourfendre au passage les multinationales qui s’enrichissent au détriment des gens et de la nature. Le documentaire Who killed the electric car? pointe plusieurs responsables – pétrolières, fabricants automobiles, administration Bush – de la mise au rancart de l’EV1, un modèle de voiture électrique brièvement commercialisé par GM dans les années 1990 avant d’être mystérieusement retirée de la circulation. La voiture électrique est souvent perçue comme la solution miracle aux problèmes environnementaux liés aux transports. Quand des pontes de la question environnementale tels que David Suzuki (dans son Guide vert par exemple) vantent les mérites des véhicules électriques, normal que le grand public soit alléché par cette alternative verte.

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En matière de pollution environnementale, le plastique sous toutes ses formes s’approche certainement du titre peu enviable d’ennemi numéro un. Bouteilles, sacs, emballages et suremballages divers, jouets, ustensiles, stylos… Le plastique est partout. Et, de plus en plus, le plastique est dans les océans.

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Contrairement à ce qui est souvent dit, les centrales nucléaires, dans des conditions normales d'exploitation, produisent plus proprement que d'autres types de centrales ; ainsi, alors que la production d'un kWh nucléaire se traduit par le rejet de 25 g de gaz à effet de serre, la production du même kWh à partir de gaz dégage de 450 à 650 g; et à partir du charbon de 650 à 1250 g. Selon EDF, l'ensemble des réacteurs évite ainsi l'émission de 310 à 345 millions de tonnes de CO2 par an, d'où une "facture carbonique" divisée par deux en France.
Les émissions radioactives, sous forme gazeuse ou liquide, sont de plus généralement considérées comme minimales aux abords d'une centrale en fonctionnement normal. En termes de santé publique, il convient ainsi de reconnapitre que la charbon et le gaz sont nettement plus dangereux que le nucléaire : un décompte des décès lors des accidents industriels établit, en effet, qu'entre 1970 et 1992 le pétrole a provoqué environ 10 000 morts (en 295 accidents), le charbon 6 000 morts (en 88 accidents), l'hydroélectrique 4 000 morts (en 13 accidents), le gaz naturel 1 200 morts (en 88 accidents) et, enfin, le nucléaire 31 morts (à Tchernobyl). ces chiffres qui ne tiennent comptes que des décès consécutifs aux accidents, doivent cependant être majorés des effets à long terme ; en ce domaine, on estime que les rejets de Tchernobyl provoqueront 3 500 décès par cancer dans les cinquante ans à venir, et que la pollution insidieuse des centrales nucléaires françaises pourrait déclencher entre 10 et 100 cancers par an (à comparer aux 5 000 cancers induits par les examens radiologiques, et aux 6 000 à 7 000 provenant de la radioactivité naturelle).
Outre ces sources de pollution il conviendrait également de prendre en compte le stockage des déchets, dont les risques sur l'environnement immédiat et la santé des générations futures sont difficiles à évaluer.
La question de la reproduction, associée à la crainte ou à l'admiration pour les progrès technologiques, a hanté l'imaginaire littéraire tout au long de la première moitié du XXe siècle. Elle est au coeur, par exemple, des oeuvres d'anticipation des futuristes italiens Marinetti et Vasari, puis des écrivains européens Capek, Huxley ou encore Orwell. Ils relient tous l'avènement d'un nouveau monde à de nouvelles modalités de reproduction résultant des progrès technologiques. Dans le monde qu'ils envisagent, la reproduction de l'espèce est ainsi confiée à des hommes mécaniques ou à des machines. La sexualité, le plaisir et l'affection sont séparés de la procréation, celle-ci étant également soustraite au corps de la femme. La fracture entre le corps humain et ses fonctions est consommé. La nouvelle humanité est "déshumanisée". Il est parfois intérêssant quand-t-on est scientifique de se pencher dans la littérature pour trouver certaines réponses et certaines limites à la bioéthique.
Lorsque Mary Shelley publie en 1818 son célèbre Frankenstein, le mot bioéthique n'existe pas. Pourtant c'est de l'éthique propre à la recherche biologique qu'il y est question. Quelle faute a commise l'étudiant en médecine Victor Frankenstein? L'immense majorité de ceux qu'on interrogerait aujourd'hui sur ce point réponderait qu'il s'agit du fait d'avoir fabriqué un être humain.
Mais cette immense majorité n'a jamais lu l'oeuvre de Mary Shelley et bien peu savent qu'elle était sous-titrée Le Prométhée moderne. Prométhée apportait aux hommes ces Lumières et les progrès scientifiques. En effet, la science avait doté l'homme de pouvoirs que nous pouvons presque qualifier de créateurs, qui l'ont rendu capable de changer et de modifier les êtres qui l'entourent. Cela constitue donc bien un défi au canon Episcopi qui avait définitivement interdit à tout chrétien d'imaginer - d'imaginer seulement - qu'un autre que le Dieu de la Bible puisse créer ou transformer les êtres vivants. En fabriquant un être humain, Victor Frankenstein devenait un héros qui, tel Prométhée, donnait aux hommes le pouvoir de défier victorieusement le Ciel. Mais Victor, le savant victorieux, a cependant commis une faute: il a fabriqué un être qui souffre. La faute n'est pas d'avoir fabriqué un homme, c'est d'avoir fabriqué celui-là, si laid, si terrifiant que tous s'enfuient à son approche et qui souffre horriblement de n'avoir ni compagne, ni famille, ni amis. Si la bioéthique signifiait la prise en considération du mal que l'on peut faire aux autres en manipulant le vivant, alors on devrait à Mary Shelley d'en avoir imaginé le cas parfaitement exemplaire. Le fait que , au milieu des années 1990, la communauté scientifique ait considéré comme un problème éthique majeur le choix, dans la fécondation in vitro, entre le spermatides et les spermatozoïdes démontre parfaitement que ce que l'on appelle la bioéthique n'a pas grand chose à voir avec cette morale. Alors que les églises elles-mêmes semblent avoir oublié le canon Episcopi, c'est pourtant bien ce qu'il fulmine contre la science le sacrilège qui est au coeur de la bioéthique.
Écrit par : Jeremie Escallier
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Les médias ont de plus en plus tendance à déformer les propos des scientifiques, et cela pour diverses raisons, mais il faut savoir que du même coups il y a des droits et notamment le droit de réponse. Ce dernier est un contrepoids nécessaire à la liberté de la presse, il consiste en un droit reconnu à une personne désignée par un média de requérir la publication gratuite d'une réponse par ce même média. Il constitue l'un des moyens de défense du scientifique face aux médias. Il offre au scientifique "livré en pâture" à l'opinion publique, la possibilité d'exprimer à son tour son opinion, sa version des faits, sa vérité, et permet d'assurer le caractère contradictoire du débat. A l'heure où des propos de scientifques sont très vites relayés, dans une multitude de médias, il paraît nécessaire que les scientifiques soient particulièrement vigilants et n'hésitent pas à employer leurs droits.
Une fois n’est pas coutume, ce billet est surtout destiné aux scientifiques et divers intervenants intéressés à l’étude du climat. En effet, le prochain congrès de la Société canadienne de météorologie et d'océanographie se déroulera du 25 au 29 mai 2008, à Kelowna, dans la vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique. Le thème du congrès est intitulé : « Eau, météo et climat : La science comme outil de décision ».

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La Quinzaine des sciences

Il n’est pas trop tard pour souligner l’existence de la Quinzaine des sciences, organisée cette année par le Collège Montmorency de Laval, en concertation avec de nombreux partenaires locaux et organismes scientifiques.

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50 E.S. (Ère spatiale)

La dernière édition de fin de semaine du New York Times souligne en grandes pompes le cinquantième anniversaire du lancement de Spoutnik, avec de multiples articles dans sa section Science. D’autres publications ne manquent pas d’ailleurs de faire une rétrospective de ce demi-siècle d’ère spatiale ; par exemple, dans les numéros d’octobre des revues de vulgarisation scientifique Scientific American et Discover.
Le premier satellite, Spoutnik, d'origine soviétique

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La fin de semaine des 15, 16 et 17 juin prochains verra la tenue du festival scientifique Euréka ! Ce rendez-vous de l’univers de la science, des technologies et des innovations montréalaises se déroule sur les Quais du Vieux-Port et propose une kyrielle d'activités à saveur scientifique qui saura plaire à toute la famille.

Festival Euréka !

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Gènes en familles

Écrit par : Mario Tessier
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Un récent reportage à la télévision de Radio-Canada faisait état de l'engouement des noirs américains pour la généalogie génétique. En effet, la plupart de ceux-ci ont des ancêtres esclaves, pour lesquels il n'existe pas d'archives généalogiques. Ils ne peuvent donc pas remonter à leurs racines africaines suivant les méthodes traditionnelles de recherche. À ce sujet, on se rappelle d'ailleurs le succès phénoménal qu'avait connu il y a trente ans le roman d'Alex Haley, Roots: The Saga of an American Family. Le livre racontait les heurs et malheurs de Kunta Kinte, un Africain capturé par des esclavagistes en 1767, et de ses descendants jusqu'à Haley lui-même. On en avait tiré un mini-série télévisée qui avait passionné l'Amérique entière. 130 millions de téléspectateurs avait suivi à un moment ou un autre les déboires de la famille de Kunta Kinte.

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Écrit par : Yves Gingras
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Une fois admise et comprise l'importance sociétale de la science, encore faut-il identifier les vrais problèmes et ne pas perdre de précieuses énergies sur de faux problèmes. Il est en effet curieux d'entendre encore des discours sur le « désintérêt » ou la « désaffection » des jeunes envers les sciences et la nécessité de former plus de chercheurs alors que ces questions ont été largement débattues au Québec déjà vers la fin des années 1990 et que les chiffres montrent clairement qu'il n'y a pas péril en la demeure. Au milieu des années 1990 on avait déjà lancé l'idée du « désintérêt des jeunes envers les sciences » et celle d'un « exode des cerveaux ». Tout se passe comme si les milieux gestionnaires et autres porte-parole autoproclamés du bien commun avaient une propension particulière à se lancer à la recherche de solutions à ces problèmes mal posés, avant même de tenter sérieusement de vérifier s'il s'agit bien de situations réelles.

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Revue de l'année 2006

Écrit par : Mario Tessier
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Que nous a apporté l'année 2006 au niveau des sciences et des technologies ? Quels nouveaux gadgets ont marqué les douze derniers mois ?

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Écrit par : Yves Gingras
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La plupart des interventions sur la question des relations entre science et culture ont un caractère essentiellement performatif consistant à vouloir faire advenir ce qui n'existe pas encore, comme lorsque l'on déclare que « désormais science, technologie, économie, culture, santé et environnement sont des mots indissociables ». Or ce genre d'affirmations péremptoires est rarement suivi d'une démonstration de leur réalité effective au temps présent. J'aimerais ici proposer une analyse de la fonction sociale de ces discours et interventions de la part de différents acteurs impliqués: scientifiques, politiciens, industriels, muséologues, journalistes et communicateurs scientifiques. Je reprends en fait un exposé fait en novembre au Musée de la civilisation à Québec.

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Écrit par : Yves Gingras
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Au mois d’août dernier, le Pape Benoît XVI tenait une réunion avec des scientifiques à sa résidence d’été de Castel Gandolfo pour discuter de la théorie de l’évolution. Alors que le débat fait rage depuis longtemps aux Etats-Unis parmi les sectes fondamentalistes chrétiennes, il semble que le Vatican sente soudain le besoin de prendre parti dans ce débat. En fait, la plus récente intervention papale date de 1996 quand, croyant faire un grand bond en avant, Jean-Paul II déclarait que la théorie de Darwin était « plus qu’une hypothèse »…laissant ainsi aux herméneutes le soin de comprendre ce qu’était exactement ce « plus ».

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Bon Dieu de *?@#%&$!

Ce n'est sans doute pas un hasard si des revues lues à la fois par les cognoscenti et par le grand public ont publié simultanément des articles de fond sur l'athéisme et la remise en question de la religion. En effet, immédiatement après la victoire démocrate aux élections américaines de mi-mandat, Wired a publié en page couverture « The New Atheism » tandis que l'édition du 13 novembre 2006 du Time renfermait un dossier intitulé : « God vs. Science ». Enhardis par cette éclaircie au sein d'un climat politique et culturel conservateur, des scientifiques, irrités et frustrés de l'ingérence du Président Bush dans les officines de recherche et les politiques scientifiques, ont décidé de réagir en s'attaquant à l'origine de leurs maux : la religion.

Couverture du Wired

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... est une collection de livres - Thomas Carlyle

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Technologie citoyenne

Les 9 et 10 juin 2006 se déroulait à l'Université McGill, à Montréal, le Technology Symposium. Cette année le thème du colloque est “ Technologie et citoyenneté ”. Il faut noter que ces symposium n'est pas destiné au grand public ; on y attend plutôt des consultants, des étudiants, des industriels, des chercheurs en R&D, des professeurs et académiques intéressés aux applications sociales de la technologie, notamment dans les domaines de l'éducation, de la gestion, de l'informatique et de la sociologie.

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J'ai déjà parlé dans un des billets précédents de la singularité technologique. Un congrès sur le sujet vient d'ailleurs de se terminer à Stanford, une petite ville de Sillicon Valley. On y retrouvait une quantité impressionnante de luminaires de la post-modernité, incluant Ray Kurzweil (futurologue), Eric Drexler (nanotechnologie), Douglas R. Hofstadter (auteur de Gödel, Escher, Bach, les brins d'une guirlande éternelle), Steve Jurveston, Max More (extropien), Cory Doctorow (auteur de science-fiction), et bien d'autres encore.

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Science, on blogue! Le premier livre sur les blogues en science!