L'Astronomie: Ke sé ke sa donne?
13 mai 2006
Bonjour,
Suite à mon billet du 27 mars dernier, j'ai décidé de vous présenter ce texte qui provient du bulletin du printemps 2006, de la Coalition pour l'Astronomie canadienne. Il résume quels sont les impacts économiques de la recherche en astrophysique au Québec.
En 1978, avec l’établissement de l’Observatoire du mont Mégantic, l’astronomie a connu une formidable expansion au Québec. En deux ans à peine, le nombre d’astronomes est passé de deux à dix-huit dans cette province. De plus, avec la mise en oeuvre du Plan à long terme (PLT) en 2000, il n’a cessé de croître.
Aujourd’hui, le Québec compte une forte proportion des astronomes canadiens amateurs et professionnels. Les astronomes professionnels du Québec déploient des efforts notables pour entrer en contact avec les amateurs, ce qui donne d’excellents résultats : il y a plus de 3 000 astronomes amateurs au Québec, tandis que le reste du Canada en compte 5 000. En outre, 20% des membres de la Société canadienne d’astronomie et 35% des étudiants membres de cette association résident au Québec.
Quatre universités du Québec, à savoir les universités Bishop’s, McGill, Laval et de Montréal, participent à des programmes d’astronomie. Elles se sont jointes à l’Association canadienne d’universités pour la recherche en astronomie (ACURA), organisme regroupant 23 universités qui vise à promouvoir l’astronomie comme priorité dans les programmes des universités canadiennes où l’on fait de la recherche de façon intensive.
Les investissements du gouvernement fédéral dans le PLT ont eu une profonde incidence sur les universités québécoises. Le Québec est l’une des provinces canadiennes qui connaissent le taux de croissance le plus élevé pour ce qui est du nombre d’étudiants diplômés, de nouveaux professeurs, et de programmes et de départements d’astronomie. Le nombre d’étudiants diplômés et de niveau postdoctoral y a doublé, et cinq professeurs y ont été recrutés. Neuf (9) des 23 chaires de recherche du Canada en astronomie ont été attribuées au Québec.
Le financement de projets menés aux termes du PLT a également eu une profonde incidence sur l’économie du Québec et la réputation de la province à l’étranger. Des entreprises telles que INO et TeraXion en ont tiré parti. Établie à Sainte-Foy, la société INO se penchera sur l’élaboration des revêtements extrêmement durables de pointe requis pour les miroirs du télescope de trente mètres. Elle participe aussi à l’étude de définition en vue de la conception d’une optique adaptative extrême. TeraXion, à Sherbrooke, fournira le laser maître pour le radiotélescope ALMA. La conception, la construction et l’exploitation d’installations et d’instruments astronomiques ont suscité la création d’un grand nombre d’emplois.
La recherche en astronomie a également entraîné la création d’un nombre incroyable d’entreprises dérivées au Québec. Des étudiants travaillant à l’Observatoire du mont Mégantic ont mis sur pied une petite entreprise, Matrox, afin de produire des cartes électroniques pour le stockage d’images. Cette dernière est devenue un leader mondial dans le domaine des cartes vidéo. Un producteur de films numériques de Montréal a conçu son premier produit au moyen du système d’affichage d’images astronomiques de l’Université de Montréal. Son entreprise, Softimage, est devenue un chef de file dans la visualisation informatique et la production vidéo.
Les scientifiques, les ingénieurs, les universités et le secteur privé du Québec souhaitent participer pleinement aux stimulants projets menés dans le cadre du PLT. Collectivement, ils considèrent le PLT comme un élément essentiel au maintien de la recrudescence de l’astronomie au Québec et des avantages qui en découlent.
Suite à mon billet du 27 mars dernier, j'ai décidé de vous présenter ce texte qui provient du bulletin du printemps 2006, de la Coalition pour l'Astronomie canadienne. Il résume quels sont les impacts économiques de la recherche en astrophysique au Québec.
En 1978, avec l’établissement de l’Observatoire du mont Mégantic, l’astronomie a connu une formidable expansion au Québec. En deux ans à peine, le nombre d’astronomes est passé de deux à dix-huit dans cette province. De plus, avec la mise en oeuvre du Plan à long terme (PLT) en 2000, il n’a cessé de croître.
Aujourd’hui, le Québec compte une forte proportion des astronomes canadiens amateurs et professionnels. Les astronomes professionnels du Québec déploient des efforts notables pour entrer en contact avec les amateurs, ce qui donne d’excellents résultats : il y a plus de 3 000 astronomes amateurs au Québec, tandis que le reste du Canada en compte 5 000. En outre, 20% des membres de la Société canadienne d’astronomie et 35% des étudiants membres de cette association résident au Québec.
Quatre universités du Québec, à savoir les universités Bishop’s, McGill, Laval et de Montréal, participent à des programmes d’astronomie. Elles se sont jointes à l’Association canadienne d’universités pour la recherche en astronomie (ACURA), organisme regroupant 23 universités qui vise à promouvoir l’astronomie comme priorité dans les programmes des universités canadiennes où l’on fait de la recherche de façon intensive.
Les investissements du gouvernement fédéral dans le PLT ont eu une profonde incidence sur les universités québécoises. Le Québec est l’une des provinces canadiennes qui connaissent le taux de croissance le plus élevé pour ce qui est du nombre d’étudiants diplômés, de nouveaux professeurs, et de programmes et de départements d’astronomie. Le nombre d’étudiants diplômés et de niveau postdoctoral y a doublé, et cinq professeurs y ont été recrutés. Neuf (9) des 23 chaires de recherche du Canada en astronomie ont été attribuées au Québec.
Le financement de projets menés aux termes du PLT a également eu une profonde incidence sur l’économie du Québec et la réputation de la province à l’étranger. Des entreprises telles que INO et TeraXion en ont tiré parti. Établie à Sainte-Foy, la société INO se penchera sur l’élaboration des revêtements extrêmement durables de pointe requis pour les miroirs du télescope de trente mètres. Elle participe aussi à l’étude de définition en vue de la conception d’une optique adaptative extrême. TeraXion, à Sherbrooke, fournira le laser maître pour le radiotélescope ALMA. La conception, la construction et l’exploitation d’installations et d’instruments astronomiques ont suscité la création d’un grand nombre d’emplois.
La recherche en astronomie a également entraîné la création d’un nombre incroyable d’entreprises dérivées au Québec. Des étudiants travaillant à l’Observatoire du mont Mégantic ont mis sur pied une petite entreprise, Matrox, afin de produire des cartes électroniques pour le stockage d’images. Cette dernière est devenue un leader mondial dans le domaine des cartes vidéo. Un producteur de films numériques de Montréal a conçu son premier produit au moyen du système d’affichage d’images astronomiques de l’Université de Montréal. Son entreprise, Softimage, est devenue un chef de file dans la visualisation informatique et la production vidéo.
Les scientifiques, les ingénieurs, les universités et le secteur privé du Québec souhaitent participer pleinement aux stimulants projets menés dans le cadre du PLT. Collectivement, ils considèrent le PLT comme un élément essentiel au maintien de la recrudescence de l’astronomie au Québec et des avantages qui en découlent.
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Stephane Dumas - 14 mai 2006 09:43
premièrement, je suis curieux de savoir d'où vient le chiffre de 3000 astronomes amateurs au Quebec. La FAAQ n'en rapporte que 1000.
Il est malheureux de constaté que la notion de "profit" est maintenant entré dans le vocabulaire des gestionnaires de centre de recherche au Canada. Si on ne peut mettre à profit, à court terme, le travaill "du" chercheur alors ça ne vaut pas la peine. Hors l'Histoire des sciences montrent très clairement les découverte se font presque par hazard. Il n'existe pas de "savant" qui trouve la solution en 24h.
Tout le monde parle des coûts associés à la recherche mais personne ne parle des milliers de retomber que cela donne. L'ordinateur sur lequel j'écrit ce texte n'aurait pas été possible sans, entre autre, le programme Apollo (miniaturisation des CPU). Le velcro est au autre exellent example du programme spatial. Le micro-onde que je vais utiliser ce midi pour rechauffer mon lunch, n'existerais pas sans la recherche militaire (les RADARs). On vit dans un monde technologique mais les gens oublie tout le parcours que nous avons fait pour en arriver ici. Ces derniers en veulent plus mais retirent les ressources à ceux qui peuvent réaliser leur souhaits.
Je crois que c'est Hubert Reeves qui avait dit qu'une fusée ne coûte rien à produire. L'argent sert à payer des salaires des ouvriers et on a en prime une jolie fusée.