Vers une cessation définitive des activités à l’Observatoire du mont Mégantic ?
7 avril 2009
Voici mon dernier communiqué de presse. Je vous laisse juger par vous même. Des actions vont être entreprises sous peu....

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a annoncé, le 31 mars, que la subvention qu’il verse à l’Observatoire du mont Mégantic (OMM) sera amputée de 40 % et se terminera à la fin de l’année. La décision du CRSNG est présentée comme définitive.
Le CRSNG effectue des compressions dans ces infrastructures de recherche de 140 000 $ pour cette année et supprimera définitivement sa contribution de 325 000 $ pour les années subséquentes. L'OMM, première et seule réserve internationale de ciel étoilé en milieu urbain, reçoit également un financement annuel de l'Université de Montréal, de l'Université Laval et du gouvernement du Québec. La compression s’applique immédiatement.

«Cette nouvelle est catastrophique pour nous. Elle signifie ni plus ni moins la fermeture de l'Observatoire d'ici la fin de l'année 2009... à moins de trouver un financement complémentaire sous peu!» lance Robert Lamontagne, directeur exécutif de ce laboratoire unique au pays.
« Il y a des centaines de doctorants qui ont été formés à l'Observatoire du mont Mégantic. En coupant cela, cela coupe carrément les pieds de l'astronomie au Québec. On a formé des générations d'astronomes. C'est comme si ce qu'on avait fait depuis 30 ans, finalement, ça ne revenait à rien », a lancé Laurent Drissen, professeur et astrophysicien à l’Université Laval.
L’OMM, dont les missions principales sont la recherche de pointe en astrophysique et la formation universitaire, a contribué à former de nombreux chercheurs. Parmi ceux-là notons, Pierre Martin, devenu directeur du télescope WYIN, aux États-Unis, Jean-René Roy, qui dirige le télescope Gemini, à Hawaii, un autre observatoire d’envergure internationale, et René Racine, ancien directeur du Télescope Canada-France-Hawaii. Une douzaine d’étudiants aux cycles supérieurs mènent actuellement des travaux au mont Mégantic.
En cette année mondiale de l’astronomie, le programme d’activités pour l’an prochain est particulièrement chargé, compte tenu du fait que l’OMM et l’Astrolab du Parc national du Mont-Mégantic, au pied de la montagne, attendent un nombre record de visiteurs en 2009. «Les activités mises sur pied vont se dérouler comme prévu jusqu’à la fin de l’été, mais l’avenir n’est pas assuré après cette date», déplore M. Lamontagne.
Ironiquement, rappelons que René Doyon – directeur et utilisateur fréquent de l’OMM - a été élu scientifique de l’année 2008 avec ses ex-étudiants Christian Marois et David Lafrenière par l’équipe des Années lumière, l’émission scientifique de Radio-Canada. Notons aussi, que cet honneur avait été octroyé en 2007, à Chloé Legris, ingénieure et chargée de projet à l’ASTROLab du Parc national du mont Mégantic ainsi qu’à l’Observatoire du mont Mégantic, pour sa réalisation de la première réserve internationale de ciel étoilé en milieu urbain au monde.
- 30 –
Source et relation avec les médias :
Dr. Olivier Hernandez
CRAQ – Université de Montréal
Tél: 514-343-6111 ext 4681

Le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) a annoncé, le 31 mars, que la subvention qu’il verse à l’Observatoire du mont Mégantic (OMM) sera amputée de 40 % et se terminera à la fin de l’année. La décision du CRSNG est présentée comme définitive.
Le CRSNG effectue des compressions dans ces infrastructures de recherche de 140 000 $ pour cette année et supprimera définitivement sa contribution de 325 000 $ pour les années subséquentes. L'OMM, première et seule réserve internationale de ciel étoilé en milieu urbain, reçoit également un financement annuel de l'Université de Montréal, de l'Université Laval et du gouvernement du Québec. La compression s’applique immédiatement.

«Cette nouvelle est catastrophique pour nous. Elle signifie ni plus ni moins la fermeture de l'Observatoire d'ici la fin de l'année 2009... à moins de trouver un financement complémentaire sous peu!» lance Robert Lamontagne, directeur exécutif de ce laboratoire unique au pays.
« Il y a des centaines de doctorants qui ont été formés à l'Observatoire du mont Mégantic. En coupant cela, cela coupe carrément les pieds de l'astronomie au Québec. On a formé des générations d'astronomes. C'est comme si ce qu'on avait fait depuis 30 ans, finalement, ça ne revenait à rien », a lancé Laurent Drissen, professeur et astrophysicien à l’Université Laval.
L’OMM, dont les missions principales sont la recherche de pointe en astrophysique et la formation universitaire, a contribué à former de nombreux chercheurs. Parmi ceux-là notons, Pierre Martin, devenu directeur du télescope WYIN, aux États-Unis, Jean-René Roy, qui dirige le télescope Gemini, à Hawaii, un autre observatoire d’envergure internationale, et René Racine, ancien directeur du Télescope Canada-France-Hawaii. Une douzaine d’étudiants aux cycles supérieurs mènent actuellement des travaux au mont Mégantic.
En cette année mondiale de l’astronomie, le programme d’activités pour l’an prochain est particulièrement chargé, compte tenu du fait que l’OMM et l’Astrolab du Parc national du Mont-Mégantic, au pied de la montagne, attendent un nombre record de visiteurs en 2009. «Les activités mises sur pied vont se dérouler comme prévu jusqu’à la fin de l’été, mais l’avenir n’est pas assuré après cette date», déplore M. Lamontagne.
Ironiquement, rappelons que René Doyon – directeur et utilisateur fréquent de l’OMM - a été élu scientifique de l’année 2008 avec ses ex-étudiants Christian Marois et David Lafrenière par l’équipe des Années lumière, l’émission scientifique de Radio-Canada. Notons aussi, que cet honneur avait été octroyé en 2007, à Chloé Legris, ingénieure et chargée de projet à l’ASTROLab du Parc national du mont Mégantic ainsi qu’à l’Observatoire du mont Mégantic, pour sa réalisation de la première réserve internationale de ciel étoilé en milieu urbain au monde.
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Source et relation avec les médias :
Dr. Olivier Hernandez
CRAQ – Université de Montréal
Tél: 514-343-6111 ext 4681
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Alexandre Boulerice - 7 avril 2009 16:02
Sherbrooke, le mardi 7 avril 2009 – « Le gouvernement Harper a trouvé une bien étrange façon de célébrer l’Année mondiale de l’astronomie », lance Françoise Boivin, présidente de la Section Québec du NPD. Elle ridiculise ainsi les coupures des conservateurs au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) qui menacent aujourd’hui la survie du plus grand télescope professionnel situé dans l’Est de l’Amérique du Nord. « Pour économiser une somme insignifiante pour le gouvernement fédéral, on risque de voir disparaître un de nos rares joyaux scientifique du Québec », s’insurge Françoise Boivin.
La présidente du NPD demande au lieutenant québécois du gouvernement Harper, le ministre Christian Paradis, de se prononcer publiquement pour la survie de l’Observatoire. « Le ministre a beau avouer candidement qu’il ne comprend pas cette décision, c’est insuffisant. Il doit se mouiller et répondre à d’importantes questions. Est-ce qu’il va laisser tomber l’astronomie au Québec ? Est-ce qu’il va dire à nos chercheurs et nos étudiants qu’il met la clé dans la porte ? Qu’ils doivent aller travailler ailleurs? ».
Le NPD souligne qu’au fil des ans, l’Observatoire du Mont-Mégantic a permis de former des dizaines d’astronomes, des scientifiques de renom qui participent à notre rayonnement partout dans le monde. « Il s’agit d’une autre décision incompréhensible et dommageable des conservateurs. Dans le but de faire des économies de bouts de chandelles, ils détruisent ce qui est un outil incontournable pour la science au Québec », de conclure Françoise Boivin.
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Pour information : Alexandre Boulerice, VP Communications.
medias@npd.qc.ca