Des chercheurs québécois photographient un système planétaire!
13 novembre 2008
Une équipe internationale à laquelle participent trois astronomes québécois (Christian Marois - Institut d'astrophysique Herzberg, David Lafrenière - U. Toronto, et René Doyon - U. de Montréal) vient d'obtenir la première image d'un système planétaire semblable au système solaire. La description de ce spectaculaire résultat fait l'objet d'une publication dans le numéro le plus récent de la revue Science (13 nov 2008).
Des lunettes pour le télescope de 4m des îles Canaries
25 octobre 2008
Pour mon premier billet, je me propose de vous faire découvrir quelques facettes de la recherche extragalactique en commençant par les outils qui me permettent de la pratiquer dans les meilleures conditions.
Au mois de juin 2007, je finalisais la construction de GHaFaS (phonétiquement « lunettes » en espagnol, pour Galaxies Halpha Fabry-Perot Spectrometer), un instrument installé au foyer du télescope William Herschel de 4,20 m qui permet notamment d’obtenir de précieuses informations sur la matière noire – d’ailleurs je préfère dire « non lumineuse » -, cette composante invisible de l’Univers.
GHaFaS a été conçu, réalisé et fabriqué par un consortium regroupant des équipes de techniciens, d’ingénieurs et de chercheurs du Laboratoire d’Astrophysique Expérimentale (LAE - Université de Montréal), du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM - OAMP, Université de Provence - CNRS) et de l’Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC) et dont je suis – toujours - le chef de projet.
Au mois de juin 2007, je finalisais la construction de GHaFaS (phonétiquement « lunettes » en espagnol, pour Galaxies Halpha Fabry-Perot Spectrometer), un instrument installé au foyer du télescope William Herschel de 4,20 m qui permet notamment d’obtenir de précieuses informations sur la matière noire – d’ailleurs je préfère dire « non lumineuse » -, cette composante invisible de l’Univers.
GHaFaS a été conçu, réalisé et fabriqué par un consortium regroupant des équipes de techniciens, d’ingénieurs et de chercheurs du Laboratoire d’Astrophysique Expérimentale (LAE - Université de Montréal), du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM - OAMP, Université de Provence - CNRS) et de l’Instituto de Astrofísica de Canarias (IAC) et dont je suis – toujours - le chef de projet.
La Terre, la Lune et la matière sombre
17 octobre 2008
Les lecteurs assidus de mes billets se souviendront que j'ai souvent mentioné qu'un des constituants essentiels de l'Univers serait sous forme de matière sombre. En effet, selon la plupart des modèles et des observations, la matière ordinaire (les protons, les neutrons, vous, moi, les planètes et les galaxies) ne compterait que pour environ 5% de l'Univers, la matière sombre dont la nature est encore inconnue 23%, tandis que le reste, soit 72%, serait formé d'énergie sombre (elle aussi de nature inconnue).
La nature, la quantité et les propriétés physiques de cette matière sombre semblent, à première vue, relever de la cosmologie et de la physique des particules élémentaires, deux domaines extrêmement pointus sans lien direct avec la vie de tous les jours. Or, ce n'est peut être pas tout à fait le cas... du moins selon les travaux du physicien Stephen Adler du "Institute for Advance Study" de Princeton. En effet, dans un article publié récemment (Journal of Physics, 2008, vol.41, p.412), Adler propose une solution originale à un curieux problème de navigation spatiale connu sous le nom d'anomalie de fronde ("fly-by anomaly").
La nature, la quantité et les propriétés physiques de cette matière sombre semblent, à première vue, relever de la cosmologie et de la physique des particules élémentaires, deux domaines extrêmement pointus sans lien direct avec la vie de tous les jours. Or, ce n'est peut être pas tout à fait le cas... du moins selon les travaux du physicien Stephen Adler du "Institute for Advance Study" de Princeton. En effet, dans un article publié récemment (Journal of Physics, 2008, vol.41, p.412), Adler propose une solution originale à un curieux problème de navigation spatiale connu sous le nom d'anomalie de fronde ("fly-by anomaly").
Une première photographie d'une planète extrasolaire ?
15 septembre 2008
C'est avec plaisir que je reviens à "Science on blogue!" pour une troisième année. J'espère que vous serez nombreux à émettre vos commentaires et à susciter une discussion.
Pour ce premier billet, je vous propose une première mondiale de la part de chercheurs canadiens. Dans un article qui paraîtra sous peu dans la revue "The Astrophysical Journal Letters", une équipe d'astronomes de l'Université de Toronto, David Lafrenière, Ray Jayawardhana et Marten van Kerkwijk, présente ce qui semble être la première image d'une planète extrasolaire au voisinnage d'une étoile de type solaire. Cette annonce spectaculaire, qui doit cependant être confirmée, ouvre une nouvelle facette de l'étude des exoplanètes.
Pour ce premier billet, je vous propose une première mondiale de la part de chercheurs canadiens. Dans un article qui paraîtra sous peu dans la revue "The Astrophysical Journal Letters", une équipe d'astronomes de l'Université de Toronto, David Lafrenière, Ray Jayawardhana et Marten van Kerkwijk, présente ce qui semble être la première image d'une planète extrasolaire au voisinnage d'une étoile de type solaire. Cette annonce spectaculaire, qui doit cependant être confirmée, ouvre une nouvelle facette de l'étude des exoplanètes.
ET et l'accordeur de piano (3)
27 juin 2008
Dans mon dernier billet, j'ai soulevé quelques questions à propos des liens qui unissent la recherche de vie extraterrestre intelligente dans notre galaxie et son développement sur notre planète. En effet, plusieurs des paramètres de la forme dite "classique" de l'équation de Drake sont si mal connus que la seule façon de les estimer est de prendre la Terre comme point de référence. Cette approche, curieusement géocentrique, s'appuie sur quelques principes de base que l'on espère fondamentaux et universels. On identifie trois principes de base. Quels sont-ils et jusqu'à quel point sont-ils valables ?
Et si leciel nous tombait sur la tête? (1)
9 juin 2008
Dans le dernier numéro d’ Atlantic Monthly, on retrouve un dossier sur les risques d’impact météoritique; dans le dernier numéro de Scientific American, on retrouve un article sur l’impact de Tunguska en 1908; et pour compléter ce tableau, l’Agence Spatiale Canadienne a annoncé qu’elle lancerait un microsatellite pour surveiller les objets passant près de la Terre NEOSSAT.
ET et l'accordeur de piano (2)
5 juin 2008
Quand on discute de la recherche de vie extraterrestre dans l'Univers, la majorité des gens pense au programme SETI (Search for ExtraTerrestrial Intelligence) dont l'objectif est de détecter des signaux émis par une civilisation extraterrestre. Ce type de recherche, en cours depuis le début des années 1960 sous divers acronymes (OZMA, CETI, SERENDIP, SETI, etc.), vise à capter des ondes électromagnétiques (ondes radios, lumière visible, etc.) dont la source est clairement d'origine artificielle. Il s'agit évidemment d'un domaine de recherche très pointu faisant partie de l'ensemble beaucoup plus vaste des recherches de formes de vie ailleurs que sur la Terre. Néanmoins, afin de connaître la probabilité qu'un projet de cette nature soit couronné de succès, il faut répondre à la question suivante:
Combien existe-t-il de civilisations extraterrestres technologiquement avancées dans notre galaxie ?
Combien existe-t-il de civilisations extraterrestres technologiquement avancées dans notre galaxie ?
ET et l'accordeur de piano (1)
28 mai 2008
Le titre de ce billet peut sembler étrange, mais il y a effectivement un lien entre la recherche de vie extraterrestre (en fait la recherche de civilisations extraterrestres technologiquement avancées) et les accordeurs de piano. La question que je vous soumet est la suivante.
Combien y-a-t'il d'accordeurs de piano dans la ville de Montréal ?
Combien y-a-t'il d'accordeurs de piano dans la ville de Montréal ?
Un autre ingrédient de base de la vie vient d'être découvert dans l'atmosphère d'une planète extrasolaire. En effet, la même équipe de chercheurs qui, l'année dernière, rapportait la découverte de molécules d'eau dans l'atmosphère d'une exoplanète connue sous le nom de HD 189733b, annonce cette fois-ci que la composition chimique de son atmosphère contient aussi du méthane.
L'équipe formée de Giovanna Tinetti de l'Agence spatiale européenne, de Mark Swain du Jet Propulsion Laboratory, de Lars Lindberg Christensen du European Southern Organization et Ray Villard du Space Telescope Science Institute, a publié un article décrivant cette découverte dans le numéro du 20 mars de la revue Nature. Compte tenu du fait qu'avec la technologie actuelle, il est extrêmement difficile d'obtenir des images des planètes extrasolaires, la mesure de la composition chimique de l'une d'entre elles est un exploit remarquable.
L'équipe formée de Giovanna Tinetti de l'Agence spatiale européenne, de Mark Swain du Jet Propulsion Laboratory, de Lars Lindberg Christensen du European Southern Organization et Ray Villard du Space Telescope Science Institute, a publié un article décrivant cette découverte dans le numéro du 20 mars de la revue Nature. Compte tenu du fait qu'avec la technologie actuelle, il est extrêmement difficile d'obtenir des images des planètes extrasolaires, la mesure de la composition chimique de l'une d'entre elles est un exploit remarquable.
Des nouvelles de WMAP et du cosmos...
19 mars 2008
Je parodie un peu le titre d'un ouvrage de Hubert Reeves afin de discuter des derniers résultats obtenus par la sonde WMAP (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe) qui, comme son nom l'indique, mesure le rayonnement micro-onde émis dans l'Univers.
L'objectif de cette sonde lancée en 2001, est de mesurer avec une précision inégalée à ce jour, le rayonnement cosmologique (fossile) émis lors du Big bang. WMAP poursuit donc les travaux entrepris avec la sonde COBE, dont les résultats ont valu le nobel de physique à George Smooth et John Mather en 2007 (voir mon billet à ce sujet).
L'objectif de cette sonde lancée en 2001, est de mesurer avec une précision inégalée à ce jour, le rayonnement cosmologique (fossile) émis lors du Big bang. WMAP poursuit donc les travaux entrepris avec la sonde COBE, dont les résultats ont valu le nobel de physique à George Smooth et John Mather en 2007 (voir mon billet à ce sujet).


