Écrit par : Mario Tessier
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J'ai parlé dans mon billet précédent de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter, qui emportait votre nom avec elle. D'autres sondes, qui iront encore plus loin, font de même. Notamment, le Kepler Space Observatory dont la mission consiste à découvrir des planètes extrasolaires grâce à un photomètre éloigné de la lumière du globe terrestre. En effet, le satellite sera sur une orbite solaire loin derrière la Terre. Il emportera votre nom, ainsi que votre message (jusqu'à 500 mots), sur un DVD.

Le lancement de la mission Kepler devrait se produire en février 2009. La date limite de soumission est le 1er novembre. Comme disait les Anciens : Ad Astra... ad vitam eternam !
Écrit par : Agence Science-Presse
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Dans le cadre des 24 heures de Science, les élèves de 6e année de la classe de Sylvain Champoux de l’École Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ont participé à un atelier d’initiation au journalisme scientifique animé par le journaliste Luc Dupont. Après avoir exploré les rudiments du journalisme scientifique, les élèves ont formé des équipe afin d’interviewer Marie-Hélène Bellavance, une artiste multidisciplinaire pas comme les autres connaît le phénomène des membres fantômes. Nous vous présentons ici les résultats de cette journée placée sous le signe de l’investigation scientifique.

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Écrit par : Mario Tessier
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Pourquoi ne pas faire vivre son nom pour l’éternité ? C’est un peu ce que la NASA nous invite à faire en laissant notre nom sur le site Web du LRO. En effet, en vue du lancement prochain de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter vers l’orbite lunaire à la fin de 2008, la NASA recueille nos noms afin de les graver sur une micropuce, laquelle sera éventuellement intégrée au vaisseau spatial. La NASA espère ainsi développer l’intérêt de l’exploration spatiale chez les jeunes.

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Écrit par : Agence Science-Presse
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Les 9 et 10 mai prochains, c'est tout le Québec qui se mobilise pour la Science! 24 heures de science est une journée d'activités en science et technologie qui s'adresse à tous et se déroule aux quatres coins de notre Belle Province.

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Écrit par : Jeremie Escallier
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Le débat sur le clonage humain démontre que l'éthique diffère d'une culture à l'autre. D'un côté, l'emipirisme anglo-saxon, le refus de toute interdiction a priori, issu d'un droit basé sur un débat contradictoire, et d'une culture influencée par les philosophies de Hume au XVIIIe siècle et de Stuart Mill au XIXe siècle ; de l'autre les Latins, notamment les français, attachés à une vision d'intérêt général, à un impératif supérieur du bien public dont la culture est influencée par le philosophe Kant, et du droit issu du droit réglementaire romain. LA tradition protestante s'oppose à la tradition catholique ! Réconcilier ces deux points de vue apparaît bien difficile.
Cependant, le 11 octobre 1997 à Strasbourg, les dirigeants des quarante et un Etats membres du Conseil de l'Europe se sont prononcés pour l'élaboration d'un protocole additionnel à la Convention européenne sur la bioéthique, appelant à l'interdiction de "toutes applications des techniques de clonage qui visent à produire des êtres humains génétiquement identiques". Le 12 janvier 1988, près de la moitié des Etats membres du Conseil de l'Europe ont finalement signé ce protocole, faisant de celui-ci le premier véritable instrument juridique international contraignant contre le clonage humain. Le texte exclut toute dérogation à l'interdiction de créer des êtres humains génétiquement semblables à un autre, vivant ou mort, et quelle que soit la technique. Il prévoit de lourdes sanctions pénales en cas d'infractions constatées dans les pays européens, lesquelles seront accompagnées d'une interdiction d'exercer pour les chercheurs et les particiens, et de la suppression des licences pour les laboratoires ou cliniques concernées. De même, des poursuites pourront être engagées contre des laboratoires ou des citoyens qui ouvriraient des cliniques en dehors de l'Europe.
Instrument juridique international contraignant ce texte vise donc à protéger les êtres humains contre toute application abusive des progrès biologiques et médicaux. C'est ainsi que pour éviter la commercialisation du génome humain, certains scientifiques et politiques souhaitent qu'il devienne patrimoine commun de l'humanité (et qu'on arrête avec cette volonté de vouloir breveté le génome ce qui pourrait servir des intérêts opposés). "C'est un domaine de la connaissance qui ne peut faire objet de monopoles", déclarait en 1991 le Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé. L'UNESCO prépare une Convention dans ce sens.
Écrit par : Jeremie Escallier
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La Commission européenne a adopté, en 1990, trois directives qui ont fait depuis l'objet de modification et d'adptations et qui concernent le confinement des organismes génétiquement modifiés, leur dissémination volontaire et enfin la protection des travailleurs exposés à des agents biologiques. En décembre 1996, la Commission européenne a également pris la décision d'autoriser la commercialisation du maïs et du soja transgéniques, jugeant ces aliments sans risque pour la consommation. La France autorise donc, en novembre 1997, l'importation de maïs transgénique en provenance de la multinationales Novartis.
Pour donner satisfaction aux consommateurs, le Parlement européen a adopté le projet Novel Food, qui rend obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des OGM ou des produits issus des OGM. Si une plante transgénique entre dans la composition d'un aliment, celui-ci doit recevoir une autorisation de mise sur le marché délivrée par la Commission européenne. Si un produit génétiquement modifié est autorisé, tout aliment contenant plus d'un certain pourcentage de ce produit doit faire l'objet d'un étiquetage spécial à l'intention des consommateurs ; de même, les fruits et les légumes transformés porteront le label "aliments génétiquement modifiés". Pour les libéraux cepedant, l'étiquetage passe pour être un protectionnisme déguisé.
Écrit par : Stéphane Lefebvre
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Une importante partie de la communauté scientifique est furieuse de l'affront de Garrett Lisi face au "système" mis en place pour confirmer les théories et les rendre consensuelles. Les plus grands noms de la science actuelle voient leur crédibilité mise en jeu. Si un illustre inconnu arrive soudainement, comme c'est le cas ici, et ébranle les fondations des travaux pour lesquels ils reçoivent de généreuses subventions, de quoi ont-ils l'air?

Cette discussion a dérivé en véritable débat politique. Pour ceux qui croient que le domaine de la science théorique est dénudée de tout subjectivisme, détrompez-vous! En physique théorique, il y a deux principales avenues vers une éventuelle "théorie du tout": La théorie des cordes, et la théorie des boucles.

Les partisans des boucles, les "bouclistes", sont en minorité. Par contre, ils sont liesse face à l'avènement de la théorie proposée par Lisi: les deux cadres sont compatibles. Si Lisi a raison, cela donne du poids à leurs arguments. La majorité des théoriciens en physique, les "cordistes", cherchent désespérément, et depuis une vingtaine d'années, à faire de leur théorie un consensus. Ce n'est pas encore chose faite.

La théorie de Lisi, se basant sur un objet mathématique monstrueux appelé E8, est purement géométrique. Nombre de scientifiques croient que les équations régissant l'univers peuvent être purement géométriques. Par exemple, les symétries dans les interactions électromagnétiques et nucléaires ont mené au Modèle Standard, qui repose sur l'objet géométrique SU(3)xSU(2)xU(1), une autre horreur mathématique pour celui qui n'est pas initié.

Et si l'univers n'était pas fait de "belles équations"? Et s'il n'était pas géométrique, comme on le voudrait bien? Ça tient presque de la théologie, mais on cherche désespérément une belle théorie qui pourrait ne pas exister du tout! Ça ferait bien l'affaire des cordistes, remarquons, puisque leur base mathématique contient tellement de paramètres libres que c'est presque impossible qu'ils aient tort. À l'opposé, les bouclistes ont un cadre plus rigide. Ainsi, ils jouent la carte de la transparence.

La théorie de Garrett Lisi, elle, est fixe et immuable. Elle passe ou elle casse, sans aucun paramètre libre. Et si elle fonctionne, elle prédit une vingtaine de nouvelles particules et deux nouvelles constantes physiques. Les "pro" et "anti" Lisi ont un point commun: il faut donc la mettre à l'épreuve de l'expérience. Et ce pourrait être fait dans les prochains mois, avec le LHC qui entre en fonction ce printemps.

Comme il le dit si bien sur le site qui a publié son papier: "It ain't over 'till the LHC sings!"
Écrit par : Stéphane Lefebvre
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Garrett Lisi est un physicien "pigiste". Il a choisi une véritable vie d'ermite, dans les montagnes de la Sierra Nevada. Si ce style de vie excentrique, doublé de sa passion pour le surf, a attiré l'attention des médias américains, c'est surtout pour son papier "Une théorie du tout exceptionnellement simple" qu'il a attiré l'attention des scientifiques de la planète.

Le chercheur a fait couler beaucoup d'encre, depuis la publication de son papier. La théorie du tout, c'est le Saint Graal des physiciens et le rêve inachevé d'Albert Einstein: un formalisme mathématique qui unirait les quatre forces de la nature. Si quelqu'un réussit un jour à unir la gravitation, l'électromagnétisme, et les interactions nucléaires fortes et faibles dans un même cadre mathématique, les plus grands honneurs lui sont promis.

Jusqu'à l'adoption de cette théorie par le consensus scientifique, on doit traiter séparément la gravitation, dans le cadre de la relativité générale, et les trois autres forces, dans ce qu'on appelle le "Modèle Standard". Les deux cadres mathématiques ne sont pas compatibles lorsque l'on essaie de les unir. Ainsi, des problèmes faisant appel à la gravitation et à la mécanique quantique, l'évolution et les interactions des trous noirs par exemple, sont à peine traitables dans le contexte actuel.

La théorie de Lisi est toujours discutée, tant sur le fond que sur la façon donc elle a été présentée au monde. Lorsqu'un chercheur veut faire connaître les résultats de ses travaux, il doit les faire soumettre à un magazine avec révision par les pairs. Le chercheur indépendant a choisi de s'aliéner au système: il a mis sa théorie en ligne, disponible à tous, sur le site arxiv.org.

Cet évènement de science a été très mal couvert par le magazine scientifique français Science & vie (No 1084, Janvier 2008). En effet, sur sa page couverture, le grand titre est le suivant: "Théorie du tout: Enfin! Un physicien aurait trouvé la pièce manquante". En journalisme, on nous répète ad nauseam que "le conditionnel est le condom du journaliste." Le fait que le physicien "aurait" trouvé la pièce manquante est indéniable, mais la théorie est toujours discutée! Le "Enfin!" fait, selon moi, figure de capote percée, ici!

Titre-choc s'il en est, on sait tous que les revues de sciences ont le double objectif de vulgariser et de vendre de la copie. Ici, je crois que la deuxième option était le but premier de ce titre. Par contre, sa crédibilité peut logiquement être remise en question: s'il s'avère que la théorie de Lisi est inexacte, voire fausse, de quoi auront l'air ces soit-disant journalistes scientifiques?
Écrit par : Jeremie Escallier
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Toute connaissance scientifique nouvelle est susceptible de donner lieu à des applications dont on sait désormais qu'elles comportent inévitablement des risques. La maîtrise nouvellement acquise dans les manipulations des gènes et des génomes ofre à l'humanité des chances sans précédent qui verront leur pleine expansion durant ce siècle. Les risques encourus sont à la mesure de la puissance de ces méthodes. Ces risques sont au nombre de cinq : environnementaux, de perte de la biodiversité, pour les animaux, pour l'espèce humaine et enfin pour les producteurs.

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Écrit par : Jeremie Escallier
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Avant d'aborder les manipulations génétiques dans leur contexte culturel et éthique, commençons d'abord, dans ce premier texte, par planter le décor

Les manipulations génétiques concernent le monde végétal, le monde animal et l'espèce humaine. Elles peuvent prendre des formes très diverses, dont deux apparaissent particulièrement importantes pour les enjeux économiques qu'elles représentent: dans le domaine végétal, il s'agit de la réalisation d'organisme génétiquement modifiés (OGM), et dans le domaine animal, des animaux transgéniques.
Les espoirs mis dans les manipulations génétiques sont multiples deux sont majeurs: l'accroissement du rendement des espèces et les nouvelles applications dans le domaine de la médecine et de la santé.

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