Des lunettes pour le télescope de 4m des îles Canaries
25 octobre 2008
Pour mon premier billet, je me propose de vous faire découvrir quelques facettes de la recherche extragalactique en commençant par les outils qui me permettent de la pratiquer dans les meilleures conditions.
Au mois de juin 2007, je finalisais la construction de GHaFaS (phonétiquement « lunettes » en espagnol, pour Galaxies Halpha Fabry-Perot Spectrometer), un instrument installé au foyer du télescope William Herschel de 4,20 m qui permet notamment d’obtenir de précieuses informations sur la matière noire – d’ailleurs je préfère dire « non lumineuse » -, cette composante invisible de l’Univers.
GHaFaS a été conçu, réalisé et fabriqué par un consortium regroupant des équipes de techniciens, d’ingénieurs et de chercheurs du Laboratoire d’Astrophysique Expérimentale (LAE - Université de Montréal), du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM - OAMP, Université de Provence - CNRS) et de l’Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC) et dont je suis – toujours - le chef de projet.
Au mois de juin 2007, je finalisais la construction de GHaFaS (phonétiquement « lunettes » en espagnol, pour Galaxies Halpha Fabry-Perot Spectrometer), un instrument installé au foyer du télescope William Herschel de 4,20 m qui permet notamment d’obtenir de précieuses informations sur la matière noire – d’ailleurs je préfère dire « non lumineuse » -, cette composante invisible de l’Univers.
GHaFaS a été conçu, réalisé et fabriqué par un consortium regroupant des équipes de techniciens, d’ingénieurs et de chercheurs du Laboratoire d’Astrophysique Expérimentale (LAE - Université de Montréal), du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM - OAMP, Université de Provence - CNRS) et de l’Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC) et dont je suis – toujours - le chef de projet.
La Terre, la Lune et la matière sombre
17 octobre 2008
Les lecteurs assidus de mes billets se souviendront que j'ai souvent mentioné qu'un des constituants essentiels de l'Univers serait sous forme de matière sombre. En effet, selon la plupart des modèles et des observations, la matière ordinaire (les protons, les neutrons, vous, moi, les planètes et les galaxies) ne compterait que pour environ 5% de l'Univers, la matière sombre dont la nature est encore inconnue 23%, tandis que le reste, soit 72%, serait formé d'énergie sombre (elle aussi de nature inconnue).
La nature, la quantité et les propriétés physiques de cette matière sombre semblent, à première vue, relever de la cosmologie et de la physique des particules élémentaires, deux domaines extrêmement pointus sans lien direct avec la vie de tous les jours. Or, ce n'est peut être pas tout à fait le cas... du moins selon les travaux du physicien Stephen Adler du "Institute for Advance Study" de Princeton. En effet, dans un article publié récemment (Journal of Physics, 2008, vol.41, p.412), Adler propose une solution originale à un curieux problème de navigation spatiale connu sous le nom d'anomalie de fronde ("fly-by anomaly").
La nature, la quantité et les propriétés physiques de cette matière sombre semblent, à première vue, relever de la cosmologie et de la physique des particules élémentaires, deux domaines extrêmement pointus sans lien direct avec la vie de tous les jours. Or, ce n'est peut être pas tout à fait le cas... du moins selon les travaux du physicien Stephen Adler du "Institute for Advance Study" de Princeton. En effet, dans un article publié récemment (Journal of Physics, 2008, vol.41, p.412), Adler propose une solution originale à un curieux problème de navigation spatiale connu sous le nom d'anomalie de fronde ("fly-by anomaly").


