"Le jour d'après"… quand la fiction rejoint la réalité
25 avril 2008
Il y a environ 12000 ans, le retrait du glacier qui recouvrait l'Amérique du Nord a entraîné la formation d'un énorme lac glaciaire, le lac Agassiz-Ojibway, un lac imposant contenant 15 fois le volume actuel du lac Supérieur, qui s'étendait alors du Québec au Saskatchewan. Sa vidange il y a 8470 ans dans le système de la Baie d'Hudson aurait eu une incidence climatique majeure sur la déglaciation du continent américain ainsi que sur le refroidissement du continent européen. Les climatologues appellent ceci "l'événement froid à 8 200 ans", événement ayant inspiré les réalisateurs du film "Le jour d'après".
Deux chercheurs québécois, Patrick Lajeunesse, professeur au Département de géographie de l'Université Laval et Guillaume St-Onge, professeur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski, viennent de lever le voile sur les circonstances de cette catastrophique vidange.
Deux chercheurs québécois, Patrick Lajeunesse, professeur au Département de géographie de l'Université Laval et Guillaume St-Onge, professeur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski, viennent de lever le voile sur les circonstances de cette catastrophique vidange.
Sociologie, anthropologie, sciences de la nature et sciences de la santé se sont donné rendez-vous dans la revue VertigO pour traiter de questions environnementales. Des dossiers, des analyses de situations environnementales, des critiques de livres et des rapports de recherche touchant aux différentes sciences associées à l'environnement ne sont que quelques exemples de ce que l’on peut trouver dans cette revue de calibre international. On peut consulter les numéros la revue électronique des sciences de l’environnement en format HTML et PDF. La revue est produite trois fois l'an.
Sortie écolo : Le Complexe environnemental Saint-Michel
23 avril 2008
Que fait-on de vos déchets chers montréalais? Pour le savoir, rendez-vous au Complexe environnemental de Saint-Michel. Il s’agit du plus vaste projet de réhabilitation environnementale jamais entrepris par la ville de Montréal. On y traite, recycle et enfouit des matières résiduelles de la ville dans le respect de l'environnement. Ce site accueille plusieurs activités liées à l'environnement dont un centre de récupération de matières recyclables, un site de compostage de résidus verts, une centrale électrique et un site d'enfouissement. Les nombreux travaux de recherche et de développement de nouvelles technologies font du Complexe une véritable vitrine environnementale. Des visites guidées à saveur culturelle et environnementale ont lieu toutel’année. Gratuit pour les résidents de l’île de Montréal.
Si, comme moi, vous vous imaginiez qu’on venait de découvrir un immense nouveau territoire composé uniquement de déchets de plastique, vous allez être déçus. Et c’est bien là la tragédie !
Samsø : une île danoise zéro carbone
15 avril 2008
En 1997, la population de 4500 habitants de l’île de Samsø a accepté le défi du gouvernement danois de se convertir entièrement à l’énergie renouvelable en dedans de 10 ans.
Des sauterelles à la sauce soja pour réduire les GES
14 avril 2008
Quand on pense aux émissions de gaz à effet de serre (GES), on pense surtout à l’automobile et autres moyens de transport et à la consommation d’énergie des bâtiments et de l’industrie mais un peu moins au secteur agroalimentaire. Or, l’élevage de vaches, de porcs et de poulets cause d’importants dégâts à l’environnement. Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies publié en 2006, le secteur de l’élevage fait partie des 2 ou 3 problèmes environnementaux les plus sérieux auxquels nous sommes confrontés.
Les stationnements urbains ne sont pas que laids
14 avril 2008
À peu près personne ne se soucie de l’impact des stationnements en ville. Ils sont vus comme un mal nécessaire. Or, le réchauffement climatique et ses conséquences en milieu urbain tels que les îlots de chaleur risquent de nous forcer à chercher des solutions nouvelles pour contrer ce phénomène. Une des façons de lutter contre les îlots de chaleur consiste à revoir notre façon d’aménager les terrains de stationnement qui, à Montréal, occupent une superficie d’environ 10% du territoire.
Les biocarburants : une solution envisageable ?
13 avril 2008
L’utilisation des biocarburants pour remplacer les carburants d’origine fossile (pétrole et gaz) dans le but de réduire la production de gaz à effet de serre (GES) et lutter contre le réchauffement climatique perd de plus en plus de son attrait. Les protestations qui ont eu lieu dernièrement, notamment à Haïti et dans certains pays d’Afrique, contre l’augmentation en flèche du prix du maïs, du blé et autres denrées de base risquent de se multiplier. Des pays qui prévoyaient l’inclusion d’un pourcentage de plus en plus élevé d’éthanol dans les carburants commencent à changer d’idée.
Un hivernage qui rapporte gros ...
10 avril 2008
Outre la réalisation de magnifiques images de l'Antarctique et la volonté évidente de nous sensibiliser aux conséquences du réchauffement climatique, l'expédition hivernale du SEDNA IV dans les glaces du " Dernier Continent" (film présenté par J. Lemire) n'a pas fini de nous étonner et de nous en apprendre.
De plus en plus de scientifiques réputés tels James Lovelock qui a conçu la théorie de Gaïa, et d’environnementalistes notoires tels Patrick Moore, le co-fondateur de Greenpeace, croient qu’une grande partie de la solution au réchauffement climatique se trouve dans l’énergie nucléaire.
Le nucléaire, une énergie "propre"?
8 avril 2008
Écrit par : Jeremie Escallier
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Contrairement à ce qui est souvent dit, les centrales nucléaires, dans des conditions normales d'exploitation, produisent plus proprement que d'autres types de centrales ; ainsi, alors que la production d'un kWh nucléaire se traduit par le rejet de 25 g de gaz à effet de serre, la production du même kWh à partir de gaz dégage de 450 à 650 g; et à partir du charbon de 650 à 1250 g. Selon EDF, l'ensemble des réacteurs évite ainsi l'émission de 310 à 345 millions de tonnes de CO2 par an, d'où une "facture carbonique" divisée par deux en France.
Les émissions radioactives, sous forme gazeuse ou liquide, sont de plus généralement considérées comme minimales aux abords d'une centrale en fonctionnement normal. En termes de santé publique, il convient ainsi de reconnapitre que la charbon et le gaz sont nettement plus dangereux que le nucléaire : un décompte des décès lors des accidents industriels établit, en effet, qu'entre 1970 et 1992 le pétrole a provoqué environ 10 000 morts (en 295 accidents), le charbon 6 000 morts (en 88 accidents), l'hydroélectrique 4 000 morts (en 13 accidents), le gaz naturel 1 200 morts (en 88 accidents) et, enfin, le nucléaire 31 morts (à Tchernobyl). ces chiffres qui ne tiennent comptes que des décès consécutifs aux accidents, doivent cependant être majorés des effets à long terme ; en ce domaine, on estime que les rejets de Tchernobyl provoqueront 3 500 décès par cancer dans les cinquante ans à venir, et que la pollution insidieuse des centrales nucléaires françaises pourrait déclencher entre 10 et 100 cancers par an (à comparer aux 5 000 cancers induits par les examens radiologiques, et aux 6 000 à 7 000 provenant de la radioactivité naturelle).
Outre ces sources de pollution il conviendrait également de prendre en compte le stockage des déchets, dont les risques sur l'environnement immédiat et la santé des générations futures sont difficiles à évaluer.
Les émissions radioactives, sous forme gazeuse ou liquide, sont de plus généralement considérées comme minimales aux abords d'une centrale en fonctionnement normal. En termes de santé publique, il convient ainsi de reconnapitre que la charbon et le gaz sont nettement plus dangereux que le nucléaire : un décompte des décès lors des accidents industriels établit, en effet, qu'entre 1970 et 1992 le pétrole a provoqué environ 10 000 morts (en 295 accidents), le charbon 6 000 morts (en 88 accidents), l'hydroélectrique 4 000 morts (en 13 accidents), le gaz naturel 1 200 morts (en 88 accidents) et, enfin, le nucléaire 31 morts (à Tchernobyl). ces chiffres qui ne tiennent comptes que des décès consécutifs aux accidents, doivent cependant être majorés des effets à long terme ; en ce domaine, on estime que les rejets de Tchernobyl provoqueront 3 500 décès par cancer dans les cinquante ans à venir, et que la pollution insidieuse des centrales nucléaires françaises pourrait déclencher entre 10 et 100 cancers par an (à comparer aux 5 000 cancers induits par les examens radiologiques, et aux 6 000 à 7 000 provenant de la radioactivité naturelle).
Outre ces sources de pollution il conviendrait également de prendre en compte le stockage des déchets, dont les risques sur l'environnement immédiat et la santé des générations futures sont difficiles à évaluer.
L'éco-taxe peut-elle sauver la panète?
8 avril 2008
En 1991, soit un an avant que ne se tienne l'important sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, la France avait soutenu, dans le cadre des institutions européennes, l'idée de l'instauration d'une nouvelle taxe mixte sur le carbone et sur l'énergie afon de réduire une partie de l'émission de gaz à effet de serre.
Cette technique consistait à taxer l'utilisation des produits générateurs de gaz à effet de serre, de sorte que les utilisateurs soient incités à réduire leur utilisation. Concrètement, en frappant surtout les combustibles fossiles qui ont la plus forte intensité de carbone par unité d'énergie, cette taxe conduirait à une augmentation de prix en pourcentage ralativement plus forte pour le charbon que pour les autres combustibles (pétrole et gaz naturel), parce que le charbon n'a pas seulement la plus forte intensité de carbone par unité d'énergie, mais aussi parce qu'il est meilleur marché. Par exemple, une taxe de 50 dollars par tonne de carbone en Europe de l'Ouest entraînerait une hausse moyenne de prix pour l'utilisateur final de 35 % pour le charbon, de 8% pour le gaz naturel à l'usage domestique et 5% pour l'essence ; en revanche, l'augmentation aux Etats-Unis serait de 90% pour le charbon, 13% pour le gaz naturel et 12% pour l'essence.
L'éco-taxe présentait au moins deux avantages substantiels:
- elle apparaisait, d'une part, comme un facteur d'efficacité économique dans le choix des moyens les moins coûteux pour contenir un emploi de l'énergie fossile, principale source de gaz carbonique ; une taxe de ce type constitue en fait un moyen économique de réduire la pollution, parce que seuls les pollueurs qui peuvent réduire leur action polluante à peu de frais choisiront de polluer moins, alors que ceux pour qui l'opération serait plus coûteuse préféreront payer la taxe.
- elle rendrait, d'autre part, également possible la réalisation de redéploiements fiscaux, laissés à l'appréciation des gouvernements, à travers lesquels les prélèvements supplémentaires résultant de la nouvelle taxe seraient compensés par la réduction d'autres impôts et charges collectives dont les effets économiques sont négatifs ou distorsifs (ce nouveau prélèvement est en effet conçu pour être neutre sur le terrain budgétaire).
Mais l'éco-taxe a, en fait, trois inconvénients:
- elle agit dans une économie de marché sur les prix (via les taxes) et ne permet pas de savoir quelle incidence elle aura sur les quantités, parce que personne ne sait à l'avance quelle sera la réponse effective des utilisateurs.
- une taxe sur les énergies n'a de portée réelle que si elle s'applique à tous - ce qui suppose que les gouvernements aient le courage politique d'affronter de puissantes oppositions, nationales et internationales -, et si elle est conçue, non comme une fin, mais comme le moyen de financer une politique vlontariste de réforme.
- de plus, de nombreux secteurs industriels, y compris français, grands consommateurs d'énergie (ciment, chimie, sidérurgie...), sont très histiles à ce projet.
Finalement, les pays membres de l'OCDE n'ont pas voulu de cette taxe et le projet de directive européenne fut finalement retiré par la Commission. Avis aux solutions...
Cette technique consistait à taxer l'utilisation des produits générateurs de gaz à effet de serre, de sorte que les utilisateurs soient incités à réduire leur utilisation. Concrètement, en frappant surtout les combustibles fossiles qui ont la plus forte intensité de carbone par unité d'énergie, cette taxe conduirait à une augmentation de prix en pourcentage ralativement plus forte pour le charbon que pour les autres combustibles (pétrole et gaz naturel), parce que le charbon n'a pas seulement la plus forte intensité de carbone par unité d'énergie, mais aussi parce qu'il est meilleur marché. Par exemple, une taxe de 50 dollars par tonne de carbone en Europe de l'Ouest entraînerait une hausse moyenne de prix pour l'utilisateur final de 35 % pour le charbon, de 8% pour le gaz naturel à l'usage domestique et 5% pour l'essence ; en revanche, l'augmentation aux Etats-Unis serait de 90% pour le charbon, 13% pour le gaz naturel et 12% pour l'essence.
L'éco-taxe présentait au moins deux avantages substantiels:
- elle apparaisait, d'une part, comme un facteur d'efficacité économique dans le choix des moyens les moins coûteux pour contenir un emploi de l'énergie fossile, principale source de gaz carbonique ; une taxe de ce type constitue en fait un moyen économique de réduire la pollution, parce que seuls les pollueurs qui peuvent réduire leur action polluante à peu de frais choisiront de polluer moins, alors que ceux pour qui l'opération serait plus coûteuse préféreront payer la taxe.
- elle rendrait, d'autre part, également possible la réalisation de redéploiements fiscaux, laissés à l'appréciation des gouvernements, à travers lesquels les prélèvements supplémentaires résultant de la nouvelle taxe seraient compensés par la réduction d'autres impôts et charges collectives dont les effets économiques sont négatifs ou distorsifs (ce nouveau prélèvement est en effet conçu pour être neutre sur le terrain budgétaire).
Mais l'éco-taxe a, en fait, trois inconvénients:
- elle agit dans une économie de marché sur les prix (via les taxes) et ne permet pas de savoir quelle incidence elle aura sur les quantités, parce que personne ne sait à l'avance quelle sera la réponse effective des utilisateurs.
- une taxe sur les énergies n'a de portée réelle que si elle s'applique à tous - ce qui suppose que les gouvernements aient le courage politique d'affronter de puissantes oppositions, nationales et internationales -, et si elle est conçue, non comme une fin, mais comme le moyen de financer une politique vlontariste de réforme.
- de plus, de nombreux secteurs industriels, y compris français, grands consommateurs d'énergie (ciment, chimie, sidérurgie...), sont très histiles à ce projet.
Finalement, les pays membres de l'OCDE n'ont pas voulu de cette taxe et le projet de directive européenne fut finalement retiré par la Commission. Avis aux solutions...
L'eau propre deviendrait-elle un bien rare?
8 avril 2008
Dans la majorité des pays, les réseaux d'égouts, les structures d'épuration n'existent pas et le traitement des déchets n'a pas cours. Même dans les pays développés, l'épuration des eaux domestiques n'est pas généralisée. L'OCDE a montré que la mauvaise qualité de l'eau cause 25 000 décès par jour et environ 1.7 milliard de personnes (soiit près d'un tiers de la population mondiale) n'ont pas accès à l'eau potable. l'insuffisance des équipements d'assainissement explique en grande partie les taux élevés de contamination microbienne de l'eau de boisson. Les maladies transmises par l'eau demeurent la première cause de maladie et de mortalité humaines dans le monde, les plus touchés étant les enfants et les pauvres.
On mesure mieux aujourd'hui la nécessité de préserver la propreté de l'eau en prenant conscience de sa rareté. L'homme a toujours tenu l'eau pour une ressource éternellement abondante, puisque le cycle de l'eau est pêrpétuel. Pourtant, les réserves en eau douce ne représentent que 2 à 3% de l'eau qui coule à la surface de la planète. On estime à l'heure actuelle que 28 pays, représentant une population de 340 millions d'habitants, souffrent de manque d'eau (c'est-à-dire qu'ils disposent de moins de 1000 m3 de ressources d'eau renouvables par an et par personne). D'ici à 2025, il y aura entre 46 et 52 pays dans ce cas, ce qui représentera une population totale d'environ 3 milliards d'habitants. En 2025, l'Inde pourrait se retrouver en situation de "stress hydrique", situation définie comme un approvisionnement en eau douce renouvable de 1 000 à 1 7000 m3 par personne et par an, et la Chine risquerait de basculer dans cette catégorie, des pénuries importantes se produisant déjà dans certaines grandes villes.
Outre l'agriculture, qui entre pour plus de 70% dans la consommation mondiale d'eau, les pressions exercées par la poussée démographique, l'urbanisation et l'industrialisation contribuent à faire de l'eau un bien rare. L'accès à l'eau pourrait devenir l'une des sources principales de tension entre les pays au siècle prochain ; c'est d'ailleurs déjà le cas au Proche-Orient et en Asie du Sud.
On mesure mieux aujourd'hui la nécessité de préserver la propreté de l'eau en prenant conscience de sa rareté. L'homme a toujours tenu l'eau pour une ressource éternellement abondante, puisque le cycle de l'eau est pêrpétuel. Pourtant, les réserves en eau douce ne représentent que 2 à 3% de l'eau qui coule à la surface de la planète. On estime à l'heure actuelle que 28 pays, représentant une population de 340 millions d'habitants, souffrent de manque d'eau (c'est-à-dire qu'ils disposent de moins de 1000 m3 de ressources d'eau renouvables par an et par personne). D'ici à 2025, il y aura entre 46 et 52 pays dans ce cas, ce qui représentera une population totale d'environ 3 milliards d'habitants. En 2025, l'Inde pourrait se retrouver en situation de "stress hydrique", situation définie comme un approvisionnement en eau douce renouvable de 1 000 à 1 7000 m3 par personne et par an, et la Chine risquerait de basculer dans cette catégorie, des pénuries importantes se produisant déjà dans certaines grandes villes.
Outre l'agriculture, qui entre pour plus de 70% dans la consommation mondiale d'eau, les pressions exercées par la poussée démographique, l'urbanisation et l'industrialisation contribuent à faire de l'eau un bien rare. L'accès à l'eau pourrait devenir l'une des sources principales de tension entre les pays au siècle prochain ; c'est d'ailleurs déjà le cas au Proche-Orient et en Asie du Sud.


