À ne pas manquer: un débat sur la science à Rimouski!
1 décembre 2008
L'Agence Science-Presse a lancé le mouvement Je vote pour la science afin de soulever un débat électoral sur la science. Des Rimouskois ont répondu à l'appel: l'événement, qui réunira les candidats locaux du Parti libéral, du Parti québécois et de l'Action démocratique, aura lieu le 3 décembre prochain à 19 heures, à la salle Georges Beaulieu du cégep Rimouski.
Quand Sarah Palin recourt à la science...
9 octobre 2008
Sarah Palin, gouverneure de l'Alaska et candidate républicaine à la vice-présidence des Etats-Unis, souhaite que le créationnisme et la théorie de l'évolution soient enseignées sur un pied d'égalité dans les écoles américaines. Elle a souvent contesté le bien-fondé des liens établis entre le réchauffement climatique et l'activité humaine. Bien qu'elle vive dans un des environnements les plus fragiles du monde au plan écologique, elle fait la promotion de la prospection du pétrole de la réserve naturelle arctique et d'un gazoduc pour transporter le gaz naturel à travers l'Alaska.
La recherche d'arguments à caractère scientifique ne doit pas être le souci principal de cette fervente évangéliste, croirait-on. Pourtant, dans une poursuite lancée le mois dernier contre la décision de Washington d'inscrire l'ours polaire sur la liste des espèces menacées, la gouverneure de l'Alaska a affirmé que cette décision ne tenait pas compte des "meilleures données de la science": son plaidoyer faisait état des recherches d'au moins six scientifiques remettant en question la menace d'extinction des ours polaires ainsi que le facteur humain dans le réchauffement climatique. Madame Palin serait-elle devenue soucieuse d'intégrer la rigueur des sciences à ses décisions politiques ?
Selon le journal britannique The Guardian, non seulement l'état de l'Alaska ne compte aucun spécialiste des ours polaires, mais certains travaux des scientifiques cités par la gouverneure, qui contredisent la plupart des experts mondiaux en climatologie et en étude des mammifères, ont été financés par l'industrie pétrolière (dont Exxon Mobil et l'American Institute of Petroleum). Il faut savoir que les compagnies pétrolières ont récemment déposé une soumission de 2,7 milliards pour les droits d'exploration de la mer de Chukshi, habitat important pour les ours polaires, et que l'inclusion de ces animaux parmi les espèces menacées remettrait en cause le projet de Mme Palin de construire un gazoduc.
De la même façon que les promoteurs néo-créationnistes du "dessein intelligent" (intelligent design) utilisent les travaux de scientifiques marginaux ou complaisants à l'appui de leur thèse, Mme Palin tente de donner une caution scientifique à ses projets politiques. Dans l'un et l'autre cas, il s'agit de mettre la science au service de convictions qui n'ont rien à voir avec celle-ci. Malheureusement, il y a - et il y aura toujours - des chercheurs prêts à se vendre au plus offrant.
Le sénateur McCain, qui dit vouloir défendre l'intégrité scientifique contre les ingérences politiques, aurait intérêt à regarder de plus près ce qui se passe dans la cour de sa colistière.
La recherche d'arguments à caractère scientifique ne doit pas être le souci principal de cette fervente évangéliste, croirait-on. Pourtant, dans une poursuite lancée le mois dernier contre la décision de Washington d'inscrire l'ours polaire sur la liste des espèces menacées, la gouverneure de l'Alaska a affirmé que cette décision ne tenait pas compte des "meilleures données de la science": son plaidoyer faisait état des recherches d'au moins six scientifiques remettant en question la menace d'extinction des ours polaires ainsi que le facteur humain dans le réchauffement climatique. Madame Palin serait-elle devenue soucieuse d'intégrer la rigueur des sciences à ses décisions politiques ?
Selon le journal britannique The Guardian, non seulement l'état de l'Alaska ne compte aucun spécialiste des ours polaires, mais certains travaux des scientifiques cités par la gouverneure, qui contredisent la plupart des experts mondiaux en climatologie et en étude des mammifères, ont été financés par l'industrie pétrolière (dont Exxon Mobil et l'American Institute of Petroleum). Il faut savoir que les compagnies pétrolières ont récemment déposé une soumission de 2,7 milliards pour les droits d'exploration de la mer de Chukshi, habitat important pour les ours polaires, et que l'inclusion de ces animaux parmi les espèces menacées remettrait en cause le projet de Mme Palin de construire un gazoduc.
De la même façon que les promoteurs néo-créationnistes du "dessein intelligent" (intelligent design) utilisent les travaux de scientifiques marginaux ou complaisants à l'appui de leur thèse, Mme Palin tente de donner une caution scientifique à ses projets politiques. Dans l'un et l'autre cas, il s'agit de mettre la science au service de convictions qui n'ont rien à voir avec celle-ci. Malheureusement, il y a - et il y aura toujours - des chercheurs prêts à se vendre au plus offrant.
Le sénateur McCain, qui dit vouloir défendre l'intégrité scientifique contre les ingérences politiques, aurait intérêt à regarder de plus près ce qui se passe dans la cour de sa colistière.
Inspection des aliments : s'en remettre encore plus aux entreprises?
9 septembre 2008
La crise entourant les cas de contamination à la listériose aura mis en évidence les limites de l'autorégulation des entreprises pour la protection du public. Alors qu'une crise semblable avait, il y a une dizaine d'années, amené les États-Unis à se donner des normes et des moyens de surveillance très stricts et efficaces, le gouvernement Harper envisageait, jusqu'à tout récemment, de réduire encore plus le rôle des inspecteurs de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et s'en remettre aux tests et rapports produits par les entreprises.
Un gouvernement a pour mission de veiller à l'intérêt commun. Confier entièrement cette responsabilité à des entreprises dont la finalité est d'abord et avant tout le profit de leurs actionnaires serait une abdication dont les événements récents permettent d'envisager les graves conséquences. Lors du déclenchement de la crise actuelle, selon le Globe and Mail, non seulement le gouvernement n'en était plus au stade de simples projets de délégation de responsabilités, mais certaines mesures en place depuis mars dernier avaient déjà eu pour effet de réduire le nombre d'inspections sur le terrain... y compris chez Maple Leaf dont le seul inspecteur s'était vu confiné au travail de bureau sur des rapports d'inspection produits par la compagnie. Le tout en conformité avec l'idéologie conservatrice opposée en principe à toute intrusion gouvernementale dans l'activité économique.
Il faut espérer que les électeurs s'interrogent, à l'occasion de la présente campagne électorale, sur les motivations de ces politiciens qui se présentent pour détruire ce qu'ils ont pour devoir de gérer.
Un gouvernement a pour mission de veiller à l'intérêt commun. Confier entièrement cette responsabilité à des entreprises dont la finalité est d'abord et avant tout le profit de leurs actionnaires serait une abdication dont les événements récents permettent d'envisager les graves conséquences. Lors du déclenchement de la crise actuelle, selon le Globe and Mail, non seulement le gouvernement n'en était plus au stade de simples projets de délégation de responsabilités, mais certaines mesures en place depuis mars dernier avaient déjà eu pour effet de réduire le nombre d'inspections sur le terrain... y compris chez Maple Leaf dont le seul inspecteur s'était vu confiné au travail de bureau sur des rapports d'inspection produits par la compagnie. Le tout en conformité avec l'idéologie conservatrice opposée en principe à toute intrusion gouvernementale dans l'activité économique.
Il faut espérer que les électeurs s'interrogent, à l'occasion de la présente campagne électorale, sur les motivations de ces politiciens qui se présentent pour détruire ce qu'ils ont pour devoir de gérer.
Le prix de la recherche…
9 juillet 2008
Quand j’étais petit, je croyais qu’on pouvait trouver une solution à n’importe quel problème… Mon grand-père est malade, le médecin va trouver le bobo… L’auto de maman va mal, le mécanicien va trouver ce qui cloche… On manque d’électricité à la maison, un monsieur va monter dans un poteau et ensuite, tout redeviendra normal…
Une fois ma naïveté enfantine passée (i.e. pendant mon baccalauréat !), j’ai réalisé à quel point il y avait du travail derrière chaque « résolution de problème » ; en effet, plusieurs personnes travaillent à développer les connaissances et l’expertise requise pour faire en sorte que tout fonctionne bien autour, et bien souvent, nous ne sommes même pas conscient de l’ingéniosité qui se cache derrière le fait d’avoir « l’eau courante », de pouvoir se faire enlever la vésicule biliaire sans trop de problèmes et traverser l’Atlantique en moins de sept heures… Toutefois, depuis que j’occupe un poste de chercheur, que je participe à l’ébauche de projets d’acquisition de connaissances et que j’encadre une équipe de recherche, une autre réalité m’a frappé de plein fouet : chercher, ça coûte cher, et l’argent est difficile à obtenir… Il faut donc être compétitif et adresser de bons thèmes de recherche.
Mais quelle est la priorité accordée à la recherche dans notre société ? Est-ce que les chercheurs sont davantage des « rêveurs », des « savants fous », des « rats de bibliothèque », des « bâtisseurs » ? Comment sommes-nous perçu ? Est-ce bien vu d’être financé par des organismes publiques ?
Une fois ma naïveté enfantine passée (i.e. pendant mon baccalauréat !), j’ai réalisé à quel point il y avait du travail derrière chaque « résolution de problème » ; en effet, plusieurs personnes travaillent à développer les connaissances et l’expertise requise pour faire en sorte que tout fonctionne bien autour, et bien souvent, nous ne sommes même pas conscient de l’ingéniosité qui se cache derrière le fait d’avoir « l’eau courante », de pouvoir se faire enlever la vésicule biliaire sans trop de problèmes et traverser l’Atlantique en moins de sept heures… Toutefois, depuis que j’occupe un poste de chercheur, que je participe à l’ébauche de projets d’acquisition de connaissances et que j’encadre une équipe de recherche, une autre réalité m’a frappé de plein fouet : chercher, ça coûte cher, et l’argent est difficile à obtenir… Il faut donc être compétitif et adresser de bons thèmes de recherche.
Mais quelle est la priorité accordée à la recherche dans notre société ? Est-ce que les chercheurs sont davantage des « rêveurs », des « savants fous », des « rats de bibliothèque », des « bâtisseurs » ? Comment sommes-nous perçu ? Est-ce bien vu d’être financé par des organismes publiques ?
Blâmer les baleines pour justifier la crise des pêcheries? Comment détourner l’attention du vrai problème…
4 juillet 2008
L’argent mène le monde et la science n’y fait pas exception. Dans certains cas, les gouvernements sont prêts à payer le gros prix pour faire valoir leurs intérêts politiques. En voici un exemple frappant; prouvant qu’avec des gros sous on peut acheter n’importe quoi, …ou n’importe qui.
En tant que scientifique en général et biologiste en particulier, je prends chaque jour davantage conscience à quel point les conclusions de nos travaux peuvent influencer la prise de décision sociale et politique face à la gestion de nos ressources naturelles. Cependant, je me demande parfois comment science et politique coexistent dans la réalité socio-économique d'aujourd'hui. Je m'interroge aussi sur la perception que chaque moitié de ce couple a de l'autre... Est-ce que les scientifiques sont perçus comme des "empêcheurs de tourner en rond" par les instances gouvernementales ? Est-ce que les scientifiques font toujours l'effort de rendre leur message "simple et utilisable" pour ceux qui s'appuieront sur leurs résultats de recherche pour orienter notre société ?
Les essais cliniques de nouveaux médicaments sont cruciaux pour les compagnies pharmaceutiques, non seulement pour en vérifier l'innocuité et l'efficacité, mais aussi pour en faire la promotion auprès des médecins et même des patients.
Ces essais sont généralement financés par les entreprises elles-mêmes et moins souvent par des organismes indépendants. Leurs résultats peuvent faire l'objet de publication dans les grandes revues scientifiques (The Lancet, The British Journal of Medecine, The New England Journal of Medecine, The Journal of the American Medical Association [JAMA], The Canadian Medical Association Journal, etc.) et l'acceptation d'un article par ces revues prestigieuses leur confère une grande autorité.
Mais doit-on s'y fier ? De plus en plus de révélations ont mis en lumière ces dernières années des conflits d'intérêts non seulement dans le déroulement des essais cliniques, mais dans la publication de leurs résultats. Par exemple, dans son édition du 16 avril 2008, le JAMA a publié un article informant que Merck avait fait signer par des chercheurs universitaires soi-disant indépendants des études préparées par ses propres employés sur le médicament (aujourd'hui retiré) Vioxx ; un autre article du même numéro à propos d'une recherche commanditée sur la maladie d'Alzheimer dénonçait le trafic de données en vue de cacher les effets nocifs du médicament.
Selon le N.Y. Times (26 mars 2008), plusieurs médecins et chercheurs mettent sur pied des fondations permettant, sans obligation d'en révéler la source, de recevoir un financement d'entreprises pour des essais cliniques. Ainsi, le 26 mars dernier, le New York Times a révélé qu'un projet de dépistage du cancer de poumon a été financé par l'entremise d'une fondation de recherche sur ce type de cancer dont la source principale de financement était… le géant du tabac Liggett & Myers. Pourquoi, direz-vous ? Afin de démontrer que le cancer de poumon n'est pas si grave puisqu'un dépistage annuel, selon l'étude remontant à 2006, pourrait permettre de réduire de 80% la mortalité due au cancer de poumon. Le NEJM n'a que tout récemment reconnu que ce conflit d'intérêts lui avait échappé. Le même article du Times mentionnait aussi la participation des auteurs du projet de dépistage à la mise au point de brevets de scanneurs pour la compagnie GE susceptibles de leur rapporter des millions dans l'éventualité de programmes annuels de dépistage du cancer de poumon.
Toujours en lien avec le NEJM, le Wall Street Journal révélait dans son édition du 18 avril dernier qu'une étude parue l'an dernier y recommandant le recours aux lits résidentiels de bronzage dans les cas de déficience en vitamine D avait été financée par une fondation contrôlée par l'industrie des lits de bronzage.
Il y a de plus en plus de preuves à l'effet que les chercheurs ayant des liens financiers avec des entreprises démontrent une nette tendance à favoriser, dans leurs écrits, ces entreprises. Cela explique sans aucun doute que les études financées par les compagnies elles-mêmes (entre 2/3 et ¾ de toutes les études) ont quatre fois plus de chances de faire part de résultats favorables à la compagnie que celles financées par d'autres sources. Or, une publication d'étude favorable équivaut à des millions en publicité auprès de son lectorat spécialisé.
Toutes les études cliniques n'ont d'ailleurs pas la même chance de se voir publier. Par exemple, d'après une étude rapportée par le N.Y. Times du 15 avril, sur un total de 74 essais cliniques de divers antidépresseurs, 97% des études faisant état de résultats positifs ont fait l'objet de publication contre seulement 12% des études rapportant des effets négatifs. Tout ceci dans un contexte où les compagnies font tout pour réduire la durée des essais cliniques: le même article rapporte que dans le cas de l'antidépresseur Effexor, les essais n'auraient duré que deux ans, ce qui est très inférieur à la moyenne.
On ne saurait se surprendre que la motivation première des compagnies pharmaceutiques ne soit pas la santé publique, mais le profit. Mais se pourrait-il que de leur côté, les revues scientifiques ne soient devenues qu'un outil supplémentaire de marketing pour ces entreprises?
Jean-Noël Ringuet,
professeur de philosophie à la retraite
Ces essais sont généralement financés par les entreprises elles-mêmes et moins souvent par des organismes indépendants. Leurs résultats peuvent faire l'objet de publication dans les grandes revues scientifiques (The Lancet, The British Journal of Medecine, The New England Journal of Medecine, The Journal of the American Medical Association [JAMA], The Canadian Medical Association Journal, etc.) et l'acceptation d'un article par ces revues prestigieuses leur confère une grande autorité.
Mais doit-on s'y fier ? De plus en plus de révélations ont mis en lumière ces dernières années des conflits d'intérêts non seulement dans le déroulement des essais cliniques, mais dans la publication de leurs résultats. Par exemple, dans son édition du 16 avril 2008, le JAMA a publié un article informant que Merck avait fait signer par des chercheurs universitaires soi-disant indépendants des études préparées par ses propres employés sur le médicament (aujourd'hui retiré) Vioxx ; un autre article du même numéro à propos d'une recherche commanditée sur la maladie d'Alzheimer dénonçait le trafic de données en vue de cacher les effets nocifs du médicament.
Selon le N.Y. Times (26 mars 2008), plusieurs médecins et chercheurs mettent sur pied des fondations permettant, sans obligation d'en révéler la source, de recevoir un financement d'entreprises pour des essais cliniques. Ainsi, le 26 mars dernier, le New York Times a révélé qu'un projet de dépistage du cancer de poumon a été financé par l'entremise d'une fondation de recherche sur ce type de cancer dont la source principale de financement était… le géant du tabac Liggett & Myers. Pourquoi, direz-vous ? Afin de démontrer que le cancer de poumon n'est pas si grave puisqu'un dépistage annuel, selon l'étude remontant à 2006, pourrait permettre de réduire de 80% la mortalité due au cancer de poumon. Le NEJM n'a que tout récemment reconnu que ce conflit d'intérêts lui avait échappé. Le même article du Times mentionnait aussi la participation des auteurs du projet de dépistage à la mise au point de brevets de scanneurs pour la compagnie GE susceptibles de leur rapporter des millions dans l'éventualité de programmes annuels de dépistage du cancer de poumon.
Toujours en lien avec le NEJM, le Wall Street Journal révélait dans son édition du 18 avril dernier qu'une étude parue l'an dernier y recommandant le recours aux lits résidentiels de bronzage dans les cas de déficience en vitamine D avait été financée par une fondation contrôlée par l'industrie des lits de bronzage.
Il y a de plus en plus de preuves à l'effet que les chercheurs ayant des liens financiers avec des entreprises démontrent une nette tendance à favoriser, dans leurs écrits, ces entreprises. Cela explique sans aucun doute que les études financées par les compagnies elles-mêmes (entre 2/3 et ¾ de toutes les études) ont quatre fois plus de chances de faire part de résultats favorables à la compagnie que celles financées par d'autres sources. Or, une publication d'étude favorable équivaut à des millions en publicité auprès de son lectorat spécialisé.
Toutes les études cliniques n'ont d'ailleurs pas la même chance de se voir publier. Par exemple, d'après une étude rapportée par le N.Y. Times du 15 avril, sur un total de 74 essais cliniques de divers antidépresseurs, 97% des études faisant état de résultats positifs ont fait l'objet de publication contre seulement 12% des études rapportant des effets négatifs. Tout ceci dans un contexte où les compagnies font tout pour réduire la durée des essais cliniques: le même article rapporte que dans le cas de l'antidépresseur Effexor, les essais n'auraient duré que deux ans, ce qui est très inférieur à la moyenne.
On ne saurait se surprendre que la motivation première des compagnies pharmaceutiques ne soit pas la santé publique, mais le profit. Mais se pourrait-il que de leur côté, les revues scientifiques ne soient devenues qu'un outil supplémentaire de marketing pour ces entreprises?
Jean-Noël Ringuet,
professeur de philosophie à la retraite
Le business de la science
30 avril 2008
Sans argent, la science et la technologie feraient piètre figure. Pour développer un médicament, un programme de recherche, une nouvelle technologie, il faut des sous. Et les décisions qui orientent la recherche scientifique ne sont parfois pas toujours aussi impartiales qu’on pourrait le croire, les considérations économiques jouent aussi leur rôle.


